Il est vrai que
toutes les victimes de viol doivent être reconnues publiquement et que des
condamnations sévères doivent être prononcées à l’encontre des auteurs de ces
crimes. Il est vrai qu’il faut du courage pour exposer ces situations abjectes
devant un public qui n’est pas toujours assez respectueux des souffrances
endurées par les victimes. Je crois que la publicité sur ces déviances est
nécessaire pour rappeler qu’elles sont plus courantes qu’on ne peut l’imaginer,
jusqu’aux violences sexuelles sur les enfants.
Je souhaite que
le livre de « mémoires » que Gisèle Pelicot se propose de publier lui
sera personnellement, une psychothérapie salutaire…mais aussi mettra en perspective,
ce que, de par le monde, les autres femmes et enfants subissent dans les zones
de conflits : d’Ukraine à Gaza, et ailleurs. Par exemple, depuis plus 30
ans, entre le Rwanda et la RDC, le viol est une « arme de guerre » utilisée
par le régime sanguinaire de Kigali. Cette situation n’est quasiment pas
médiatisée et certainement pas assez dénoncée dans nos médias. Même le Dr
Mukwege, « L’homme qui répare les femmes » et Prix Nobel de la
paix 2018, est victime des sarcasmes du dictateur, Paul Kagame, qui ose dire en
l’évoquant : « On lui donne un Prix Nobel et puis on lui fait dire n’importe
quoi ».
Où sont les médias
qui mettront en abîme les humiliations et les maltraitances d’un tout un peuple,
pauvre et martyr, avec la décadence d’une société malade de son surdéveloppement ?
Bien à vous.