@Giuseppe di Bella di Santa Sofia
venez
avec des faits
Là, Bella,
vous nous faites franchement rire.
Vous raclez
toutes les poubelles de la propagande occidentale, les milliards à Poutine et
Kirill, et vous prétendez argumenter avec des faits confirmés, reprochant à vos contradicteurs de n’en point avancer de solides. Et les vôtres ?
Je ne sais à
peu près rien de ce hiérarque de l’église orthodoxe moscovite, mais je sais que les
patrons des églises sont en général à la tête de capitaux importants, qu’ils
sont à la fois chefs spirituels et chefs d’entreprise.
L’église
orthodoxe se serait enrichie via un trafic de tabac ? Pas impossible. Le
moine Kirill aurait tout mis dans sa poche ? Possible, mais vous ne
disposez d’aucun élément de preuve pour appuyer cette hypothèse en forme d’accusation.
La belle montre de Kirill, ses villas sont-elles sa propriété personnelle ou
celles de l’église ? Vous n’en savez rien.
Vos
prétendues vérités sont immédiatement reprises pour argent comptant par les
poutinorussophobes habituels, et vous les en remerciez chaudement : « dont
le goût immodéré pour le luxe ostentatoire est une insulte aux orthodoxes
modestes » écrit l’un. Réflexion alliant l’ignorance (aucune preuve des
faits avancés par l’article), l’arrogance (s’imaginer qu’un chef religieux doit
être pauvre dans toutes les cultures, c’est du nombrilisme), l’erreur (croire que les
fidèles sont insultés par la richesse supposée de leur guide dépend des cultures et s’avère le plus souvent faux).
L’argument
le plus sérieux : le refus d’une partie du clergé de soutenir la guerre. C’est
tout à leur honneur. Mais chacun sait que les églises se battent rarement
contre le gouvernement de leur pays en guerre. J’ai vécu du temps de la guerre
d’Algérie et je me souviens des « porteurs de valises », des
manifestations de la gauche contre la guerre. Mais je n’ai aucun souvenir de protestations
de l’église. Mitterrand pouvait guillotiner tranquille. Qui ne dit mot consent.
Les
relations entre l’église et le pouvoir en Russie sont de toujours. Sous le Tsar
évidemment puisqu’il tenait son pouvoir de Dieu. Sous le soviétisme pour une
question de survie de l’église persécutée. Et bien sûr aujourd’hui où Poutine
ne restaure pas une « démocratie LGBT » (j’ai écouté Rochebin face à
Orban : pour lui, le vrai critère de démocratie occidentale c’est la Gay
Pride + les financements extérieurs) mais reprend les recettes du passé tsariste et soviétique (Staline pendant
WWII).
Il y a bien
un gap culturel entre Nous et les Russes. Il nous explose à la figure à l’occasion de la guerre d’Ukraine. Vous feriez bien de l’accepter car
dans le monde multipolaire (multiculturel) qui s’installe, il faudra bien vivre
et échanger avec les autres cultures. Tous ne seront pas LGBT.
Je voudrais vous rendre service, vous suggérer un sujet pour votre prochain article poutinorussophobe, mais je ne trouve pas, vous les avez tous faits : le Pacte, Poutine et les Juifs ...
Pour compenser mon manque d’imagination, et pour vous sortir un peu du poutinisme, voici un problème de maths à l’énoncé simplicime : prenez une feuille de papier rectangulaire, le grand côté vertical. Prenez l’angle en haut de la feuille à droite et rabattez le au milieu du côté inférieur du rectangle de sorte que le coin que vous avez rabattu divise le côté inférieur du rectangle en deux segments égaux. Si le petit côté du rectangle (celui sur lequel le coin a été rabattu) fait 168 mm et que le pli que vous avez fait mesure 175 mm, quelle est la longueur du grand côté du rectangle ?