Ce qui fait la valeur d’un bien, en fin de compte, c’est sa
valeur d’usage (*) : combien d’argent est-on prêt à dépenser pour l’acquérir ?
Ce qui fait donc la richesse d’une société, c’est l’adéquation
entre les besoins, la masse des biens et services disponibles pour y répondre,
et la masse monétaire en circulation pour faire se rencontrer les biens et/ou
services d’un côté, et les besoins, de l’autre.
La question de savoir d’où vient l’argent, en termes de
richesse de la société, est donc tout à fait secondaire, sinon carrément
superfétatoire, vu précisément sous l’angle de la richesse !
La « fausse monnaie » convertie en vrais biens
cesse donc aussitôt d’être fausse, tant que la transaction est entérinée par le
droit.
L’argent de la dette publique, comme celui des services
publics et du dit « secteur non marchand » devient donc concrètement
et tout à fait légitimement une part du PIB précisément dans la mesure où il
est in fine converti, par la dépense, en biens concrets et services payés, par
ce biais comme par un autre, et qui sont donc partie intégrantes de la richesse
nationale, en termes de valeurs d’usage.
Je ne suis pas un inconditionnel de l’INSEE, mais dans l’ensemble
ils font plutôt bien leur boulot, et surtout en termes d’économie, puisqu’ils
doivent répondre aux besoins des milieux d’affaires en termes d’outils statistiques
concrètement utilisables.
Dans la mesure où le thème de votre article, selon le titre,
est la croissance, le seul vrai problème est de savoir si elle répond aux
besoins ou non et votre article, pour l’essentiel, passe donc à côté de la
question, que je ne tenterais pas, pour autant, de « résumer » dans
un post !
Tout étant relatif, et bien que je sois plutôt carrément aux
antipodes des idées générales de « Spartacus Lequidam », je trouve, à
titre exceptionnel, qu’il fait davantage preuve de logique et de bon sens, dans
son post, que votre article !
Autrement dit, la situation du pays ne cesse de se dégrader,
mais le fait est bien qu’il y a encore bien pire ailleurs.
Ce n’est évidemment pas une raison pour ne pas chercher des
solutions chez nous, tant qu’il en est (peut-être) encore temps !
Luniterre
(* contrairement à ce que racontent les peudos-« marxistes » qui n’ont pas lu Marx, ou seulement quelques passage du « Capital », c’est aussi ce qu’en pensait Marx, notamment dans les Grundrisse, qui sont comme leur nom l’indique en allemand, à la base même de son oeuvre.)