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Terrien français né au milieu des années quatre-vingt. Passionné par l'histoire ancienne et la géographie humaine.

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  • Antenor Antenor 1er août 14:15

    Hypothèse :

    Dans les trois evangiles synoptiques, les femmes/populations galiléennes observent la crucifixion de loin parce qu’elle a lieu à Jérusalem en Judée. La galiléenne Marie de Magdala n’arrive au tombeau qu’accompagnée par une autre Marie, sans doute celle de Bethanie, village de Judée situé au pied de Jérusalem ; parce qu’elle connaît mal les lieux.

    Dans l’évangile de Jean, les Maries/populations galiléennes se tiennent au pied de la croix parce que la crucifixion a eu lieu à Tibériade en Galilée. Marie de Magdala arrive seule la première au tombeau parce que Magdala se situe juste à côté de Tibériade.

    Pour Cléophas, il faut sans doute chercher une connection égyptienne entre la Gaule et la Judée via les mercenaires gaulois qui y ont transité pendant des décennies.



  • Antenor Antenor 4 juillet 21:05

    @ Emile

    Au sujet du mur en pierre sèches d’Alésia décrit par César (7.69). Les archéologues le situent au levant du Mont-Auxois et vous le situez au levant des camps romains de la plaine des Laumes donc à l’Ouest du Mont Auxois. On peut envisager une troisième solution.

    Étant donné que vous considérez que l’oppidum d’Alésia ne désigne que la partie la plus massivement fortifiée à la pointe occidentale du Mont-Auxois ; le mur de pierres sèches dont on a retrouvé les traces sur le contours du Mont-Auxois et qui semble le ceinturer se trouve donc au Levant par rapport à l’oppidum. Ce pourrait donc être ce vaste mur d’enceinte d’« enclos-refuge » sans doute précédé d’un fossé qui est décrit par César.

    La seule difficulté est l’urbs qui est évoquée juste avant le mur en pierre sèches. Peut-être faut-il la situer immédiatement à côté de l’oppidum dans une situation similaire à celle du Crest ?



  • Antenor Antenor 14 juin 13:51

    @Tinucciu

    Voyez le livre 1.38 de la Guerre des Gaules. L’actuelle colline de la citadelle de Besançon est décrite ainsi : « mons continet magna altitudine ». La traduction par « haute montagne » est donc erronée. Il est possible qu’il y ait eu un refuge-enclos au Vigeral et aussi aux Côtes de Clermont. Nous connaissons trop mal ces sites pour avoir un avis définitif. Cependant ces refuges-enclos sont à considérer comme des dépendances des citadelles. Les citadelles ont de petites superficies car leur fonction est de bloquer un maximun d’attaquants avec un minimum de défenseurs.

    Pour bien comprendre la citadelle du Crest, je vous invite à la comparer à celle d’Alise-Sainte-Reine. Vous verrez comme la configuration des lieux est similaire. Dans les deux cas, il ne s’agit pas de l’endroit le plus élevé de la région mais de celui d’où les occupants peuvent « bondir » sur un maximun de hauteurs environnantes dans toutes les directions et ainsi quadriller de la manière la plus efficace la région alentour. L’idée principale à retenir est que ce type de site est tellement important qu’il a été forcément occupé par des oligarques de premier plan jusqu’à l’époque moderne. Le Crest et Alise entrent tout à fait dans ce cadre.

    À Alise, la grande superficie du Mont-Auxois a permis que le refuge-enclos soit directement adjacent à la citadelle. Au Crest, l’étroitesse de la montagne de la Serre a fait que le refuges-enclos a été placé à Merdogne et pourquoi pas aussi au Vigeral si cela se vérifie. Corent a pu également en faire office mais les fonctions de ce site semblent plus diverses. Les agglomérations commerçantes arvernes de vaste superficie, il faut les chercher dans le bassin de Clermont.



  • Antenor Antenor 12 juin 21:54

    @ Emile

    On constate surtout à la page 14 du dossier qu’il est évident que le critère d’absence urbanisation actuelle de ces sites (Merdogne, Corent) est le fondement du projet de classement. En ces lieux déserts, les archéologues n’embêtent personne et personne ne vient les embêter. Ils sont contents, les élus sont contents, tout le monde est content. Bien évidemment, ce n’est pas de la science mais de la politique.

