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Antenor

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Terrien français né au milieu des années quatre-vingt. Passionné par l'histoire ancienne et la géographie humaine.

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Derniers commentaires



  • Antenor Antenor 12 octobre 23:53

    @ Emile

    Sacrifice d’Isaac pour les uns et d’Ismaël pour les autres... N’oublions pas que nous sommes en Espagne. Le concepteur de ce tympan a peut-être cherché à faire valoir la version qu’il pense être la bonne (judéo-chrétienne manifestement) par l’ajout de personnages dont le rôle explicatif nous échappe aujourd’hui. Peut-être est-ce aussi un rappel à l’ordre face à la persistance des sacrifices humains (Wisigoths ?)



  • Antenor Antenor 12 octobre 21:28

    @ JBL 1960

    De votre lien sur Jean-Paul Demoule, je retiens surtout cela :

    “Les archéologues ne sont donc pas seulement là pour fouiller le sol… Ils ont aussi la charge de dénoncer les manipulations de l’histoire.”,

    Cette phrase résume tout le problème actuel. Une partie des archéologues dépasse son domaine et s’imagine être au-dessus de tout le monde. Ils veulent faire œuvre d’historiens mais sans l’assumer par peur de la contradiction. Comme si être archéologue donnait une autorité supérieure sur tout le reste des sciences historiques. En l’occurrence, les manipulateurs ce sont eux. Je ne veux pas généraliser mais actuellement ce sont ces archéologues qui sont aux manettes et donnent une sale image de leur profession.

    En quoi être archéologue donne-il des compétences sur la localisation des capitales gauloises ? Tout le monde a accès à leurs rapports de fouilles ! Découvrir des vestiges est une chose, les interpréter correctement en est une autre. Les arguments d’autorité ne servent qu’à masquer l’absence d’arguments.

    @ Emile

    Il faut rendre à Pharaon ce qui est à Pharaon. Les plus anciens témoignages archéologiques sur le jugement dernier nous viennent des pyramides bien avant qu’Abraham ne mette les pieds en Egypte.

    J’ai du mal à vous suivre concernant San Isidoro. La scène fait clairement penser au sacrifice d’Isaac, pourquoi ne l’attribuez-vous pas aussi aux Esséniens ?

    Toute la question étant de savoir de quel genre d’Esséniens, il s’agit...



  • Antenor Antenor 8 septembre 20:29

    Le peu de vestiges antiques connus à Chalon s’explique surtout par le fait qu’ici comme dans les autres grandes villes, ils sont recouverts par des constructions plus récentes. Même à Lyon, on est réduit aux hypothèses quant à la localisation exacte des arènes (à ne pas confondre avec les théâtres de Fourvière et le sanctuaire des Gaules de la Croix-Rousse). Autun est une exception dans ce domaine. Le contour de la ville antique est beaucoup plus vaste que celles qui lui ont succédées. Ajouter à cela qu’on peut difficilement mener en ville des campagnes de fouilles comme à Corent, Mont-Beuvray, Merdogne...

    A Amboise, on a l’exemple d’une ville qui semble « glisser » au fil du temps depuis les hauteurs jusqu’aux rives de la Loire. Ce qui me pose question à Chalon, c’est la distance relativement importante, 3 km avec Taisey. Je me demande s’il ne faut pas plutôt chercher l’origine de la ville sur l’île Saint-Laurent à l’image de l’île de la Cité à Paris. Le château de Taisey me donne plutôt l’impression d’être l’équivalent du château de Vincennes.



  • Antenor Antenor 4 septembre 19:12

    @ Emile

    En clair, cette sculpture suggèrerait la conversion de Titus au Christianisme (via Bérénice ?) pendant le siège de Jérusalem ? En tout cas, il ne s’agit pas d’un messie guerrier.

    Voyez Poussin représentant Titus sur un cheval blanc à l’image du « sauveur » de l’Apocalypse.

    Cette sculpture n’est pas forcément très ancienne. De tout temps intellectuels et artistes se sont posés des questions. Et cela a dû aller en augmentant à partir de l’invention de l’imprimerie qui a rendu la lecture de la Bible et des auteurs latins accessible à toutes les personnes lettrées.



  • Antenor Antenor 1er septembre 23:38

    Depuis des années et même des décennies, les archéologues et historiens insistent sur le fait que la Gaule étaient divisée en cités rivales. Paradoxalement, ils ont tendance à présenter ces cités comme des ensembles homogènes et harmonieux au point que le mot « peuple » (arverne, éduen, biturige) est fréquemment employé. Parler de peuple auvergnat, bourguignon ou berrichon n’ayant déjà aucun sens au Moyen-âge, il en avait encore moins à l’époque gauloise. Ces cités n’étaient que des échelons d’une pyramide féodale dont la Gaule et son assemblée constituait le sommet. Au sein de ces cités, on peut deviner que la concurrence faisait rage et qu’il était vital pour les clans aristocratiques de choisir avec soin l’emplacement de leurs villes et forteresses.

    Non seulement le choix d’un lieu comme le Mont-Beuvray paraît aberrant, mais cette idée est renforcée par la faible durée d’occupation du site. Alors que les autres peuples construisaient leurs villes (Besançon, Bourges, Orléans) en des endroits adéquats et toujours occupés de nos jours ; les Eduens, pourtant au sommet de la pyramide féodale gauloise, auraient été plus bêtes que les autres et auraient eu besoin des Romains pour leur montrer que le site d’Autun était mieux adapté. Alors même que Chalon et Mâcon existaient déjà... tout cela ne tient pas debout.

    A l’extrême rigueur, on pourrait situer Bibracte au Mont-Beuvray à condition de n’y voir qu’une capitale politico-religieuse et non une ville commerçante ni même une citadelle. Mais cela me semble extrêmement douteux car on se trouve très éloigné de la Sâone et pas du tout au centre de gravité de la région. Le Mont-Saint-Vincent, bien mieux situé, présente un sommet relativement large ; il peut donc avoir accueilli un amphithéâtre sénatorial sans problème. Au Crest / Gergovie, l’éperon étroit a obligé les Arvernes à aller construire leur lieu d’assemblée un peu plus loin sur le plateau de Corent. A Alésia, on trouve une situation intermédiaire : la citadelle et la petite ville se trouvent toutes les deux sur le Mont-Auxois mais séparées de quelques hectomètres pour des raisons défensives.

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