@Eric F
Le fond du
problème c’est le privé financé comme le public mais pas astreint à la carte
scolaire qui donc choisit son public. Et peut renvoyer les élèves plus
facilement. Le terme de ségrégation n’est pas trop fort même si beaucoup de
gens qui de fait la subisse, à des degrés divers, n’en sont pas conscients. D’autres
qui bénéficient d’une ségrégation positive comme des Attal le sont tout à fait
et comptent bien que cela ne change surtout pas.
Cela renvoie
à une problématique plus large, c’est celle de la mixité sociale dans les
programmes urbains d’habitats et les équipements qui vont avec. Qui si elle était sérieusement travaillée ferait remonter tous les niveaux de
sociabilité. On viendrait à bout des établissements ghettos comme des quartiers
ghettos pris dans des spirales infernales. Les plus désocialisés restent et les
autres s’en vont. On voit les conséquences à la longue qui deviennent
insupportables notamment avec l’emprise des réseaux de drogue. Tant qu’on leur fournira le terreau, ces gens avanceront
et des politiciens tenteront de récupérer le désordre. Nous avons des
politiques irresponsables qui jouent avec le feu. Ils sont à la hauteur des pires de leurs prédécesseurs.
Ici, la
politique des filières d’excellence est utile mais est marginale par rapport à
la dimension du problème.
L’origine de
cette affaire (2 réseaux mais pas les mêmes obligations) remonte à De Gaulle et
Debré qui ne pouvaient pas mesurer à l’époque toutes les conséquences à long
terme. Je note que De Gaulle avait commencé à comprendre la nécessité de revoir
des paramètres avec notamment sa
réflexion sur la participation et la décentralisation. Mais nous n’avons tous
qu’une vie.