Pour ceux que le sujet intéresse, je transpose donc ici une partie du débat qui a repris sur VLR : https://mai68.org/spip3/spip.php?article3077#forum2002
Comme tu le soulignes toi-même à la fin :
« C’est là
que finalement le choix du vocabulaire et des concepts reprennent de
l’importance. Une importance vitale. »
C’est donc bien
une question de définition, et donc de précision du sens.
Les mots sur la
productivité, et notamment sur la « productivité du travail » sont
effectivement à la fois des concepts en économie et des armes de propagande
systémique.
Ce que tu sembles
avoir du mal à admettre c’est que dans l’économie moderne actuelle il n’y a
plus, pour l’essentiel, de rapport direct entre travail et
« productivité ».
Cela ne concerne
plus, au sens donc réel du terme, qu’une minorité infime de travailleurs, comme
on a déjà pu le voir.
Dans l’industrie
elle-même, de l’ordre de 1,5% de la population active en Île de France :
Le sens retrouvé du combat social en France
https://cieldefrance.eklablog.com/le-sens-retrouve-du-combat-social-en-france-a213299195
Sinon, il reste le
secteur de la construction, encore assez important, surtout en Île de France,
et certains « services » qui ont aussi une fonction en partie
réellement productive, dans la restauration, par exemple, qui a un côté
« service » et un côté « cuisine », qui, lui, transforme
réellement la matière avec la force de travail directe…
Et il reste
heureusement encore un peu d’agriculture, et sans doutes d’autres…
Donc il faudrait
réellement faire une analyse très fine et très détaillée pour cerner ce qui
reste réellement comme activité productive utilisant encore directement du
travail humain « productif » au sens réel du terme.
La stat officielle
agrège encore environ 20% de l’économie dans les secteurs dit
« productifs » mais sans rentrer dans le détail des activités et du
personnel employé dans chaque secteur.
C’est donc
probablement encore surestimé, en réalité, mais comme il faudrait y intégrer
une partie de ce qui est actuellement intégré aux activités de
« services », ce 20% peut donc être pris comme une sorte
d’approximation fonctionnelle, ce qui fait, de toute façon, l’utilité réelle
d’une statistique, toujours « approximative », d’une manière ou d’une
autre.
Pourtant, et c’est
là que s’insinue une « confusion » entre étude économique et propagande
systémique, c’est que pour parler des rapports entre entreprises et salariés
les économistes « officiels » utilisent encore et toujours ce concept
de « productivité » et notamment de « productivité du
travail » avec des connotations idéologiques du siècle denier, et même de
celui d’avant, en réalité, tant elles sont caduques depuis bien plus d’un quart
de siècle, déjà.
En même temps le
constat est que la définition pratique de ces concepts, sans faire réellement
débat entre caciques du système, n’en varie pas moins en fonction des
« nécessités » de l’analyse du moment…
Et quand il y a
« débat » avec des caciques de la « gauche » systémique,
même parfois supposés « extrêmes », cela mène à
« conforter » ce concept de « productivité du travail » en
le « généralisant » à tous les secteurs salariés, nécessité
électorale oblige.
La
« gauche » valide donc ainsi « en creux » la démagogie
systémique en validant un concept dont la réalité est en train de finir de
disparaître sous nos yeux, pour peu qu’on les ouvre réellement sur le monde
actuel, « tertiarisé » à 80% !
L’énergie humaine
déployée dans les activités de services est physiquement bien réelle mais donc
déjà par elle même une sorte de « luxe économique » par rapport aux
activités réellement productives désormais essentiellement mécanisées, mais un
« luxe » qui donne encore à la majorité de la population un sentiment
d’utilité sociale.
Mais en fin de
compte ces activités de services représentent bien une consommation
supplémentaire de ressources, et non une « production » au sens réel
du terme.
C’est pourquoi la
tendance mondialiste « dépopulationniste » la plus totalitaire finira
par l’emporter sur les autres si le banco-centralisme continue à s’étendre et à
s’imposer sur la planète.
Sauf à vouloir
duper et manipuler les populations, on ne peut donc plus parler sérieusement
d’économie en termes des siècles passés, sauf évidemment à vouloir en revenir
au niveau de « développement » correspondant.
Mais qui le
souhaite réellement ?
Il est plus que
temps, s’il n’est pas déjà trop tard, pour ouvrir les yeux et choisir notre
destin !
Les contradictions
actuellement violentes au sein même du système sont peut-être une des dernières
opportunités de mettre un frein, et tant qu’à faire, un « stop »
final à ce rouleau compresseur mondialiste sur le point d’écraser complètement
la planète, et sous l’égide de Macron et de sa clique « guerrière »
notre pays en particulier…
Luniterre