@Fanny
et
une autonomie des régions de l’Est (Trump est prêt à les reconnaître russes de
facto, pas moi).
L’UE est une
horreur avec ses ambitions d’effacer les nations au profit de régions
économiques (un crime contre l’Histoire), avec l’idée de réduire l’Europe de l’Ouest
à une grande zone de libre-échange, de concurrence absolue sans colonne
vertébrale autre qu’un vague idéologie woke.
L’UE est en
train de perdre la bataille mondiale des grandes zones géopolitiques, dans le
monde multipolaire qui se bâtit. Face aux droits de douane de Trump et à sa
monnaie armée, face à la quincaillerie envahissante et destructrice de Xi, elle
n’a rien à opposer que des principes et des postures. Nul.
Mais une
chose est à retenir et conserver : la libre circulation des hommes à l’intérieur
de l’UE. Une vraie conquête d’une importance considérable. Mais qui ne fonctionne
qu’à la condition qu’il y ait de vraies frontières à la périphérie (ce que l’UE
ne parvient pas à réaliser, faute de volonté politique, et de soumission avec l’ONU
à l’idéologie mondialiste qui prône des dizaines de millions d’immigrés pour l’UE).
Mon projet
est un continent ouvert de Brest à Vladivostok, avec la libre circulation des
hommes, comme aujourd’hui dans l’UE. Avec un rééquilibrage des pouvoirs entre
les nations, rééquilibrage en faveur des nations, et un centre politique, sorte de « conseil
des nations ». Avec une idéologie beaucoup plus ouverte et tolérante que ce judéo-christianisme en décomposition vers un wokisme destructeur. Et des frontières solides délimitant cette immense entité :
le continent euro-asiatique.
Dans cette
optique, le fait que le Donbass soit ukrainien ou russe est tout à fait secondaire,
dès lors que la libre circulation est effective dans l’espace euroasiatique.
Cela suppose
une mutation : que nos élites mutent d’une mentalité euroaméricaine (que
Trump est en train d’ailleurs de troubler, de perturber – du coup nos
dirigeants ne savent plus trop où ils habitent) à une mentalité euroasiatique.
On en est
encore assez loin, nos dirigeants étant toujours fascinés par l’Amérique (notre
génération des boomers qui dansait le rock ‘n roll et baragouine l’Américain : l’IA US est leur nouvelle frontière) mais cette mutation est la condition d’une
Europe qui ne soit pas le parent pauvre du monde qui vient. Les efforts de
Macron pour passer d’un parapluie nucléaire américain à un parapluie français
vont dans le bon sens. Le pivot des USA vers l’Asie, laissant un peu tomber l’Europe,
est le bon moment pour lancer un projet euroasiatique d’envergure. Cela ne peut
se faire qu’avec la Russie, pas contre elle.
Un rêve ?
Non, une necessité.