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Antenor

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Terrien français né au milieu des années quatre-vingt. Passionné par l'histoire ancienne et la géographie humaine.

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Derniers commentaires



  • Antenor Antenor 1er août 14:44

    @ Emile

    Dans l’évangile de Jean, la présence de Marie-Cleopas au pied de la croix et au sujet de laquelle il est précisé qu’elle est la soeur de la mère de Jésus indique que ce texte s’adresse autant à la diaspora qu’à la Judée. Isidore de Séville affirme que Philippe a prêché en Gaule. Si cela est juste, cela signifie que l’Evangile de Jean a été le premier diffusé dans nos contrées et à une date très ancienne.

    Dans l’évangile de Luc, l’auteur essaie de récupérer Cleopas à travers la vision d’Emmaüs. Cela est à mettre en parallèle avec le voyage de Luc en Gaule évoqué par Epiphane de Salamine. L’évangile de Marc ayant ignoré la diaspora, Luc tente de rattraper l’affaire pour ne pas laisser les Juifs et Craignant-Dieu hors de Judée uniquement avec l’Evangile de Jean.

    Dans un troisième temps, le Pape Clément envoie des évangélisateurs depuis Rome qui devaient logiquement propager l’Evangile de Matthieu destiné à clore les polémiques entre les trois évangiles précédents.

    On peut se demander si le principal rôle de la « christianisation » de la Gaule à partir de l’époque de Constantin, outre sa lutte contre la paganisme, n’a pas été essentiellement de tenter de réduire l’importance de l’Evangile de Jean au profit de celui de Matthieu.



  • Antenor Antenor 25 juin 14:59

    @ Emile

    J’ai relu votre article et nos échanges sur le char de Monteleone que vous attribuez aux Gaulois plutôt qu’aux Etrusques et une évidence m’a sauté aux yeux :

    L’énorme profusion d’objets dits étrusques aux quatre coins de la Méditerranée Occidentale est totalement invraisemblable comparée à la grande rareté d’objets dits puniques.

    Cette situation fait écho à celle des bâtiments en pierres assemblées au mortier de chaux des villes phéniciennes systématiquement attribués aux Romains.

    Les vestiges puniques n’ont absolument pas disparu ; les archéologues se sont simplement complètement égarés en attribuant leurs bâtiments aux Romains et leurs objets aux Etrusques. Ces deux derniers peuples, tout comme les Gaulois, ont imité les Puniques. D’où la confusion renforcée par les sources littéraires exclusivement romaines. La voilà l’Atlantide Carthaginoise qui peu à peu refait surface. Mortier de chaux et tombes à char nous viennent de Chypre / Alasia.



  • Antenor Antenor 15 mai 19:08

    @ Emile

    Le problème de la localisation de Bibracte est politique depuis le début. Quand au 16ème siècle, les érudits ont commencé à publier des ouvrages sur l’Antiquité, le Charolais était une place forte de l’Empire Romain Germanique. Il était difficile d’y placer la citadelle éduenne sans risquer de déplaire fortement au souverain français revendiquant l’héritage gaulois. Au 19ème siècle, c’est peut-être la proximité de Paray-le-Monial et toute la mythologie monarchiste liée à l’endroit qui aura rebuté Napoléon III. Paradoxalement, c’est le faible rôle historique du Mont-Beuvray qui l’a rendu attractif.

    Je suis plus perplexe sur la question de Gergovie et notamment sa localisation à Merdogne par Simeoni. Quand on y réfléchit, la proximité entre Merdogne et Le Crest est quand même assez incroyable pour que cela ne soit pas suspect. Simeoni se serait trompé volontairement mais pour quelle raison ? Question de prestige dans le conflit d’héritage opposant Guillaume Duprat, protecteur de Simeoni et Catherine de Medicis ?



  • Antenor Antenor 9 mai 21:07

    Les vestiges significatifs découverts au gué de La Benne La Faux plaident effectivement en faveur d’une localisation de l’acropole de Cabillo sur les hauteurs de Taisey. La configuration est proche de celle de Lyon avec la plaine de Vaise et la colline de Fourvière. Si c’est le cas, il doit se trouver des vestiges assez considérables à Taizey comme un amphithéâtre, des temples, forum, entrepôts etc... Les archéologues seraient bien inspirés de s’intéresser au lieu d’autant qu’il est un peu plus accessible que la plupart des centres urbains équivalents, la ville de Chalon ayant « glissé » beaucoup plus que d’autres. Les vestiges découverts à Vienne donnent une idée de ce qu’on pourrait trouver à Chalon.

    https://www.persee.fr/doc/sracf_1159-7151_2009_act_35_1_1417

    En ce concerne la période « héroïque », il est difficile de se prononcer sur l’identification des quelques noms de villes donnés par les auteurs antiques. On peut tout de même remarquer que le Languedoc possède quelques toponymes qui donnent à réfléchir :

    Pyrene : Perpignan ?

    Nuerax : Narbonne ?

    Alésia : Alès ?

    Sète : ancienne colonie de Cition / Céto (monstre marin de la mythologie grecque qui enfante les Gorgones) ?

    Le nom des premiers habitants connus de la région, les Elysiques, sonne très phénicien (Elissa / Didon) et rappelle celui d’Alésia. En concurrence avec une Provence gréco-ligure, il a pu se développer un Languedoc puniquo-celtique essaimant ensuite à travers toute la Gaule avant de se retourner contre Marseille. Les trois Gorgones correspondraient aux trois Gaules.

    Remarque annexe : comme à Chalon, on retrouve le triple cercle sur le blason auvergnat. Ne serait-ce pas dans les deux cas une revendication symbolique de l’héritage atlante à travers l’image de la triple enceinte ?



  • Antenor Antenor 24 février 21:28

    Antiquités Judaïques XIV.VIII :

    "Cependant les Juifs habitant le territoire dit d’Onias voulurent empêcher Antipater et Mithridate de rejoindre César. Antipater arriva à les persuader de se rallier à la cause de l’envahisseur, à l’exemple de leurs compatriotes."

    Intéressant de constater que les partisans de la dynastie légitimiste étaient au départ défavorables à César. Manifestement, le saccage du Temple de Jérusalem par Pompée ne les a guère ému. Ce qui est une nouvelle preuve de leur lien avec les textes de Qumran et les Esséniens.

    Le succès des armes de César est sans doute aussi dû au fait que des Gaulois/Galates étaient présents dans les trois armées alliées romaine, juive et de Pergame, facilitant la coopération entre les forces.

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