    Un article de synthèse très intéressant sur les sites fortifiés de grande superficie tel Merdogne et le Mont-Beuvray (et sans doute Corent).

    https://journals.openedition.org/pallas/8249

    La mise en parallèle des textes antiques évoquant les premières incursions germaniques vers -100 et l’apparition simultanée de ces vastes enclos fortifiés est plutôt convaincante. Le seul bémol à y apporter mais il est de taille, est que l’auteur ne tient précisément pas compte des sites actuellement urbanisés tel Le Crest ou Clermont pour le cas auvergnat qui nous préoccupe. Sinon, il se rendrait compte que la faible urbanisation de la Gaule a fait que contrairement aux exemples grecs qu’il met en avant ; les Gaulois ont choisi le plus souvent de créer ces enclos-refuges à proximité des capitales militaires au lieu des villes commerçantes.

    Ce n’est pas un hasard si c’est dans le Morvan ou dans le Limousin que ces sites atteignent les superficies les plus grandes. C’est précisément parce que ces régions étaient et demeurent faiblement urbanisées. Au contraire, dans les régions de Bourges et de Chalon, on ne retrouve pas ce type de site parce que ces villes étaient sans doute déjà assez développées pour assurer leur propre défense et accueillir les populations environnantes en cas de danger. Quand le Mont-Beuvray est abandonné, Autun prend le relais avec une enceinte beaucoup plus vaste que l’agglomération qu’elle abrite mais Larochemillay demeure le centre militaire autour duquel s’articule la défense du pagus.

    On a un autre exemple très parlant à une centaine de kilomètres au Nord-Est de Gergovie dans le Roannais ou le vaste enclos de Joeuvres fait face à la citadelle de Saint-Jean-Saint-Maurice sur Loire. Les citadelles militaires comme cette dernière étaient trop petites pour accueillir de grands groupes de populations et ce sont des sites comme Joeuvres qui ont été créés spécialement pour. Idem dans l’Allier avec la forterresse de Hérisson et l’enclos de Cordès. Cette stratégie était sans doute efficace contre les razzias germaniques mais elle a montré ses limites face aux Romains. Contraints de mener une politique de terre brûlée, les Gaulois ont dû détruire ce type de sites devant l’avancée romaine contraignant les populations à se cacher dans les bois.



  • Antenor Antenor 26 mai 20:39

    On ne possède pas de preuve directe de la présence de la Légion Alaudae en Judée cependant on peut se demander si l’éléphant de Gourdon n’est pas un clin d’oeil à cette unité dont il était l’emblème et dont on se demande bien ce qu’il vient faire sur ces fresques.

    http://www.bourgogneromane.com/edifices/gourdon/GOURDONfrelephant.JPG

    En ce qui concerne les chapiteaux de Gourdon et Mont Saint Vincent, je continue de creuser la piste des Chrétiens valentiniens appelés gnostiques par leurs adversaires. Ces sculptures offrent de drôles d’échos à des textes attribués à ce courant comme la Pistis Sophia ou l’Hypostase des Archontes. On sait par Irénée que les doctrines valentiniennes ont été en particulier diffusées à Lyon par Marc le Mage. Qui sait s’il ne s’est pas aussi rendu chez les Eduens. La courant valentinien est né à Alexandrie, ce qui peut renvoyer au nom de Cleopas/Cléopâtre.

    Concernant Corneille, le fait que sa cohorte se nomme « l’Italique » pourrait laisser sous-entendre que le reste de la légion ne l’était pas. Cohorte dite Italique parce qu’issue d’une colonie romaine en terre étrangère ? Cohorte issue de Narbonne, Vienne ou Lyon incluse au sein d’une légion à dominante gauloise par exemple ? Ce légionnaire Corneille symboliserait-il une centurie en lien avec cet oiseau appelé Lug en langue gauloise ? On aurait alors affaire à une cohorte originaire de Lugdunum.

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