et donc ? J’ai lu la préface de Charles de Gaulle et l’irruption hitlérienne disponible en ligne... cela ne nous apprend rien de nouveau ! On sait parfaitement que De Gaulle s’est révolté contre les conceptions de l’état-major et de son ancien mentor Pétain... et qu’il s’est rapproché de Paul Boncourt et surtout de Paul Reyaud qui deviendra son mentor (et lui confiera des fonds secrets à la veille de son départ pour Londres). Il faut lire les Mémoires et Vers l’armée de métier. Tout le combat de De Gaulle entre-deux-guerres est bien expliqué.
De Gaulle réclamait une force mécanisée professionnelle et réactive, à même d’attaquer préventivement l’Allemagne. Au lieu d’attendre passivement que les Allemands s’arment et nous tombent dessus. De Gaulle s’acharne à expliquer qu’une politique défensive réclame des moyens offensifs... De Gaulle dut faire face notamment au « camp pacifiste » (de droite et de gauche) qui formera de gros bataillons de Vichy, ainsi qu’à la gauche qui craignait une armée trop puissante. Le résultat fut le désastre de 1940 et l’occupation nazie.
Le fait que De Gaulle était de droite, catholique, royaliste et identitaire n’est un mystère pour personne. C’est plutôt une leçon politique et morale adressée aux « anti-fascistes » qui ont permis l’expansion hitlérienne voire sombré dans la collaboration. Le libéral-conservatisme catholique de De Gaulle s’opposait aux conceptions corporatistes (voire fascistes) de l’Action Française et des néo-bonapartistes, autant qu’au collectivisme de la gauche socialo-marxiste. Et c’est une leçon à retenir pour notre époque... le fascisme n’est pas toujours là où on le croit.