@Eric F. Vous ne comprenez pas, quand on vous parle de Devenir, ce qui implique un revenir. Anthropologiquement, il est tout à fait « naturel » (une notion à définir et pas du tout intuitive en vérité, quand on la médite scientifiquement) qu’adviennent les polythéismes/animismes, dans le contexte sociologique de ce que Max Weber nommait désenchantement du monde ou Jean-François Lyotard la fin des grands récits. Au contraire, il est tout à fait naturel alors, que les polythéismes/animismes radviennent, spiritualités de l’esquisse. Là où vous ne m’avez pas compris, justement, c’est que l’anthropologie historique et culturelle n’est plus la même — i.e. le mode d’insertion et/ou de déploiement du phénomène religieux. Il est évident que les sociétés laïques/séculières séparent l’institution sociopolitique du religieux, et qu’à ce titre les polythéismes/animismes s’insèrent dans la liberté de conscience, c’est-à-dire des choix, des possibilités modernes, sur ce que les économistes modéliseront volontiers — un peu vulgairement, certes — comme le marché des croyances. Cela dit, c’est tout un business, quand même, aussi. Il suffit d’aller à Lourdes pour s’en convaincre physiquement, autour du sanctuaire catholique. Que cela plaise ou non, pour le meilleur et pour le pire, l’esprit anime le monde.