Extraits 1 :
François Bayrou souhaite ouvrir un débat sur l’identité
française.
Ce
débat est odieux. Il n’a pas de sens, il n’a donc pas lieu d’être. C’est
la 7e fois que le sujet d’identité est évoqué depuis 1987 ! C’est une opération
purement politicienne. Elle fracture la société et brutalise les
individus. Il faut mesurer la meurtrissure qu’un tel débat représente pour des
millions de gens. Aujourd’hui, un Français sur quatre à un
grand-parent étranger. Et comme on a affaire à un gouvernement qui ressort les
vieux concepts Pétainiste de “français de papier”, l’alerte est
maximale.
François Hollande a jugé ce “débat inutile”, quand
Olivier Faure a indiqué qu’il n’y avait “pas de tabou”…
....
L’un a inventé la déchéance générale de la nationalité, et le second capitule
sans combat en validant l’ouverture de ce qu’il appelle « un débat »
...C’est une ruse politicienne des gens au pouvoir pour diviser les gens. Pour
substituer aux questions sociales une dispute sans objet et sans fin. Le
but : installer la « préférence nationale » et priver des
millions de gens de sécurité sociale. Le gouvernement cherche l’alliance avec
l’extrême droite. Car sur ce sujet, Marine Le Pen mène la danse.
Bruno Retailleau et Gérald Darmanin ont évoqué l’idée de
restreindre le droit du sol .
Le
peuple français n’est décrit ni par une religion, ni par la couleur de peau, ni
par la langue 29 pays ont le français comme langue officielle.
Nous sommes Français par une définition qu’on s’est donnée nous-mêmes : le
peuple est uni par un contrat politique : Liberté, Egalité, Fraternité. Tu es
d’accord avec ça ? Tu es français. Mettre en cause le droit du sol, qui date de
1515, c’est curieux de la part des gens qui défendent les traditions. D’autant
que cette manière de nous définir comme Français a fondé notre universalisme,
celui de la Déclaration des droits de l’Homme. Donc, leur attitude
est anti française.
Soyons
clairs : entre M. Bernard Arnault, qui a pour lui “le droit du sang”, et qui
menace de délocaliser pour éviter l’impôt, et 400.000 sans-papiers
qui travaillent ici en payant des impôts, j’ai une préférence sociale
pour ces 400.000-là.
À
suivre :