@Eric F
Si vous avez « envie de comprendre », je vous livre cet extrait d’une étude phare du mois de juin 2015. Sinon pensez « virus ».
... " Les preuves bien établies de l’influence de la pollution aux PM2,5 sur divers problèmes de santé ont donné lieu à d’importants efforts de recherche visant à comprendre les fondements biologiques de la toxicité en identifiant les mécanismes responsables. Bien qu’il reste encore beaucoup à comprendre, notre compréhension des effets physiologiques et des mécanismes biologiques plausibles liant l’exposition aux PM2,5 à court et à long terme à la mortalité et à la morbidité a rapidement évolué et continue de le faire.
Par exemple, en étudiant les changements physiologiques subcliniques, la recherche épidémiologique a signalé des variations des biomarqueurs cardiovasculaires de l’inflammation systémique, tels que la protéine C-réactive et le fibrinogène – des réponses subtiles systématiquement associées aux maladies cardiovasculaires et aux décès ultérieurs (Brook et al., 2010).
Un outil particulièrement puissant pour étudier les voies mécanistiques et les paramètres physiologiques liés aux effets indésirables après une exposition au DEP (particules diesel) est l’utilisation d’études d’exposition contrôlée chez des volontaires sains (Salvi et al. 1999, 2000 ; Mudway et al. 2004 ; Pourazar et al. 2004, 2005 ; Mills et al. 2005 ; Behndig et al. 2006 ; Peretz et al. 2007 ; Tornqvist et al. 2007 ; Lucking et al. 2008 ; Lundback et al. 2009) ainsi que chez des asthmatiques légers (Stenfors et al. 2004) et des personnes atteintes d’une maladie coronarienne stable (Mills et al. 2007). Des expériences d’exposition aux DEP soigneusement caractérisées et pertinentes pour l’environnement, combinées à des mesures cardiovasculaires, un LBA et une biopsie bronchique, ont révélé des réponses systémiques, pulmonaires et cardiaques bien définies impliquant diverses perturbations cellulaires et moléculaires. Il est probable que les associations entre les différents constituants des PM et les effets sur la santé résultent de voies mécanistiques multiples, complexes et interdépendantes agissant sur différents mécanismes physiologiques.
Les données actuelles soutiennent cependant une chaîne d’événements impliquant un stress oxydatif et une inflammation pulmonaires et systémiques induits par la pollution, une translocation des constituants des particules et un risque associé de dysfonctionnement vasculaire, d’athérosclérose, d’altération de la fonction autonome cardiaque et de maladies cardiovasculaires ischémiques et pulmonaires obstructives (Kelly et Fussell 2015 ; Fig. 4).