@La Bête du Gévaudan
C’est beau
comme du Jordan (vous mettez le nom que vous voulez,cela marche aussi).
« Tant qu’on ne comprends pas la notion
de racisme social, on ne comprend pas la gauche. »
Après la
période, je vous la fait sérieux et bien
élevé, on dirait bien que l’extrême-droite est obligée de revenir à ses
fondamentaux d’origine depuis qu’elle s’est cramée toute seule en plein vol. Heureusement
qu’elle a des pompiers volants ici venus à son secours, tous clignotants allumés et sirènes à fond. On
a l’impression de se faire tous engueulés mais c’est vrai qu’on se marre quand même
un peu devant le burlesque du spectacle. On a envie de dire bis.
Sinon, un
petit rappel qui ne peut faire pas de mal pour ceux qui ne seraient pas
encore au courant.
→ Le racisme peut tous nous toucher, plus ou moins, dans
certaines circonstances, soit en le subissant, soit en en faisant preuve. Et
les deux n’étant pas incompatibles. Nous pouvons aussi ne pas nous
laisser faire, submerger ou piéger. Et c’est ce que nous faisons pour la
plupart d’entre nous la plupart du temps. Le danger vient de ceux qui le
manipulent en en faisant cyniquement un outil de domination politique fondée
sur l’inégalité, l’injustice et le rejet, premiers pas vers la
deshumanisation pouvant aller jusqu’au pire selon les circonstances. Nous
connaissons tous plus ou moins bien les leçons de l’histoire et nous
avons tous aussi à les réapprendre personnellement et à y réfléchir afin de ne
pas avoir à les revivre sans fin. Les meilleurs amis du racisme social sont
ceux qui ont tout fait pour que persistent les ghettos de pauvres et d’immigrés,
le meilleur terreau pour la misère et les désordres en tous genres. En
s’assurant ainsi des rentes électorales qu’ils espéraient acquises pour
longtemps. En sous-estimant nos capacités à identifier ces mécanismes sociaux
et ce qu’ils en font et comment ils s’en servent en repoussant les
solutions.
L’extrême-droite et la droite avec
elle ne sont pas prêtes à renoncer à cette martingale qui est la
clef de leur survie et utilité politique particulièrement pour la
première. Il s’agit de l’adjuvant et catalyseur essentiel de son
idéologie. Celui qui fait la différence jusqu’ici. Le plus vieux, celui présent
dès ses premiers pas historiques. Déjà là au pied des fonds-baptismaux de
l’origine. Au pouvoir quand le pays était occupé. Il s’agit de travailler
méthodiquement à substituer la lutte contre l’étranger (les plus pauvres en
fait, étrangers ou pas, censés fainéants et fraudeurs, parasites
par nature) à la lutte contre l’exploitation et les injustices en poussant les
exploités à se disputer entre eux pour pouvoir les exploiter dans les
meilleures conditions. Travailler ainsi à inverser les règles républicaines en
substituant la division au rassemblement des citoyens par des droits et devoirs
communs. En instrumentalisant la langue, la couleur de peau, la religion, notre
histoire et celle du monde, pour en faire des prétextes à la division et
aux conflits. Avec la haine pour donner du goût à la mixture. En tentant
maintenant de franchir un degré supplémentaire vis-à-vis de ses prédécesseurs
en s’imaginant comme eux en leur temps que le fruit étant pourri à point
et à leur goût, le moment est venu d’apporter sa propre contribution à la
perversion politique et au renversement des valeurs. En se faisant passer
dorénavant pour défenseur de l’antisémitisme quand il s’agit de justifier la
confiscation à un peuple les conditions de son existence et les moyens
d’être correctement représenté politiquement. En le réduisant à une poignée de
terroristes religieux financés au départ par ceux-là mêmes qui s’en servent de
repoussoirs maintenant dans l’accomplissement de leur stratégie d’éradication.
Ces gens jouent cyniquement comme leurs prédécesseurs historiques une carte
dont ils savent qu’elle est très dangereuse et qu’elle a déjà fracturé notre pays
et d’autres, celle du racisme et de la haine qui permettent et justifient tout.
Le mensonge, la bêtise, l’ignorance réelle ou simulée, la violence,
l’injustice, l’inégalité, la privation des droits et de la liberté. Et tout
cela pour le maintien des privilèges d’une oligarchie et ses obligés de nouveau
aux abois. Une extrême-droite qui en temps de crise contamine la droite
qui ne demande pas mieux. Un déjà vieux parti fatigué, déjà abîmé dans des
malversations de l’argent public avant même d’avoir eu en mains des
manettes, grisé par une poussée éphémère de voix le conduisant à
s’empêtrer dans des combines électorales et la déclinaison au superlatif
du mensonge politique. Nous ne pouvons plus faire semblant de ne pas voir
cet engrenage mortifère vers lequel l’extrême-droite et tous ceux qui
l’accompagnent dans sa propagande sans dire de quoi il s’agit vraiment
essaient de nous entraîner. De ne pas voir et dire, sous prétexte que
l’essentiel des médias n’en parlent pas franchement parce qu’ils
sont aux mains d’oligarques qui ont toujours été historiquement les
mécènes indispensables et déterminants de ces affaires. Qui entretiennent chez
nous et ailleurs aussi, avec leurs algorithmes dans les réseaux sociaux,
leurs chaînes d’info et instituts de sondages, sa surexposition sur la
scène médiatique avec l’aide de chefferies médiatiques devenues des
mercenaires. Les mêmes oligarques qui délocalisent leurs productions et
services, tout en bénéficiant de subventions sans contrepartie, pour des salaires
moindres, des conditions de travail moins coûteuses et ici, moins
d’emploi, moins de pouvoir d’achat et moins de cotisations pour le budget de
l’état, moins de rentrées d’impôts aussi et donc moins de moyens pour les
besoins du plus grand nombre et nos services publics. Saluons ce culot.
Voilà des gens qui n’ont pas peur des contradictions nous estimant incapables
de les comprendre tellement ils nous méprisent nous leurs concitoyens et
électeurs en se réjouissant de notre bêtise. Serons-nous encore longtemps leurs
couillons volontaires ? À nous d’en décider.