https://www.off-investigation.fr/ukraine-macron-oublie-de-consulter-les-francais/
Dans un contexte marqué par un rapprochement spectaculaire entre
Washington et Moscou, Paris affirme vouloir renforcer la défense du
Vieux Continent face à la menace russe, tout en augmentant
progressivement son implication dans le financement de la guerre en
Ukraine. Et les Français dans tout ça ? Nous avons posé la question au
gouvernement.
Alors que Kiev vient de valider la proposition américaine d’un
cessez-le-feu de 30 jours, le Kremlin indique attendre d’être informé à
son tour, par les Etats-Unis, de sa proposition de trêve. L’annonce a eu
lieu à l’issue des pourparlers américano-ukrainiens en Arabie saoudite (Franceinfo,
11 mars) qui ont notamment conduit à la levée du blocage de livraisons
d’armes américaines à destination de Kiev et à la reprise du partage de
renseignements entre les deux pays. Cette nouvelle étape a été saluée
par la diplomatie française comme « un premier pas vers la paix » (Jean-Noël Barrot). « La balle est aujourd’hui clairement dans le camp de la Russie »,
a pour sa part écrit Emmanuel Macron le 11 mars sur X. Faute d’avoir
obtenu une place de choix à la table des négociations en question, le
chef d’Etat français a ajouté sur le réseau social d’Elon Musk : « La
France et ses partenaires restent engagés pour une paix solide et
durable, qui soit adossée à des garanties de sécurité robustes pour
l’Ukraine. »
Je me félicite
des avancées permises par les discussions entre les États-Unis
d’Amérique et l’Ukraine qui se sont tenues ce jour à Djeddah, en
particulier sur l’idée d’un possible cessez-le-feu pour 30 jours.
La balle est aujourd’hui clairement dans le camp de la Russie.…
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) March 11, 2025
Paris va-t-en guerre ?
La question d’une participation accrue des Etats membres de l’Union
européenne (UE) à l’effort de guerre ukrainien reste plus que jamais
d’actualité. Le 11 mars, Paris a en effet accueilli un sommet réunissant
les chefs d’état-major de 34 pays de l’UE et de l’OTAN à pour plancher
sur des garanties de sécurité à apporter à Kiev. « Chef de l’État et
chef militaire. C’est ainsi qu’Emmanuel Macron est apparu ce mardi 11
mars, dans l’après-midi, sur les images fugaces de sa réunion avec les
chefs d’état-major de trente-quatre pays membres de l’Union européenne
et/ou de l’Otan. », pouvait-on lire le soir-même dans les colonnes du Parisien.