La superficialité sciemment assumée, à la fois insidieuse et sournoise, sert aujourd’hui de voile aux véritables dynamiques politiques à l’œuvre en France. L’hypocrisie et la duplicité sont devenues la norme — jusqu’à constituer un oxymore — chez certains qui se prennent pour des politistes de la vingt-cinquième heure.
La détestation obsessionnelle de Jean-Luc Mélenchon et de La France Insoumise est devenue un levier systémique pour toutes les forces cherchant à maintenir le statu quo politique, sociétal et économique. Ces forces ont tout intérêt à perpétuer la diabolisation des projets de transformation démocratique, sociale, économique, et géopolitique adaptés aux interconnexions du monde contemporain et futur.
Cette hargne, cette stigmatisation, cette diabolisation, nourries depuis des années et portées à leur paroxysme depuis plus d’un an, relèvent de l’action conjointe de trois grandes forces politiques, inégales en puissance électorale mais alignées stratégiquement :
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L’oligarchie et ses obligés, davantage mus par des intérêts mercenaires que par une quelconque cohérence idéologique. On y retrouve une bonne partie des « fausses » élites — managériales, médiatiques, universitaires, technocratiques, culturelles (philosophes, écrivains, penseurs) — investies aussi bien dans le public que dans le privé. Elles forment un clergé séculier de la pensée conforme.
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Les différentes droites, incluant celle d’Emmanuel Macron et du socialisme caviar, alliées de façon tactique aux extrêmes droites, notamment fédérées autour de la façade institutionnelle que représente le Rassemblement National. Le PS, depuis longtemps détaché de la gauche, incarne aujourd’hui une pièce maîtresse, au vernis social-démocrate trompeur, de cette galaxie droitière.
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Les forces sionistes pro-gouvernement Netanyahou, qui ne constituent plus un simple lobby, mais un État dans l’État : l’État sioniste dans l’État français. C’est cette troisième force qui joue un rôle d’intermédiation entre les autres, orchestrant des conciliabules et des convergences idéologiques dans la guerre sans relâche menée contre Mélenchon et LFI.
Les oligarques craignent LFI pour la solidité de son programme, la rigueur de sa méthode et la clarté de ses propositions économiques, en particulier la redistribution des richesses et la refonte des solidarités nationales.
Les sionistes, quant à eux, reprochent à LFI d’avoir mis à nu la brutalité coloniale et génocidaire du gouvernement israélien d’extrême droite — celui-là même que nombre d’États occidentaux continuent de soutenir sans ciller.
Alors, quel bouc émissaire idéal pour unir de façon organique ces trois forces régressives, tribales et suprémacistes ? Outre Mélenchon et LFI, il s’agit bien sûr de la figure du musulman, de l’Arabe — et plus particulièrement, de l’Algérien et, aujourd’hui, du Palestinien.