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Antenor

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Terrien français né au milieu des années quatre-vingt. Passionné par l'histoire ancienne et la géographie humaine.

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  • Antenor Antenor 27 juillet 15:10

    @ Emile

    Si une crucifixion a eu lieu à Jérusalem, c’est sûrement celle de l’évangile de Luc. C’est le seul évangile où les femmes au pied de la croix ne sont pas nommées. Chez Jean, la mère de Jésus est la première mentionnée, ce qui me fait penser que la crucifixion a eu lieu à Nazareth et qu’il s’agit bien de Sephoris vu le rôle joué par Antipas dans l’affaire. Il était en conflit avec les Nabatéens pour Gamala.

    Chez Marc et Matthieu, c’est Marie de Magdala qui est mentionnée en premier, ce qui plaide en faveur de votre hypothèse de Tibériade. On aurait donc une première persécution contre les partisans de Jean-Baptiste à Nazareth en 29 racontée par l’évangile de Jean.

    Ensuite, les Nazaréens contre-attaquent dans celui de Luc et vont porter leur parole à Jérusalem même. C’est le martyr d’Étienne. Au début de Luc, les habitants de Nazareth/Sephoris essaient de tuer Jésus. Il s’agit de l’évocation de sa première « mort » à la fin de l’Evangile de Jean. Vous faites le lien entre le récit de Cleopas à la fin de Luc et celui de Philippe et l’Ethiopien dans les Actes. Le premier suit la crucifixion de Jésus et le second la lapidation d’Etienne.

    Le Jésus de Luc serait donc bien l’Etienne des Actes. Le débat entre Philippe et Cleopas portait sans doute sur quel Jésus suivre : celui de Jean-Baptiste ou celui d’Etienne ? A la toute fin de Luc, Jésus conduit les disciples à Bethanie, ce qui montre que nous sommes bien à proximité de Jérusalem et non en Galilée contrairement aux autres Evangiles.

    Nouvel persécution en 48, cette fois à Tibériade, Marie de Magdala est la première sous la croix. C’est le martyr de Jacques dit le Majeur, frère de Jean, fils de Zébédée. Leur mère est bien présente à la crucifixion dans l’Evangile de Matthieu qui narre les évènements. Les Actes des Apôtres disent que Simon-Pierre en réchappe... mystère

    Dernière persécution en 62 raportée par Flavius Josèphe et l’Evangile de Marc. C’est le martyr de Jacques dit le Juste ou le Mineur « frère du Seigneur ». Sa mère et Marie de Magdala sont au pied de la croix. Il n’a pas ajouté de récit de l’enfance à son évangile puisqu’il est aussi l’auteur du Protévangile.

    Logiquement l’Apocalypse a dû être publié trois ans (jours) plus tard par Jean dit Marc qui pensait imminent le retour de Jésus sur terre.



  • Antenor Antenor 25 juillet 14:48

    @Emile

    Si on compare avec le Protévangile de Jacques, Jean-Baptiste est le grand absent du récit de la naissance de Jésus dans l’Evangile de Matthieu. Alors que Luc respecte la mise en parallèle des deux naissances, chez Matthieu Jean-Baptiste arrive presque comme un cheveu sur la soupe trente ans plus tard. Dans le Protévangile de Jacques, Hérode semble croire que le messie nouveau-né est Jean-Baptiste. Il est également révélateur que Nazareth ne soit pas mentionnée dans le Protévangile. Si ce texte avait été écrit après les évangiles canoniques, on ne voit pas pourquoi le nom de Nazareth n’apparaît pas dans ce récit. Par contre, écrit avant, l’absence de Nazareth s’explique soit par souci de sécurité soit parce qu’en réalité le mouvement « Jésus » est né simultanément de plusieurs communautés « Marie », filles de Anne/Bethon/Ecbatane/Bethanie au-delà du Jourdain.

    Si vous avez raison de placer l’Evangile de Jean en premier, alors c’est par la bouche de Philippe qu’on apprend pour la première fois que Jésus est de Nazareth. Ce qui confirme que c’est lui en accord avec Jean-Baptiste qui a choisi de faire de la communauté de Nazareth (Sephoris ou Gamala ?) le coeur du mouvement. Dans ce même évangile de Jean, la première Marie mentionnée au pied de la croix est celle de Nazareth, Marie de Magdala n’arrive qu’en troisième mais est la première au tombeau. Ce qui peut indiquer que la crucifixion a eu lieu à Nazareth et la mise au tombeau à Magdala.



  • Antenor Antenor 23 juillet 17:47

    @ Emile

    Dans votre logique où les évangiles sont à comprendre comme des testaments des actions réalisées par les apôtres sous la bannière de Jésus, il y a trois problèmes.

    Le premier, vous le reconnaissez vous-même, est que Paul n’a pas connu le martyr dans l’ancien royaume juif (Jérusalem ou Tibériade, ici peu importe). Au yeux des autres nazareéns, un évangile de Luc porté par un Paul bien vivant aurait été sacrilège.

    Les deux autres problèmes sont Etienne et Jacques. Si Simon-Pierre a laissé l’évangile de Matthieu où sont passés les testaments des deux premiers ?

    Le problème peut se résoudre ainsi : il faut attribuer l’évangile « grec » de Luc à Etienne l’helléniste et celui de Jean à Jacques, son frère. Après son baptême, la première action du Jésus de Jean est de se rendre au puit de Jacob. Les apôtres « Jacques » symbolisent peut-être des Samaritains (Jacob/Israel) ralliés à Jésus

    L’évangile de Marc qui fait directement suite au Protévangile serait alors l’oeuvre testamentaire de Jean-Baptiste.

