@lecoindubonsens
Au début de
votre post vous reprenez votre confusion habituelle :
"20 millions de jeunes (futurs actifs qui ne
produisent pas encore), 17 millions de seniors (anciens actifs qui ne
produisent plus) et entre les 2, 30 millions de potentiels actifs donc
seulement 24 millions produisent (les autres 6 millions sont de type assistés,
chômeurs)."
Et pourtant ensuite vous admettez :
"Nous sommes aussi OK sur les statistiques 20% 80%
entre production de base et services."
Comme je vous l’ai déjà expliqué, au sens de l’INSEE,
et pas seulement au mien, pour comprendre l’évolution économique il faut
absolument distinguer la notion d’actif, au sens général de travailleur utile à
la société, quelque soit sa fonction, de la notion de productif, qui ne s’applique
qu’à la production de marchandises et de biens, c’est-à-dire essentiellement l’industrie,
l’agriculture et la pêche, et point barre !
Donc je ne parle pas de « déséquilibre des
investissements », ce qui est votre lecture de mes propos, mais de
déséquilibre dans les échanges entre catégories sociales, ce qui revient dans
plusieurs de mes posts.
Le déséquilibre des investissements existe aussi,
évidemment, comme conséquence de la « tertiarisation » de la société,
et de sa désindustrialisation.
Mais même si l’on fait abstraction du commerce
extérieur, le déséquilibre entre catégories productives et services est bien
tel que la masse des produits consommés représente d’abord et avant tout, en
valeur, la valeur d’amortissement du capital fixe et non pas essentiellement la
valeur du travail productif de seulement 20% des actifs.
Or par définition, l’amortissement n’est pas le
profit, comme je me suis déjà permis de vous le rappeler, dans la mesure où ces
notions élémentaires d’économies semblent vous échapper.
Or y
rajouter une marge arbitraire de profit est toujours possible tant qu’il y a de
la monnaie en circulation, mais si elle ne provient donc pas essentiellement du
travail productif des 20% du dit secteur productif, cette monnaie provient donc
bien en grande partie d’une création ex nihilo par la dette, et qu’elle soit publique
ou privée ne fait pas de différence, globalement, vu qu’elle finit donc bien
dans le circuit de la consommation.
(A noter
encore, ici, que cette monnaie extra ne peut pas non plus provenir du secteur
tertiaire, qui génère aussi sa propre masse (considérable) de capital fixe à
amortir, déjà !)
En résumé,
encore une fois, ce que vous « passez à la trappe » c’est ni plus ni
moins que l’ensemble du cycle de renouvellement du capital fixe, c’est à dire
la base même de l’économie actuelle !
On en
revient donc toujours au fait qu’actuellement, en France comme aux USA et dans
la plupart des pays occidentaux et/ou industrialisés depuis plus d’un siècle, l’évolution
de l’appareil productif est telle que seule la dette soutient encore une
économie autrement potentiellement non viable, comme les crises de 2007-2008 et
2020-2021 l’ont montré.
Aujourd’hui
sur Ciel de France :
France
Finances, ça Balance... Mal ! Déficit Public Vs Dividendes CAC 40
https://cieldefrance.eklablog.com/2025/05/france-finances-ca-balance.mal-deficit-public-vs-dividendes-cac-40.html
Avec une illustration qui peut vous
aider à comprendre :
https://image.eklablog.com/ygDeM79UqLwQrZo9KLJrvMZN3eU=/filters:no_upscale()/image%2F1241236%2F20250518%2Fob_b3b8a6_bc3.png
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