@Fergus
d’offrir
aux Juifs traumatisés, à juste titre, par la Shoah un territoire au Proche
Orient
Une vision
plus tragique de l’Histoire serait de qualifier l’Etat d’Israël d’enfant non
seulement d’Hitler comme vous l’écrivez (la Shoah) mais également de Staline.
Avant de
décider la Shoah, la politique d’Hitler consistait à chasser les Juifs
allemands de leur pays, et notamment vers la Palestine (négociations à ce sujet
entre partis nazi et sioniste).
Le dictateur
paranoïaque Staline trouvait de son côté que la communauté juive russe devenait
embarrassante pour son pouvoir absolu, et a entrepris de la martyriser en s’attaquant
aux médecins juifs en Russie.
Les deux
dictateurs ont ainsi signifié aux Juifs qu’ils ne seraient jamais vraiment chez
eux et en sécurité en Allemagne et en Russie, les incitant à quitter ces deux
pays vers Israël et les USA.
Les
décisions ultérieures des grandes puissances sorties vainqueurs de la seconde
guerre mondiale, dont l’URSS de Staline, de créer l’Etat d’Israël s’inscrivent dans
cette vague antisémite « politique » qui, d’ailleurs, n’a pas tout à
fait épargné la France dans les années 30.
Cet antisémitisme « politique » de l’époque peut être rapproché d’une islamophobie « politique » (religieuse, culturelle) défendue par des partis tel celui d’Eric Zemmour en France aujourd’hui, avec le mot clé « incompatible ».
Au fond
Hitler, Staline, Roosevelt … tout le monde était d’accord pour la création de l’Etat
d’Israël.
L’erreur a
été d’oublier un peu (beaucoup) les non-Occidentaux locaux, que l’on a négligé
de consulter, les considérant sinon comme quantité négligeable, du moins de
second rang dans cette époque encore coloniale. Erreur dont ont résulté 80 ans
de guerre, et ce n’est pas fini.