@Fanny
« ontologiquement incapable d’imiter
l’Occident »
Je reviens sur cet article du Figaro qui vaut son pesant de cacahuètes et permet de
comprendre bien des choses de l’actualité la plus chaude.
Cette phrase de l’auteur de l’article, Tétreau, résume 500
ans d’idéologie occidentale, idéologie qui ne manque pas de séduire et qui a
séduit la planète, parfois un peu brutalement mais c’est une arme de séduction
bien connue des mâles dominants, ce que nous étions, et ne sommes plus ayant confié
notre bâton aux USA.
Il n’y aurait donc qu’une seule façon de voir le monde (« ontologiquement »),
la façon occidentale. Tétreau ne peut bien entendu en imaginer d’autres puisqu’il
ne les connaît pas.
D’autres civilisations ont une approche différente de la
nôtre, portée haut aujourd’hui par les USA. Les Chinois par exemple se moquent
totalement que vous soyez « ontologiquement » incapable d’imiter la
civilisation chinoise. Restez ce que vous êtes, disent-ils, on s’en fiche
pourvu qu’on puisse commercer avec vous selon les règles millénaires des
échanges commerciaux. Comme nous les Occidentaux respectons ces règles, on ne
verra pas les Chinois venir nous bombarder pour nous imposer d’être comme eux « ontologiquement »,
ce dont nous serions « ontologiquement » incapables (comme les Russes
face à l’Occident).
Pour nous Européens, ayant perdu le gros bâton, il reste la
souffrance « ontologique » de n’être plus grand-chose, sauf à imiter
le nouveau maître dont nous essayons désespérément d’imiter les moeurs et
parler la langue.
Que faire ? Regarder vers la Suisse, petit pays très
industrialisé, très riche et très intelligent, ayant confié sa défense et sa démocratie à chaque
citoyen, et refusant de se laisser absorber et diluer par un monstre sans tête
comme l’UE. Un bon modèle.
« le seul langage qu’il soit capable d’articuler celui
de la force, de la coercition, de la sauvagerie ».
On imagine la scène historique qui terrorise Tétreau :
le jeune Louis XV, tout en délicatesse, finesse, élégance face à Pierre Ier, ce
géant mal fagoté, puant, les mains encore marquées des traces de tortures et
strangulations qu’il a infligées à ses compatriotes, le visage marqué par les
beuveries accompagnées de viols et de crimes auxquelles il avait coutume de
participer. Cette scène habite d’ailleurs l’esprit de tous nos « journalistes »
quand ils rendent compte de la guerre d’Ukraine (Boutcha …).
Il faut bien sûr ne pas oublier l’histoire qui habite nos
esprits, qu’on le veuille ou non, et se souvenir que la Russie a connu une
Histoire très violente (Tatars), sans doute plus dure que la nôtre. Mais on peut aussi
se souvenir que la Russie a su gérer sa confrontation avec le monde musulman, combattant
puis absorbant cette civilisation venue en Russie dans des perspectives de conquête
et de domination ... La « sauvagerie » peut-être, mais pour la bonne
cause. A méditer.
« Nous avons toujours payé très cher notre étrange
fascination pour ce pays. »
La terreur qui habite Tétreau face à la Russie le fait
carrément divaguer.
Au XXème siècle, celui des terribles épreuves pour notre
pays, la Russie fut toujours à nos côtés.
On doit même tout simplement retourner cette phrase
psychopatique de Tétreau : on a toujours bénéficié des bienfaits de notre
alliance avec ce pays.
Quant à la fascination, c’est exactement l’inverse. C’est la
Russie qui est fascinée par la France, Russie plus napoléonienne que nous
autres Français aujourd’hui, malgré la bataille de la Moskova (Borodino en
Russe).