les effets délétères du statut de monnaie de réserve du dollar sont connus depuis fort longtemps (Robert Triffin, Jacques Rueff, etc.). Il est en effet plus commode d’imprimer de la monnaie plutôt que de produire de la richesse, puisque la demande mondiale est insatiable.
Le dollar (de même que les emprunts français, allemands, anglais, etc). continuent d’être demandés sur les marchés, y compris émergents. Car ils sont en réalité très difficiles à remplacer. Ils servent de réserve et de garantie pour les institutions du monde entier et pour les gros contrats.
Aucun pays émergent n’offre à ce stade la même garantie, transparence, profondeur historique et institutionnelle que les pays occidentaux. Les pays émergents demeurent fermés et opaques. Or, pour remplacer les Occidentaux, il faut offrir aux prêteurs les mêmes conditions de transparence et de stabilité institutionnelle et historique. La Chine elle-même n’est guère pressée de s’y plier.
Les Occidentaux demeurent puissants financièrement au plan mondial. C’est leur économie domestique (intérieure) qui va mal. Il faudrait sortir de l’assistanat et de l’immigration non-qualifiée qui encouragent artificiellement des secteurs à faible valeur-ajoutée (bâtiment, grande distribution, service à la personne, tourisme, etc.), et entretiennent le marasme. Les marché du travail intérieur occidental doit accomplir un saut qualitatif et culturel pour se mettre à la hauteur de sa haute densité capitalistique. Ce qui réclame de sortir à la fois de l’assistanat misérabiliste et du mythe de la ré-industrialisation bas-de-gamme. ...Mais c’est plus facile à dire qu’à faire.
La question de l’aristotélisme médiéval, si souvent donnée en exemple par les islamophiles, montre au contraire exactement la différence d’attitude entre l’Orient et l’Occident :
=> face à un même apport du substrat païen antique (en l’occurence la doctrine d’Aristote) :
— le monde islamique a fini par rejeter (Averroès est hérétique en islam) — le monde catholique a acquis et transformé (Thomas d’Aquin est saint en romanité, et le thomisme a servi de matrice à la révolution rationnelle moderne en Occident).
On voit donc dès cette époque deux attitudes civilisationnelles radicalement différentes : l’Occident chrétien acquiert des savoirs et les transforme, alors que l’Orient musulman rejette les savoir et décline.
Il faut donc rappeler toujours à nos interlocuteurs islamophiles que leur exemple favori de l’aristotélisme médiéval illustre de manière frappante la divergence culturelle entre la chrétienté et l’islam... et illustre et explique pourquoi l’Orient décline alors que l’Occident croit. Avec 800 ans de recul, c’est même frappant.
Ajoutons, en effet, que les élites (religieuses) occidentales ont étudié le monde arabe et islamique depuis toujours... alors que l’inverse n’est pas vrai... Stéphane Azhiari montre très bien que l’Occident est curieux intellectuellement, au contraire du monde musulman qui est fermé. Mais que, être curieux ne signifie nullement adopter une culture externe néfaste (l’Occident a précisément refusé l’islam en toute connaissance de cause !).
Précisons quelques points encore : — la doctrine religieuse catholique était solidement établie depuis plusieurs siècles quand l’islam a émergé. C’est donc plutôt le christianisme qui a influencé l’islam que le contraire. — au moyen-âge, l’Orient est encore massivement juif et chrétien. Les musulmans occupent surtout les fonctions d’exploitation et de répression. Une bonne partie de « l’érudition arabe » médiévale provient d’Arabes juifs et chrétiens ! Cette érudition ne provenait pas de l’islam, mais du substrat pagano-chrétien qui subsistait encore. — car, quand l’Orient a fini par être islamisé en profondeur (XVIIème, XVIIIème siècle), il a achevé sa complète décadence, dont il n’est pas sorti (l’argent du pétrole ne pouvant faire illusion). — l’aristotélisme médiéval (qui vient du substrat païen et non musulman) a été transmis aussi bien par des sources arabes (musulmanes, juives et chrétiennes) que par ligne occidentale directe (via les monastères). En Occident, cette « révolution rationnelle » a triomphé (Thomas d’Aquin) alors qu’elle a été anathématisée en Orient (Averroès est hérétique en islam).
Mahomet a toujours fasciné les utopistes et les tyrans (Hitler), et donc aussi tous les génocidaires communistes, qui nient les rapports naturels et veulent « légiférer la société » ex nihilo... Par contre, les conservateurs catholiques et les modernes libéraux, attachés à la doctrine du droit naturel, ont toujours combattu le mahométisme :
« Montre-moi donc ce que Mohammed a apporté de neuf, et alors tu ne trouveras sans doute rien que de mauvais et d’inhumain, par exemple le fait qu’il a prescrit que la foi qu’il prêchait, il fallait la répandre par le glaive. » (Benoît XVI citant Manuel II, discours de Ratisbonne)
« En même temps que vous êtes si sévère pour la religion chrétienne qui a tant contribué cependant à nous placer à la tête de l’espèce humaine, vous me paraissez avoir un certain faible pour l’islamisme. Cela me rappelle un autre de mes amis que j’ai retrouvé en Afrique devenu mahométan. Cela ne m’a point entraîné. J’ai beaucoup étudié le Coran, à cause surtout de notre position vis-à-vis des populations musulmanes en Algérie et dans tout l’Orient. Je vous avoue que je suis sorti de cette étude avec la conviction qu’il y avait eu dans le monde, à tout prendre, peu de religions aussi funestes aux hommes que celle de Mahomet. Elle est, à mon sens, la principale cause de la décadence aujourd’hui si visible dans le monde musulman, et, quoique moins absurde que le polythéisme antique, ses tendances sociales et politiques étant, à mon avis, infiniment plus à redouter, je la regarde relativement au paganisme lui-même comme une décadence plutôt que comme un progrès ». (Tocqueville, lettre à Gobineau).
la gauche, de la décapitation de Lavoisier à la promotion de Lyssenko, a un lourd passé en matière d’anti-science et d’obscurantisme...
Karl Marx lui-même est un anti-science carabiné (sa théorie de la valeur, qui fonde toute sa doctrine, est scientifiquement erronée) doublé d’un gourou-voyant héritier de certaines élucubrations douteuses de Hégel.
plus près de nous, il suffit de se rappeler des délires maoïstes 68ards... un ramassis de drogués anti-science qui « pissait sur la tombe de chateaubriand » et « mettait une poubelle sur la tête des professeurs d’universités »...
Ce genre de comportements dégradants, qui rappellent les pires heures de la Terreur et du Nazisme, est encore à l’oeuvre actuellement dans la gauche française, toutes tendances confondues.
Il est grand temps de faire un « procès du nuremberg de la gauche »...