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Terrien français né au milieu des années quatre-vingt. Passionné par l'histoire ancienne et la géographie humaine.

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  • Antenor Antenor 23 juin 2025 17:03

    Le chapiteau de la « folie d’Hérakles » à Gourdon illustre un tournant dans la vie religieuse éduenne. A gauche, le clergé judéo-druidique « Juda-Herakles » est en perdition, au bord de l’autodestruction. Au centre, l’aristocratie éduenne représentée par Thésée, roi d’Athènes, ville d’origine de la famille d’Eumène d’Autun, lui retire la couronne et semble la rapprocher du personnage de droite. Il s’agit d’Eurysthée, le frère jumeau d’Héraklès, un autre courant judaïque. Peut-être celui des Chrétiens qui jusqu’ici n’était pas considéré comme un fils de Dieu par les Eduens.

    Mais les choses pourraient bien changer. Le sculpteur a laissé le flou sur l’objet que tient Eurysthée. On peut y voir le rocher de Simon-Pierre mais aussi et surtout un récipient d’eau. Héraklès est sommé de nettoyer les écuries d’Augias. Dans sa folie Héraklès a tués ses enfants. Ce qui signifie ici que le clergé éduen a massacré ses branches dissidentes et est fortement incité à faire le ménage en particulier chez ses zélateurs à Cabillo.

    Dans le ciel étoilé, Thésée (Taisey ?) est la constellation du Bouvier qui lâche ses chiens de la main droite pour s’emparer de la Couronne Boréale. Eurysthée fait penser au Verseau pour le récipient mais sa posture courbée rappelle la forme de la Balance symbolisant la Justice qu’il incite Hérakles à faire respecter.

    A Autun, le chapiteau du « Sagittaire et Basilic » est le reflet chrétien légèrement ultérieur des évènement représentés à Gourdon. Le sagittaire est un centaure archer, c’est à dire Chiron, le maître d’Achille. Car c’est bien le jeune Achille et son bouclier qu’il faut voir dans le petit personnage de gauche. Au Juda-Herakles essénien, les Chrétiens ont symboliquement opposé un David-Achille pour affronter la divinité monstrueuse de Bibracte. Chiron représente la chevalerie éduenne ralliée aux Chrétiens. On notera que la couronne a finalement atterri sur la tête de Constantin.

    Une autre traduction possible de Bibracte est Keter Birah, la forteresse couronnée. Les quatre animaux (chouette, lion, loup, biche) représentent peut-être également les quatre vertus cardinales et il n’y a pas à douter que pour les Païens peu instruits, il s’agissait de divinités gauloises (Cernunnos...). 



  • Antenor Antenor 6 juin 2025 22:00

    Lu de droite à gauche comme de l’Hébreu, aedui devient iudea et dans le nom de Cabillo, on peut phonétiquement retrouver celui de Iacob. Pur hasard ou pas ? Je propose d’effectuer le même exercice avec Bibracte et d’y lire Keter Rabbi, la couronne du maître.

    Si dans une vision de type platonicienne, les Arvernes ont pu voir la constellation du Dragon dans la montagne de la Serre soutenant Gergovie, les Eduens ont pu voir celle de la Couronne Boréale dans la forme du sommet de Bibracte. Dans le ciel, la Couronne Boréale se trouve à proximité de la tête d’Hercules. Or que voit-on sur le chapiteau de la « folie d’Héraklès » à Gourdon ? Thésée qui d’une main dissuade l’alcide de mettre fin à ses jours et qui de l’autre tient un objet qui ressemble fort à une... couronne. Etonnante coïncidence.

    Dans une Cité dont la ville principale s’appelait Cabillo, est-ce surprenant de trouver des appellations de type cabalistique ? A Bibracte / Mont-Saint-Vincent, si la biche de Cérynie évoque la tribu de Nephtali, il est plus que probable que le lion de Némée désigne celle de Juda et Cerbère pour Benjamin. On l’oublie souvent mais Jérusalem se trouvait sur le territoire de cette dernière. La Gaule apparaissait-elle alors au yeux de certains Juifs comme une nouvelle Galilée où guetter l’arrivée du Messie ?



