Il doit bien
y avoir autre chose que la caricature pour discuter politique. C’est une mise
en impasse intellectuelle et morale que de vouloir discuter politique à partir
d’une mise en caricature de ses concitoyens. La démocratie c’est l’outil par
excellence qui permet d’interroger les
informations que nous devons partager en vue de cerner nos désaccords et
accords afin de pouvoir aboutir aux arbitrages nécessaires dont décide
finalement la majorité qui se dégage.
● « auxiliaire de LFI aux ordres de
J.L. Mélenchon. En se dispersant en combats dogmatiques et sociaux accrochés à
LFI » « Les verts, plutôt que
d’emboîter le pas à Jean-Luc Mélenchon et LFI, feraient mieux de s’attarder sur
les enseignements de l’écologie science ».
Ce qui nous est renvoyé ici, c’est la vision
de nous comme des moutons que l’on agite à la remorque des partis politiques.
Celle que construit et nous sert tous
les jours une organisation des médias voulue par des oligarques et des politiciens
se disputant leurs faveurs avec un usage
exacerbé des sondages et l’impossibilité d’un débat démocratique de fond remplacé
par des compétitions de personnes et des
propositions électoralistes et polémiques montées en chantilly. Avec les
résultats que l’on sait. Fortes abstentions puis fortes fluctuations, forte instabilité politique et
des pratiques et partis politiques de plus en plus à la dérive. Et un pays qui
se déchire peu à peu.
Nos concitoyens ne s’y reconnaissent plus et
veulent une réforme profonde de nos institutions à laquelle ils trouvent normal
de participer en demandant les outils institutionnels leur donnant le pouvoir de s’impliquer, de se faire respecter et de responsabiliser les
dirigeants qu’ils élisent sur les engagements qu’ils prennent envers eux. Des
demandes simples dont tout le monde a maintenant compris la nécessité. Une
réalité politique pourtant assez méthodiquement invisibilisée.
● « Ils se sont enfermés dans un
dogmatisme d’extrémisme de gauche délétère au coté de le France insoumise
(LFI), ignorant ainsi de fait la
dévastation planétaire due aux explosions successives de la bombe
démographique qui ne cesse de s’amplifier, avec en perspective
l’effondrement total des sociétés humaines… »
● L’écologie science démontre qu’aucune espèce peut se développer au détriment
des autres espèces, comme le fait l’Homme sans se mettre elle même en
danger et disparaître. Ainsi, une croissance démographique non maîtrisée par
rapport à l’espace vital, quelle que soit l’espèce animale, est la problématique écologique fondamentale. »
« L’évolution
du nombre des humains est un défi d’un genre bien particulier. Il porte en lui
une dynamique imparable....Au fond, un seul problème, c’est celui de nos
prédations sur l’écosystème....On connaît la règle verte, ne jamais prendre à
la nature davantage qu’elle peut reconstituer. Elle contient une idée
implicite : la concordance des rythmes entre l’activité humaine reproduisant son
existence matérielle et celle de l’écosystème reproduisant les conditions de
son équilibre. Cela contient une idée révolutionnaire : maîtriser la concordance
des temps de la réalité globale. » C’est la conclusion du 1er chapitre
intitulé « Le nombre » du livre de JLM publié en 2023, Vers la Révolution citoyenne où il dit
sa dette à l’égard des savants et penseurs de notre pays et au-delà. Le
mouvement LFI est le seul à avoir mené aussi loin la dimension écologique dans
sa réflexion sur le pilotage de nos sociétés.Ceci est aussi bien sûr aussi
invisibilisé derrière la caricature permanente.
● «
un alignement préoccupant des Verts sur les positions de LFI et Mélenchon et
pour le moins ambigües vis-à-vis de l’antisémitisme. »
Ici une
interpellation infiniment grave quand on commence à jouer avec l’antisémitisme
au point de prétendre en accablant la gauche authentique de façon mensongère,
la pire des lâchetés et perversité consistant à le faire de façon insidieuse,
dédouaner en même temps en réalité l’extrême-droite qui en est saturée depuis
son origine. Qui ne le sait pas ? Et pourtant
nous avons encore droit à ce pathétique spectacle. Notre pays a-t-il-besoin
de cette tache supplémentaire ? Ici une droite qui a réussi l’exploit de se
mettre en dépendance de l’extrême-droite, les deux s’échangeant des soutiens
électoraux dans les moments difficiles. Voilà l’état de décomposition morale et
politique avancée où sont arrivés, pas à pas, ces gens. Comme leurs
prédécesseurs au milieu du siècle dernier. Il est vital et urgent que nous les battions
en nous rassemblant sur un programme et des engagements clairs sans plus laisser
passer une occasion ni prendre de risques. Il devient urgent d’être à la
hauteur de la situation.
● « Terminé le temps du « ni
droite, ni gauche », ce qui signifiait que, sauf pour les extrêmes, l’on
pouvait s’entendre avec l’un ou l’autre pour lancer des alertes, et mobiliser
pour résoudre certaines problématiques de société. »
Un aveu du
cœur qui nous dit sans le vouloir à quelle conception de la politique on se
réfère ici. On vire la partie de la population qui dérange, que l’on vient de
disqualifier avec les arguments et procédés dont je viens juste d’esquisser la
profondeur et la finesse. Pour pouvoir "
résoudre certaines problématiques
de société".
Qu’est-ce
qu’elle a ma gueule, une gueule de problématique ?