@babelouest
Dans un sens le débat que
vous ébauchez à l’issue de votre lecture est évidemment un débat fondamental
entre deux approches de l’avenir de l’humanité.
Une « élitiste », c’est celle des
mondialistes, qui prêchent écolo, mais qui entendent se réserver les ressources
et éliminer, d’une manière ou d’une autre, le « surplus » d’humanité
avec laquelle ils n’ont nulle envie de partager, et une autre, qui semble être
la vôtre, et plutôt du genre « communauté monastique », avec une
humanité pauvre et pléthorique.
Un moyen terme est sans doute possible.
De toute façon l’humanité est un phénomène à durée de
vie limitée, comme tous les phénomènes dans l’univers.
Les étoiles aussi finissent par cramer leurs réserves
et par « mourir », d’une façon ou d’une autre.
La différence reste donc le phénomène
« conscience » qui nous est propre et peut permettre de faire durer
raisonnablement le plaisir de vivre sur la planète.
Sinon, question « bras », il n’y a plus grand
chose qui soit produit autrement que par des machines, dans le monde moderne.
Donc parler d’économie en termes de "travail
productif" au sens réel du terme se limite à des secteurs de plus en plus
réduits, sauf dans les pays « en voie de développement », mais qui
empruntent donc la même voie que nous, finalement...
L’énergie humaine déployée dans les activités de
services est donc déjà par elle même un « luxe », mais qui donne encore
à la majorité de la population un sentiment d’utilité sociale.
Mais en fin de compte elles représentent bien une
consommation supplémentaire de ressources, et non une « production » au
sens réel du terme.
Sauf à vouloir duper et manipuler les populations, on ne peut
donc plus parler sérieusement d’économie en termes des siècles passés, sauf à
vouloir revenir au niveau de développement correspondant. Mais qui le souhaite
réellement ?
Luniterre