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Terrien français né au milieu des années quatre-vingt. Passionné par l'histoire ancienne et la géographie humaine.

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Derniers commentaires





  • Antenor Antenor 17 août 15:39

    @ Emile

    Il existe une thèse identifiant Gislebertus avec le Comte de Chalon et d’Autun du 10ème siècle. Seulement son auteur s’en tient à y voir un hommage adressé par ses successeurs. Pourquoi ne pas aller plus loin et attribuer ce tympan directement à ce Comte ? Cela ferait déjà remonter la nef au minimum à l’époque carolingienne.



  • Antenor Antenor 15 août 17:53

    Cas similaire à Chatel-Montagne où le coude de la femme allongée entourant le « pain » fait écho à celui de la Besbre entourant le site. Avant d’être dédiée à la mère du Christ, le site était sans doute dédié à une divinité chtonienne qu’il fallait nourrir par des sacrifices.

    On peut se demander si les sculpteurs n’ont pas cherché volontairement à donner une double lecture, à la fois païenne et chrétienne à beaucoup de ces sculptures. Sans doute est-ce pour cela qu’à partir de la période dite gothique, ils n’ont plus été autorisés qu’à représenter de simples végétaux sous la forme la plus réaliste possible.



  • Antenor Antenor 12 juillet 21:09

    @Pascal L

    Des fragments du Testament des Douze Patriarches ont été retrouvés à Qumran. Même si vous refusez le terme « essénien », le fait est que les auteurs des manuscrits de la Mer Morte se donnaient le nom de Nazoréens et d’Ebionites, exactement comme les membres de la première église de Jérusalem et plus tard les « hérétiques » décrits par les auteurs chrétiens.

    La différence est la croyance en la messianité de Jésus de Nazareth. Manifestement à Qumran, le Jésus des Evangiles n’a guère eu de succès. Cependant, l’Ecrit de Damas laisse penser que Qumran était un site relativement éloigné du centre de gravité des Nazaréens/Ebionites et quand on sait que Paul a été précisément converti dans la région de Damas...

    Les Evangiles sont à considérer comme une réforme du mouvement nazoréen/ébionite. Je ne sais pas dans quelle mesure, les disciples de Jésus de Nazareth étaient majoritaires ou minoritaires au sein des membres du Yahad. Ce qu’il y a de certain, c’est que ceux qui n’ont pas adhéré au mouvement évangélique semblent avoir disparu après la guerre de 70. Certains chercheurs supposent néanmoins que des survivants pourraient être à l’origine du Karaïsme.

    Le Christianisme n’apparaît qu’avec Paul. Il est une nouvelle évolution du nazoréïsme où la Loi juive n’est plus appliquée. Je doute que Jacques et Simon-Pierre aient jamais été chrétiens. L’Evangile de Matthieu est formel sur le respect de la Loi et en total opposition avec celui de Luc. L’Evangile dénoncé par Paul ; peu importe qu’il ait été écrit ou oral, ne peut être que celui de Matthieu. Ceux que vous appelez les « judéo-nazaréens » ne sont pas retournés à la loi juive. Fidèles à Jacques, il n’en sont jamais sortis.

    Voyez la différence de traitement de l’échec de la prédication de Jésus à Nazareth entre Matthieu (13-54) et Luc (4-16). Chez Matthieu, le nom de Nazareth n’est même pas indiqué et seul le manque de foi des locaux est évoqué alors que Luc l’appelle carrément Nazara comme s’il voulait désigner autre chose qu’une petite ville et insiste lourdement sur le fait qu’ils ont essayé de le tuer. Luc (Paul) veut montrer que les Nazaréens purs et durs sont hostiles à Jésus et qu’il n’y a rien à attendre d’eux quand Matthieu (Pierre et Jacques) tente de minimiser l’incident, espérant convaincre toujours plus de Nazoréens de suivre leur Jésus né parmi eux.

    Et c’est également chez Matthieu que Jésus est le plus guerrier. Chez Luc, l’épée apportée par le Messie de Matthieu s’est transformée en simple division théologique bien inoffensive aux yeux de Rome.



  • Antenor Antenor 9 juillet 18:46

    @Pascal L

    Chez Irénée comme chez les autres auteurs chrétiens anciens, il n’est dit nulle part que les Nazaréens ou les Ebionites attendaient un messie guerrier. Ce sont les Juifs rabbiniques issus des Pharisiens qui ont maintenu cette espérance d’un messie guerrier rétablissant le Royaume d’Israël. Les Nazoréens se réclamaient de Jacques, rejetaient Paul et utilisaient un Evangile proche de celui de Matthieu.

    L’Evangile de Matthieu, rédigé par Jacques, est un évangile non pas chrétien mais bien nazaréen qui prône l’application de la Loi jusqu’à la fin des temps (Mt 5-17). Au contraire de l’Evangile de Luc, rédigé par Paul, l’évangile chrétien par excellence qui affirme que la Loi s’arrête avec Jean-Baptiste et que depuis n’importe qui peut entrer dans le royaume de Dieu (Lc 16-16).

    Dans l’épître aux Galates, Paul condamne l’utilisation d’un Evangile différent du sien. Lors du conflit entre les Chrétiens d’Antioche et les Nazoréens de Jérusalem, Jacques a été contraint de faire des concessions pour éviter le schisme. Pierre essayant de ménager la chèvre et le choux.

    Les Nazoréens fidèles à Jacques ont quitté Jérusalem au début de la guerre de 70 mais sont revenus sous la conduite de Simon Cléopas. Après la guerre de 135, ils se sont faits expulsés de la ville car ils étaient juifs. Les Chrétiens n’ont pas eu à faire beaucoup d’efforts pour récupérer la place.

    La littérature dite pseudo-clémentine, du nom du dernier évêque nazoréen de Rome, semble assez éclairante sur ce thème.

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