C’est les Russes ! Alors qu’il est démantelé aux USA, le complexe industriel de censure continue de prospérer en France et en Europe.
Si on en croit la grande presse, les chars numériques russes
sont déjà dans Paris ! Leur canons sont braqués sur Notre Dame et
Brigitte Macron, afin d’influencer l’élection présidentielle de 2027 !
Tenez, comme ce devait être le cas lors des élections européennes, puis lors des JO de Paris.
Et comme on nous dira que ce sera le cas avant chaque échéance majeure,
qu’elle soit électorale ou événementielle. C’est la même chose de
partout en Europe, même si les cas allemand et britannique sont extrêmes. Bis repetita placent.
Dans
l’histoire, l’influence a toujours été une pratique à laquelle les
Etats et d’autres acteurs ont recouru pour avancer leurs intérêts.
L’influence est l’un des ressorts de la diplomatie. Quand il s’agit
d’influencer de manière occulte, on parle alors de subversion.
Une
grande partie de la presse française d’entre-deux-guerres fut par
exemple irriguée par des fonds en provenance de l’Italie fasciste et de
l’Allemagne nazie, quand elle n’était tout simplement pas la propriété
donc au service de grands intérêts économiques tels que le Comité des
forges ou celui des assurances. Nous ne parlerons pas du Komintern qui, bien plus qu’Edward Bernays,
formalisa et rendit opérationnelles les techniques modernes d’influence
et de subversion à grande échelle, techniques qui apparurent de manière
empirique aux XIXe siècle pour lutter contre les révoltes ouvrières.
La
différence majeure qu’ont introduite le numérique et les réseaux
sociaux est l’annihilation des barrières capitalistiques à la production
de l’information. L’immense économiste Alfred Sauvy soulignait aussi
pertinemment que malicieusement dans les années 1970 que “la liberté de
la presse est entière ; il suffit d’avoir les milliards nécessaires”. Ce
n’est plus vrai aujourd’hui puisqu’avec une connexion internet et un
ordinateur ou un smartphone, n’importe qui peut commencer à produire de
l’information, la distribuer sur les réseaux sociaux et toucher une
large audience.
Toutes les études sérieuses disponibles
montrent que les usines à infox et les fermes de trolls n’ont aucun
impact sur l’opinion publique. C’est par exemple ce qu’a démontré le très officiel et très sérieux National Bureau of Economic Research américain en 2021.
Pourquoi
alors cette obsession de la classe dirigeante occidentale pour la
désinformation en ligne si elle n’a qu’un impact négligeable ? La
réponse est peut-être à trouver dans son divorce définitif avec la
réalité. Cette classe est composée de gens convaincus que le modèle est
la réalité, alors que le modèle n’est qu’une représentation possible,
très imparfaite et biaisée de la réalité. Ils prennent le tableau pour
le paysage, stade ultime du délire managérial. Sans doute parce que la
réalité, complexe, rugueuse, fugace et source de grandes incertitudes,
les angoisse. Il s’agit donc de se confiner dans le confort bien ordonné
de leur feuille Excel dans laquelle ils ont établi eux-mêmes des liens
de causalités qu’ils nomment vérité. La vérité ne se décrète pas, elle
s’établit par un processus social contradictoire, parfois conflictuel,
et qui prend du temps.
++++++++++++++++++
Le dernier numéro de Complément d’enquête est une nouvelle et
grossière opération d’ingénierie sociale financée par le contribuable
qui vise, à deux ans de la présidentielle, à donner le coup d’envoi de
la diabolisation des mouvements d’opinion réputés populistes qui
prennent de l’ampleur au point de pousser l’extrême centre, pris entre
la faucille et la francisque, à charger des sociétés privées de les surveiller.