  • Antenor Antenor 23 mai 2025 14:35

    Ce marche-pied végétal a même donné son nom à la cathédrale. Il s’agit d’un surgeon, un néser en hébreu, christianisé en Saint-Nazaire. Il se trouve sur le chapiteau d’un nazir : Samson. Le lancement de la construction de ce qui est aujourd’hui la cathédrale Saint-Lazare est peut-être même à attribuer aux empereurs gaulois dans le but de rivaliser symboliquement avec Gallien.

    Détail troublant, le temple renversé par Samson est symbolisé par un porche qui n’est pas sans rappeler celui de Mont-Saint-Vincent. Cela pourrait s’expliquer par la prise de pouvoir des Chrétiens entre le début des travaux de l’actuelle Saint-Lazare et la sculpture des chapiteaux à leur achèvement. Ironie de l’histoire, alors que Postumus se faisait représenter en Héraklès / Samson sur ses monnaies, c’est son oeuvre qui devient à son tour la cible des nouveaux Samson chrétiens !

    Pour mieux comprendre, il faut retourner à Mont-Saint-Vincent et expliquer en particulier le chapiteau de la biche de Cérynie. Si ce travail méconnu d’Heraklès est représenté au côté du lion de Némée et de Cerbère, c’est pour une raison bien précise. Il s’agit du premier travail de l’Heraklès / Juda du Testament des Douze Patriarches retrouvé à Qumran. A l’origine, l’auteur de ce texte évoquait sans doute de manière allégorique une conquête de la Galilée réelle ou projetée par sa « secte ».

    Le fait de retrouver la biche de Cérynie à Bibracte signifie que les commanditaires avaient des lectures « qumraniennes » ! Le chapiteau en V indique qu’il y a possiblement cinq niveaux de lectures des chapiteaux à Mont-Saint-Vincent. J’en vois trois  : les masques de Métis, les travaux d’Héraklès / Juda et une sorte de genèse néo-platonicienne (influence de Plotin ?). A Gourdon, certains travaux d’Heraklès sont représentés de manière beaucoup plus explicite, en particulier « la folie » et « la captivité chez Omphale ».



  • Antenor Antenor 4 mai 2025 00:17

    Le même marchepied végétal sur un chapiteau d’Autun ! Ici, c’est Samson qui renverse le temple. Ce qui renvoie aussi à la « malfaçon » de la monnaie de Postumus au temple. Derrière les travaux d’Héraklès, Postumus a camouflé des scènes bibliques. Autre exemple, le taureau crétois, c’est le veau d’or. A Mont-Saint-Vincent, on peut se demander pourquoi l’épisode peu connu de la biche de Cérynie a été représenté. Possible réponse : la biche était l’emblème de la tribu de Nephtali, celle qui occupait la Galilée...

    Ce chapiteau de Samson est intéressant. Le personnage sur le marchepied semble protester contre la destruction du temple par Samson. Il fait écho à celui de la chouette monstrueuse dont la bouche est visée par le Sagittaire. Ils illustrent un conflit religieux interne à la cité éduenne. Une réconciliation semble amorcée sur le chapiteau de l’Arche de Noé où Bibracte au sommet de sa montagne est remise en état comme demandé dans les Actions de Grâce des habitants de Flavie et illustré sur cette monnaie de Constantin à la chouette.



  • Antenor Antenor 20 avril 2025 22:14

    @ Emile et Pascal L

    Pour être tout à fait précis le mot « nazir » signifie « consacré » plutôt que « saint » qui est un terme très chrétien.

    Josué 20-7 : « Ils consacrèrent Kedesh en Galilée ».

    Kedesh faisait partie des villes-refuges pour les meurtriers involontaires.

    D’où l’exclamation de Nathanael dans l’Evangile de Jean : « De Nazareth, que peut-il sortir de bon ? »

    Si on se base sur l’Ancien Testatement, Nazareth « le lieu-consacré » est donc Kedesh de Galilée.

    Jésus / Josué de Nazareth sort d’une ville consacrée par son homonyme quinze siècles plus tôt, tout un symbole. Et suivant Esaïe, le Messie devait venir du Nord. C’est peut-être là-bas que Saül est tombé de cheval.

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