@Eric F. Puisque vous y tenez, je vais vous dire : en biologie évolutionnaire, on a émis l’hypothèse que la croyance, était une manière d’intégrer l’Autre dans l’esprit. Un monothéiste est sa théologie du tout-autre ne vous contredira pas, du Christ tiers inclus, etc. mais il est vrai qu’on s’est aussi donné des explications de toutes choses, ainsi, manière anthropologique de les rationaliser (même les zététiciens, sont d’accord avec cet usage du mot rationaliser). En physiologie, on aperçoit bien que croire est anxiolytique. Rien que donc pour tout ça, c’est excellent, de croire. Là où le bât blesse, c’est quand ça tourne au fanatisme ; ce qui n’a été le cas des polythéismes, quand dans la fiction de Game of Thrones. Les polythéismes sont naturellement certes ethniques, mais dans la reconnaissance inter-ethnique différentielles — comme l’ethnodifférentialisme de la « ND » (raison pour laquelle, de gauche, ils sont obligés de m’intéresser, surtout quand on voit les dégâts des migrations industrielles, anti-anthropologiques, car contre ce qu’on appelle, par exemple, aujourd’hui slow time nécessaire à toute vie humaine, dans les milieux écosocialistes du bien-vivir : il y a convergence des luttes, intersectionnalité de la vie heureuse, dans un monde habitable — et le racisme n’est pas spécialement ethnodifférentialiste, au contraire, on le retrouve dans le racialisme interminable de l’anti-universalisme woke). Bref. Ce que je veux dire, en substance, pour vous répondre correctement, c’est que croire (étym. avoir à coeur) est un besoin, une motion, un épanouissement humain. Si vous aviez eu, comme moi, l’expérience mystique des Dieux, sans qu’elle n’empiétât sur votre esprit scientifique (comme j’en fais toujours la preuve dans mes discours laïcs), vous savez — au-delà — que la croyance n’est pas spectrale. Elle n’est spectracle qu’à ceux qui s’en imaginent exempts, mais qui tombent sous le coup d’autres imaginaires (les pires régimes furent structurellement irréligieux, suivis par les fanatiques).