@Fergus
Alors là, il va vous falloir des sources solides, parce que ça me semble sortir d’un univers parallèle.
La politique intérieure russe, avant même les évènement de 2014 en Ukraine, a été et est toujours de défendre les minorités nationales et l’égalité des citoyens faisant partie de ce qui est appelé le « monde russe », c’est à dire toutes les composantes nationales et religieuses de la Russie multiethnique. Et cela est très largement soutenu par l’opinion publique, qui voit parfaitement à quoi mène les divisions ethniques dont la politique ukrainienne a été un parfait exemple à ne pas suivre. C’est d’autant plus facile que la Russie reste un peu culturellement héritière de l’URSS multiethnique et (officiellement...) fière de l’être.
C’est assez logique et cohérent, toute autres politique intérieure opposée à celle-ci serait véritablement suicidaire pour un pays comme la Russie. Et, comme je l’ai déjà mentionné, c’est cette voie opposée qu’a choisi l’Ukraine (ou du moins que ses « sponsors » occidentaux l’ont fait choisir), et on voit (et les Russes voient) où ça l’a menée.
C’est peut-être ce que vous appelez le « néo-nationalisme russe ». Étrange nationalisme, qui exalte la beauté et la diversité de la Russie, sans cité aucun ennemi, intérieur ou extérieur, à part... les nazis, puisque ce « néo nationalisme » s’appuie aussi sur le souvenir de la « Grande Guerre Patriotique ». Et pas si « néo » que ça d’ailleurs, puisque j’ai déjà eu l’occasion d’écrire qu’il s’agit d’un héritage culturel direct de l’URSS dans lequel les Russes se sont facilement reconnus depuis plusieurs décennies.
Ceux qui s’opposent politiquement à cette vision d’une Russie multiethnique, égalitaire et unie, ont des problèmes. Et ce sont, bien sûr, des politiciens d’extrême droite, comme l’était Navalny (grand contempteurs des Caucasiens et autres minorités ethnique selon lui à l’origine de toutes les dérives criminelles). Ou bien entendu des nazis, quand on les trouve parce que forcément, en Russie, il ne fait pas bon pour eux faire son « coming out »...
Et vous bottez en touche en racontant n’importe quoi, car je vous mets au défi de montrer la moindre preuve de ce que vous affirmez.
Et que par contre, des manifs de nazis en Estonie et en Lettonie sans que la police ou la justice lève le petit doigt, je peux vous en trouver. Et des monuments et des discours officiels à la gloire de Bandera et Choukhevitch en Ukraine, des brouettes entières, sans problèmes. Fastoche, c’est omniprésent.