@Patrice Bravo
On trouve sur le web quelques réponses à nos interrogations. J’ai trouvé un document de 58 pages sur la « Russian New Agency Inforos ». Il y est question de l’Obervateur Continental, d’AgoraVox de Patrice Bravo... Ce document est au format PDF.
Je donne rapidement ma traduction de la conclusion.
==================================
Ce qui nous semble intéressant ici, c’est que la stratégie que nous avons observée ressemble à celle décrite dans le rapport de l’Observatoire Internet de Stanford sur les opérations d’information du GRU. Le rapport conclut qu’il s’agit d’un moyen pour le GRU « d’exercer une influence en introduisant ses récits dans l’écosystème plus large des médias avec l’aide de groupes de réflexion, de sites web affiliés [etc] ».
L’Observatoire de l’Internet de Stanford ajoute également : « Soit il [le GRU] n’a pas considéré la maximisation de l’engagement du public sur le site social comme une priorité, soit il n’avait pas les moyens de le faire. Au contraire, il semble avoir conçu son opération pour obtenir une influence par d’autres moyens. »
Nous sommes convaincus que nos conclusions jettent un nouvel éclairage sur les nouvelles stratégies déployées par certains acteurs pour diffuser de la désinformation et des récits polarisants dans le monde entier. Ces acteurs continuent à innover et à essayer de rester indétectables, en se concentrant sur la diffusion de récits plutôt que sur le développement de grands comptes sur les médias sociaux. En utilisant un réseau de sites web proxy et des partenariats avec des portails conspirationnistes bien établis, ils parviennent à s’assurer
que le contenu circule largement, ce qui rend encore plus difficile le retour à la source originale (dans ce cas, InfoRos).
Il est essentiel que la lutte contre la désinformation s’adapte à ces innovations. Ces acteurs savent trop bien que les institutions sont à la recherche de « données » et d’« indicateurs de performance clés », plus ils sont importants, mieux c’est. Au cours de notre enquête, nous avons également été interrogés par nos partenaires sur la portée plutôt limitée (à première vue) des sites web que nous avons examinés. Comme nous l’avons démontré dans ce rapport, la portée de ces sites web va bien au-delà de ce que leur compte Facebook ou Twitter laisse entrevoir. Nous sommes profondément convaincus qu’il est important de garder cela à l’esprit lorsqu’on signale des cas de désinformation ou lorsqu’on demande aux plateformes de transparence sur les données : « plus » n’est pas toujours la meilleure solution.