@lecoindubonsens
Je n’ai fait que répondre avec autant de précision que possible à
chacun de vos posts et en reprenant donc vos propres termes pour en exposer
leurs contradictions avec la réalité. J’ai essayé d’éclairer pour vous ce point
essentiel que la productivité actuelle est bien davantage le fait de la
production, et reproduction, en valeur, du capital fixe que du travail
productif humain. C’est donc la cause structurelle d’une grande partie de la
dette, que vous ne voulez pas voir.
Mais dès votre premier post vous parlez de
« 24 millions de travailleurs productifs », alors qu’au sens de
l’INSEE, c’est déjà un chiffre supérieur à l’ensemble des actifs dans le pays,
toutes catégories ! (Mais inférieur à celui du BIT, 30,9 millions, qui
globalise comme « actifs » toute la tranche d’âge 15-64 ans, sans plus
de discernement, soit 22,8 million d’actifs avec le coefficient INSEE).
Et dans le dernier post cité, c’est bien vous qui
m’imputiez de parler de « 20% de travailleurs productifs selon vous »
(... donc moi), alors que c’est bien la part de l’ensemble des actifs telle que
considérée dans le secteur productif proprement dit par l’ensemble des études
statistiques.
A présent vous tentez donc en quelque sorte de
faire passer à la trappe cette bévue, mais au fond, ce n’est donc pas le pire,
mais bien plutôt que vous passiez systématiquement le problème du cycle de
renouvellement du capital fixe à la trappe, alors qu’il est désormais à la base
du fonctionnement de l’économie moderne, et qu’en combinaison avec la
répartition actuelle des secteurs d’activité il ne peut que générer une dette
structurelle et systémique en partie incompressible et qu’il faut donc maîtriser pour pouvoir la limiter, à défaut de pouvoir la résorber complètement.
Sans le développement actuellement systémique de
la dette, aucun des « superprofits » qui s’étalent dans la société ne
seraient possibles, et c’est en ce sens qu’ils ne sont plus capitalistes à
proprement parler, mais bien des parasites banco-centralistes de la dette publique
et privée. Banco-centralistes parce que dépendants des politiques
monétaires des Banques Centrales, Fed aux USA, BCE en UE, dont France, BoE en
GB, BoJ au Japon, PBoC en Chine, principalement.
Je n’ai pas de « solution miracle » à proposer et je
doute même qu’il en existe une, surtout actuellement, mais en tout cas, simplement
l’ébauche d’une stratégie, sinon d’une solution radicale, commence par une
prise de conscience des données réelles du problème, et non par leur
occultation, sous quelque forme de déni que ce soit.
Luniterre