Bonjour,
Notre avenir dépend-il de la technique ?
La question porte surtout sur l’avenir, qu’elle est la définition de l’avenir pour l’espèce humaine, comment le conçoit elle ? Comment cette dernière envisage son avenir est la véritable question qui fait sens.
Son avenir sur la planète ? Ou son avenir entre elle ?
A l’évidence l’avenir ne dépend pas de la « technique », car bien d’autres espèces sont présentes sur terre et leur avenir, c’est à dire leur durabilité dans le temps est constante et n’est en rien relié à la « technique », elles vivent, elles sont. Certes cette constance peut être affectée par des évolutions terrestres majeures, ou hélas par la présence d’une autre espèce ayant tendance à faire tout disparaître.
A mon sens seul son avenir sur la planète à un sens, car ou pourrions nous l’envisager ailleurs ?
La technique, n’est donc en rien nécessaire à l’avenir, je note que « L’évolution » humaine s’est faite au détriment de toutes les autres et de ce qui l’entoure, avec une accélération prodigieuse et n’ayant point de prédateurs pour limiter son expansion, elle a engendrer progressivement une destruction de la quasi totalité de ce qui l’entoure, oeuvre nommée ou qualifiée de « progrès » ou « évolution ».
Bouleversant une sorte d’équilibre naturel établi depuis des millénaires.
Qu’est donc l’avenir de l’espèce humaine ? douée de raison paraît il.
De la survie existentielle à son apparition, elle à lentement « évoluée » rendant le concept de « survie » anecdotique voir inexistant. Les impacts de Dame Nature et les autres espèces présentes n’influant plus beaucoup.
L’espèce en quelque sorte s’était « stabilisée » arrivant à vivre et non plus survivre. Faisant presque communion avec ce qui l’entoure, s’adaptant tout de même comme toutes les autres pour exister ou ne pas disparaître. La conscience de n’être peu chose par rapport à la planète faisait sens.
Seulement voilà, l’espèce humaine à l’instar de toutes les autres, est mue par un comportement dont je ne m’explique pas les fondements. Elle est animée d’un concept fou de « domination », son « avenir semble être lié à un concept du »toujours plus !« et dans bien des domaines, ne se satisfaisant jamais de ce qu’elle possède, de sa vie, de ses conditions de vie.
Bref, depuis quelques temps, apparaît une peur viscérale, liée tout d’abord à une perte de »confort« et à sa possible disparition. L’espèce dominante prenant un peu conscience de sa faiblesse face à ce qui l’entoure, face à la planète.
J’ai repris cette phrase de votre article, que je trouve pleine de bon sens.
»la technique est l’ensemble des procédés bien définis et transmissibles, destinés à produire certains résultats jugés utiles«
»Utile« est sans doute le mot le plus important, Force est de constater qu’aujourd’hui bon nombre d’évolutions, de progrès »techniques« ne sont pas tous fondamentalement utiles à la vie de l’espèce humaine sur la planète.
Ensuite, l’espèce quasi toute entière semble être dans le déni complet de sa faiblesse, se réfugiant pour se rassurer au vu des »progrès accomplis« que la »technique« viendra à son secours.
L’espèce malgré tout son »savoir« ayant gonflé son ego bien au delà du raisonnable ne se rend pas compte que sur l’échelle de temps planétaire, elle n’est rien, qu’un infime maillon, que des forces nous dépassent largement, pouvant la faire disparaître, sans qu’elle ne puisse les contrecarrer.
Elle pense pouvoir poursuivre sa présence en dominant une fois de plus ce qu’il reste de la »Nature« et ses millions d’années d’évolution grâce à sa »technologie« .
Faisant naître alors des idées complètement folles.
Pour ma part je dirais que la »technique« pourra préserver la vie d’une partie mais pour combien de temps ?
Regardant par la porte fenêtre de ma cuisine des fourmis oeuvrer, présentes depuis 120 millions d’années environ et nous depuis seulement 3 millions d’année.
J’en déduis modestement donc, que la »technique" n’en concoure en rien à l’avenir d’une espèce, certainement pas la notre.