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Commentaire de Antenor

sur Bibracte ! Chalon-sur-Saône : sa tour antique, sa cathédrale. Il faut arrêter de mentir aux Français !


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Antenor Antenor 14 février 2025 22:30

@ Emile

Vous avez sûrement raison en ce qui concerne les Ambarri du Livre I et les Ambivareti du Livre VII de la Guerre des Gaules, il s’agit bien du même peuple. Les monnaies montrent que les transcriptions des noms gaulois dans les textes latins étaient parfois approximatives. Si on remonte aux diocèses gallo-romains héritiers des cités gauloises, on constate qu’il n’y a pas plus de place pour les Ambivareti dans le Nivernais que dans le Bourbonnais.

Cette région était à la jonction des diocèses de Clermont (Arvernes), Autun (Eduens), Bourges (Bituriges), et Auxerre (Aulerques Brannovices). Le Mont-Beuvray était sans doute à l’origine un poste frontière des Aulerques Brannovices (capitale militaire à Lormes ?) surveillant la vallée de l’Arroux. Les Arvernes s’en empare, il devient Gorgobina, la petite Gergovie. Les Eduens la récupère, elle devient la Montagne de Bibracte dans le sens où elle dépendait de Bibracte.

Cette logique « diocésaine » donne un résultat particulièrement convaincant chez les Ségusiaves avec la capitale militaire centrale à Donzy (commune de Salt-en-Donzy) juste à côté de l’omphalos de Feurs. Et non pas deux pagus autonomes de chaque côté de la Loire comme je le pensais jusqu’ici.

Ce sont bien les cités gauloises qui formaient un tout cohérent et les pagus n’en étaient que des subdivisions aux contours fréquemment redessinés et dont les grandes seigneuries médiévales étaient les lointaines descendantes. Au Moyen-Age, on aurait pu dire par anachronisme que le territoire ségusiave se partageait entre les quatre principaux « pagus » du Forez, de Lyon, de Beaujeu et de Savigny.


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