Un petit pour la route.
PARIS : LA POLICE CHARGE LA
MANIFESTATION FÉMINISTE ET PROTÈGE L’EXTRÊME DROITE ET LES
SIONISTES
Ce
samedi 8 mars, des manifestations ont lieu partout dans le monde à
l’occasion de la journée internationale de lutte pour les droits
des femmes et des minorités de genre. En France, des dizaines de
milliers de personnes ont manifesté. À Paris, le groupe
d’extrême-droite Némésis et le collectif pro-Israël Nous
Vivrons avaient annoncé leur intention de s’incruster au sein de la
manifestation pour provoquer et générer des tensions.
Il
s’agit pour ces collectifs d’instrumentaliser la cause féministe au
service d’une propagande raciste et coloniale. En réponse, un
cortège féministe et anti-raciste s’est constitué pour empêcher
leur opération. Mais il a été férocement réprimé. Des personnes
ont été frappées au visage, gazées ou arrêtées. De leur côté,
les collectifs Nous Vivrons et Némesis ont pu marcher sous haute
protection. La police est une milice privée au service de l’extrême
droite. Ces groupuscules ont d’ailleurs scandé « merci la police ! »
Une police régulièrement dénoncée par les féministes pour son
inaction face aux violences sexistes.
Pour
rappel, le 8 mars 2024, un cortège pro-israélien avait déjà
organisé une provocation insensée lors de la marche parisienne.
« Nous vivrons » s’était inséré au cœur de la manifestation avec
un important service d’ordre masculin, cagoulé et armé, venu
jouer les gros bras. Après avoir chargé le cortège, ce service
d’ordre s’était replié derrière les lignes de police.
Le
8 mars 2021, des membres de groupes fascistes tels que la Cocarde,
Zouaves Paris, l’Action Française ou Némesis, avaient attaqué la
manifestation parisienne en fin de parcours. Les agresseurs,
parfaitement identifiés, ont bénéficié d’une impunité totale.
Le
7 mars 2020, la police avait violemment réprimé la marche féministe
nocturne parisienne : gaz, coups de matraques, charges, arrestations,
et femmes traînées dans les escaliers du métro !
La
France est l’un des seuls pays du monde où les marches féministes
du 8 mars subissent une telle violence d’État.