« Est-il souhaitable qu’une grande proportion des salariés se voient attribuer des instruments financiers ouvrant l’accès au capital de leurs entreprises, et surtout l’opportunité de réaliser des plus-values, lorsque les actions sous-jacentes ont pris de la valeur ? »
A mon avis, non.
Tout d’abord, un système d’incitation n’est incitatif que quand le destinataire a une prise réelle sur les événements. Une « grande proportion de salariés » concernés par l’actionnariat est une utopie.
Mais même si on limite la destination aux seuls vrais décideurs, ils travaillent dans un environnement macroéconomique qu’ils ne contrôlent pas. A la rigueur, il serait possible de « récompenser » la performance de l’entreprise relativement à la moyenne de son secteur. Ou mieux encore par rapport à des objectifs librement négociés entre parties prenantes.
Cela existe déjà. Ca s’appelle un salaire « variable » en fonction d’objectifs individualisés. Ca ne pose aucun problème juridique. C’est modulable en fonction du rôle de chacun. Ce n’est pas la « faute de Bercy » si ce n’est pas beaucoup utilisé. Plutôt celle du management qui a souvent du mal à définir des objectifs clairs et mesurables.
Pourquoi faire simple quand on peut faire idéologique ?