Bonne nouvelle,
le système est à bout de souffle (pour ceux qui n’avaient pas encore compris)
.
Pourquoi
n’avez-vous pas fait ce que vous avez dit ? Pourquoi ne faites-vous pas ce
que vous dites ? Personne pour répondre sur le fond exactement comme ses prédécesseurs. C’est donc lui aussi
un président normal. Nous v’là rassurés. Et le journaliste de service qui rame
donc comme il peut. Et nous patraques et
impuissants avec toujours le même malaise indéfinissable qui nous gagne devant
ce spectacle qui dure depuis si longtemps. Le spectacle d’un politique beau
parleur et habile comédien (un peu too
much) qui fait virevolter toutes les couleurs au bout de ses doigts pour nous montrer que ça ira mieux demain si
on l’écoute gentiment. Qui ressemble tellement aux autres. À ceux qu’il dit
combattre. Qui en réalité comme lui ne disent jamais clairement, s’abritant
derrière le flou de l’intérêt général,
qui ils représentent vraiment et quels intérêts ils servent en réalité ni comment ils vont faire
précisément. Sans programme superflu dorénavant remplacé par des thèmes sortis
d’enquêtes d’opinion et quelques sujets clivants montés en neige par des batteries
de sondages. Des élus qui font et votent des lois à l’encontre de ce qu’ils
nous promettent. Des élus normaux donc encore une fois. Juste un exemple pour
sourire, tiré du sérail où toute cette comédie se déploie. Soulevons ce tapis avec malice.Et aussi pour notre édification même
si ici ce ne sont que quelques échantillons.
Sommes-nous ces moutons que l’on agite à la
remorque de ce type de politiciens. Avec
les résultats que l’on sait. Fortes abstentions puis fortes fluctuations, forte instabilité politique et
des pratiques et partis politiques de plus en plus à la dérive. Et un pays qui
se déchire peu à peu.
Nos concitoyens ne s’y reconnaissent plus et
veulent une réforme profonde de nos institutions à laquelle ils trouvent normal
de participer en demandant les outils institutionnels leur donnant le pouvoir de s’impliquer, de se faire respecter et de responsabiliser les
dirigeants qu’ils élisent sur les engagements qu’ils prennent envers eux. Des
demandes simples dont tout le monde a maintenant compris la nécessité. Une
réalité politique pourtant assez méthodiquement invisibilisée.