« Le régime de Vichy, sous l’égide du maréchal Philippe Pétain, ne se contente pas d’obéir aux nazis : il anticipe leurs exigences. La Rafle du Vel’ d’Hiv, visant exclusivement les Juifs étrangers et apatrides, est une initiative française. Les archives montrent que René Bousquet, en négociation avec le SS-Hauptsturmführer (capitaine) Theodor Dannecker, propose d’inclure les enfants dans les déportations, une mesure non demandée par les Allemands. Une note du 7 juillet 1942 rapporte ses mots : »Inclure les enfants simplifiera les opérations. Cela évitera des complications« . Cette décision, d’une cruauté inouïe, scelle le sort de milliers de jeunes victimes. »
Cet article ressasse tous les mensonges sur cette histoire.
1. — Les Juifs désignés comme apatrides, étaient en réalité des ressortissants d’Allemagne, de l’Autriche ou de pays occupés par l’Allemagne (Pologne,..). Par conséquent, c’était le gouvernement allemand qui avait autorité sur eux, pas le gouvernement français, d’autant plus qu’ils résidaient en zone occupée par l’Allemagne où c’était l’Allemagne qui pouvait leur accorder un titre de séjour comme réfugié, ou pas. Les Juifs qui étaient de nationalité britannique, italienne, américaine,... ou française, pouvaient être expulsés de France vers leur pays, les Anglais en Angleterre, les Français en France, mais pas déportés en Allemagne. C’est le droit international, ça n’a rien à voir avec la volonté antisémite de Vichy, comme l’affirme calomnieusement l’auteur.
2. — L’Allemagne a commencé à définir les juifs à déporter en Allemagne comme étant : 1°) comme on l’a vu des ressortissant d’Allemagne ou pays assimilé, 2°) âgé de 18 à 60 ans et en bonne santé. Elle avait l’intention de laisser en France leurs enfants, leurs parents âgés ou handicapés inaptes au travail. La raison est très simple : il s’agissait de rapatrier en Allemagne des des juifs allemands ou assimilés qui avaient fui la conscription pour les contraindre à faire un service civil, les mobiliser pour travailler de force pour l’effort de guerre allemand qui manquait de main d’oeuvre à cause de la mobilisation des autre Allemands. Vouloir laisser tous les enfants en France est la preuve irréfutable qu’il ne s’agissait pas d’exterminer la population juive, et que par conséquent les camps n’étaient pas des camps d’extermination, mais des camps de travail, des pénitenciers. Il y avait moitié de non juifs à Auschwitz (droits communs ou condamnés poltiques e.g. agitateurs communistes), vivant mélangés avec les Juifs et exactement les mêmes conditions de vie.
3. — Le gouvernement français qui avait du mal à nourrir et soigner tous les Français, juifs ou pas, à cause de la guerre et de l’occupation, ne voulait pas se retrouver avec tous ces vieillards, ces éclpés et ces enfants étrangers privés de leurs parents qu’il aurait fallu entièrement prendre en charge. Il a donc fait valoir à l’Allemagne que les Conventions de La Haye et le droit des gens considéraient qu’il était inhumain de séparer les familles, et il a exigé que les enfants soient rapatriés avec leurs parents. Ce n’était pas du tout, comme l’affirme l’auteur, un acte de sadisme de la part du gouvernement français, mais au contraire une mesure d’humanité. Comme Hitler, et plus généralement les Allemands, sont légalistes et humains (la Croix Rouge Internationale a pu visiter tous les camps de prisonniers et de concentration pendant toute la guerre, mais aucun camp soviétique et américain), ils ont fait droit à la demande de Vichy et ils ont décidé de déporter les familles complètes sans les séparer. Notons au passage qu’à cette époque, tous les mouvements de troupes ou de populations civiles se faisaient dans les wagons de marchandise.
4. — La police française de la zone occupée par l’Allemagne a été requise par l’Allemagne de procéder l’interpellation de tous les Juifs que les Allemands voulaient rapatrier en Allemagne et soumettre au travail obligatoire, avec leur famille. Les policiers n’avaient aucune raison de ne pas le faire puisqu’il n’était absolument pas question de programme d’extermination, mais d’une sorte de STO pour des Allemands. C’est une histoire purement germano-allemande dans laquelle la police française a été réquisitionnée, comme la SNCF, EdF qui a fourni l’électricité, la Compagne de eaux qui a fourni de l’eau, les boulangers qui ont fourni le pain, le Vel-d’Hiv, etc..
IMême si ce n’est plus l’histoire officielle, il aurait convenu d’être honnête en mentionnant qu’il s’agissait d’ordres allemands, d’arrestation d’Allemands dans la zone allemande, de déportation en Allemagne, et que Vichy n’a jamais accepté le port de l’étoile jaune en zone libre, ni créé de camps de concentration nulle part, ni organisé de progrom contre les Juifs, ni de spoliations de leurs biens, ni pris d’initiative de faire arréter ou déporter des Français juifs. Vichy avait transféré le consistoire israélite d’Alsace à Limoges avec tous les Français juifs alsaciens qui voulaient se réfugier hors des zones occupées et qu’il protégeait.