    L’ordre serait le suivant :

    - Marc / Jean-Baptiste vers 29

    - Luc / Etienne (repris par Paul) vers 33

    Jean / Jacques et Matthieu / Simon-Pierre en 48

    L’ordre Marc-Luc-Jean va dans un sens d’ouverture de plus en plus large des Nazaréens vers les Juifs, les Samaritains et même les Païens. Matthieu serait une sorte de synthèse finale « validée » par Simon-Pierre et après lequel plus personne ne pouvait prétendre écrire de nouvel évangile sous peine de s’exclure de la communauté nazaréenne. Ce qu’a peut-être fait Paul en reprenant l’évangile de Luc ?



  • Antenor Antenor 12 juillet 18:59

    @ Emile

    Reprenons le Protévangile de Jacques ; que ce soit dans l’Ancien Testament ou dans le récit plus « laïc » de Flavius Josèphe, le nom de Joachim renvoie à Babylone : un roi judéen vieux de plusieurs siècles ou un chef militaire de l’époque d’Hérode le Grand. Je vous suis donc sans problème pour voir des Juifs babyloniens derrière le nom de « Joachim » du Protévangile.

    Le cas de Anne est plus compliqué. Son nom renvoie à celui de la mère du prophète Samuel. Ce qui signifie qu’Anne est appelée à engendrer une descendance tardive mais très importante. Dans l’évangile de Luc, elle n’est plus désignée comme mère de Marie mais comme prophétesse. Peut-être est-ce dû à des conflits internes aux nazaréens et à une volonté de rendre l’ascendance de Marie moins galiléenne ? Car Luc nous dit qu’Anne est de la tribu d’Asher que l’Ancien Testament situe en Galilée occidentale voir jusqu’aux côtes de Phénicie.

    Vous associez la naissance d’Anne à la prise de Bethon par Alexandre Jannée vers -88. Vous pensez qu’il s’agit de la population essénienne en exil. Flavius Joséphe dit qu’il s’agit de Pharisiens mais il est possible qu’à cette époque ils n’étaient pas encore distincts des Esséniens et qu’il faille encore parler d’Assidéens. Les Pharisiens seraient les Assidéens finalement ralliés à Jannée à la fin de son règne et les Esséniens ceux restés en exil ?

    Cette ville de Bethon, vous l’identifiez à Bethsaid mais est-ce qu’il ne s’agirait pas là encore de Bethanie / Ecbatane ? La ressemblance phonétique est troublante. Quoi qu’il en soit la population de Bethon / Anne se serait donc exilée en Galilée, territoire d’Asher et donc possiblement à Sephoris/Nazareth. Quelques décennies plus tard, les Babyloniens (Joachim) appelés par Hérode s’installent à Ecbatane / Bethanie (Bethon ?) et s’allient avec l’ancienne population de Bethon en exil (Anne). Une partie revient sans doute à Bethon mais une autre reste probablement en Galilée accueillant des Babyloniens et donnant ainsi naissance à une nouvelle communauté : Marie, notamment à Nazareth.

    Cette communauté qui semble embêter beaucoup de monde sera confiée à Joseph (aristocratie religieuse de Sephoris/Nazareth ?)
    Par contre, la Bethanie de Marthe, Marie et Lazare semble bien identifiée en Judée à proximité de Jérusalem. Il ne s’agit donc pas de Bethanie/Ecbatane mais peut-être est-ce une colonie de cette dernière ?

    A l’époque des Evangiles, leurs auteurs ont remplacé le nom de Joachim par celui de Philippe mais il s’agit bien de la même lignée militaire babylonienne. Philippe le Babylonien est en quelque sorte, avec Jean-Baptiste l’Asmonéen, l’autre « parrain » de Jésus. Détail révélateur dans l’Evangile de Jean : André et même Jean ont besoin que Jean-Baptiste leur montre Jésus pour le reconnaître et André va ensuite le présenter à Pierre. Alors que Philippe reconnaît Jésus de lui-même et va le présenter à Nathanael. Ce dernier symbolise sans doute les Babyloniens de la génération précédente qui ne croyaient peut-être plus beaucoup à l’alliance avec les Galiléens vu l’échec apparent du mariage de Marie et Joseph.



  • Antenor Antenor 11 juillet 19:09

    @ Emile

    À bien relire le début de l’évangile de Jean, c’est à se demander si Bethanie / Ecbatane n’était pas le lieu de résidence habituel de Jean-Baptiste. C’est peut-être même là-bas qu’Elisabeth a trouvé refuge après la mort de Zacharie. Le protévangile de Jacques scellerait ainsi l’alliance entre la lignée babylonienne de Joachim et celle Asmonéenne de Jean.

    Il restait à convaincre les Esséniens / Simon (oniades) de se joindre à l’alliance. André symbolise à mon avis la faction légitimiste ouverte au dialogue quand Simon-Pierre représente une majorité beaucoup plus récalcitrante.

    Le baptême doit bien sûr avoir lieu au bord du Jourdain à proximité de Jérusalem sous les yeux des Sadducéens, des Pharisiens et des Esséniens galiléens (André). Il marque l’entrée de ces derniers dans l’alliance et le début des grandes manoeuvres.

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