@l’auteur
L’orientation française en Afrique n’a jamais été remise en question, il fallait maintenir des dirigeants à poigne (des dictateurs la plupart du temps) pour pressuriser la population locale, prendre les ressources qui nous intéressaient et les laisser sans aucune possibilité d’évolution.
Il y a un exemple assez parlant puisque la France est le pays qui avait la plus grande influence en Afrique et c’est aussi un pays qui a une expertise dans le nucléaire civil. Il aurait été sans doute intéressant de bâtir des solutions d’avenir avec les populations d’Afrique mais jamais la France n’a aidé, ni même proposé son aide pour la construction de centrales nucléaires en Afrique ... ce continent étant relégué très loin quant à la disponibilité de l’électricité, seulement 15% des africains ont cette énergie à disposition.
La Russie a déjà contractualisé deux projets de construction de centrales nucléaires civiles, ce qui devrait permettre de fournir de l’énergie électrique à une plus grande proportion et ils serait étonnant que les russes s’arrêtent là.
La France a fait son temps en Afrique. Même le Sénégal nous chasse, compréhensible puisqu’aujourd’hui c’est le PASTEF qui est aux commandes du pays, pourtant, en 2021, Macron a soutenu Maki Sal dans la répression contre ce parti, faisant une soixantaine de morts et une centaine d’arrestations sans motif autre que politique. Finalement, même Macron a continué à se comporter comme durant le 20ème siècle sans prendre la mesure des changements profonds qui voyaient le jour. Notre humanisme que nous vendons à l’extérieur de nos frontières et qui est un conditionnement à l’intérieur n’est que factice, il passe bien après les intérêts économiques.