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Commentaire de Étirév

sur Le serpent, le shaman et le joueur


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Étirév 28 juillet 2025 13:19

« Kâna el-insânu hayyatan fil-qidam. » (« L’homme fut serpent autrefois. »), nous rappelle une expression arabe.
Certains, encore aujourd’hui, parlent de « reptiliens » dirigeant la terre en gardant les humains dans l’ignorance. Un terme, évidemment, à prendre au sens figuré et non au sens propre.
L’antiquité a donné un grand rôle au serpent.
Le serpent, animal rampant (ancien emblème de l’homme pervers), symbolise ce qui est bas, lâche, vil.
Satan est souvent appelé en grec διάβολος, le détracteur ou l’accusateur, d’où on fait le « Diable ». Dans l’Apocalypse, il s’appelle aussi le « Dragon », le « Serpent » ; on sait que, dans le symbolisme, le dragon c’est l’antiféminisme.
N’est-ce pas l’Archange Saint-Michel (à figure de Femme) qui, à la fin des temps, doit remporter la victoire finale du Bien sur le mal, en terrassant (c’est-à-dire maîtrisant mais sans le tuer) Satan représenté par un dragon ?
« Satan » c’est le détracteur de la femme, son calomniateur, parce que perpétuellement il lui attribue sa nature, ses vices, ses fautes ; la femme a organisé la Terre et enfanté l’homme qui est devenu son adversaire et a détruit son œuvre (notons que le mot « Satan », en hébreu, se traduit par « adversaire »).
Quand les hommes renverseront le culte féminin, ils donneront à Hermès le rôle rempli par la Déesse Thoth. Précisons que « Hermès », est le nom générique des prêtres égyptiens qui sont venus, dans le cours des siècles, jeter le voile du mystère sur toutes les antiques vérités.
Comme les femmes ont comparé l’homme vil, qui les attaque lâchement, au serpent, Hermès appelle le serpent le plus spirituel de tous les êtres ; il symbolisait pour lui la Sagesse et la Perfection Divine et représentait la Régénération et l’immortalité de l’âme.
Aussi, le « diable » est assurément fort habile, mais pourtant il ne peut jamais s’empêcher d’être ridicule par quelque côté !
Les dégénérés ont fait du serpent une divinité qu’on adore.
Le serpent, l’homme vil, a mille noms. Chez les Chinois, c’est Kong-Kong (ou Gong-Gong), à la face d’homme et au corps de serpent, qui détruit l’humanité par ce grand cataclysme moral dont la symbolique a fait un déluge universel, quand on a tout caché sous des allégories.
Ce soulèvement, provoqué par l’invasion de la barbarie des hommes forts, des brutes, dans le monde régi par des femmes, est devenu une grande inondation parce que, dans le symbolisme antique, on représentait l’Esprit de Vérité par le feu qui brille, par la torche qui éclaire, et l’erreur qui est son contraire par l’eau qui éteint le feu ; l’eau, symbole de l’ignorance qui éteint les lumières, devient le domaine du dieu mâle, Poséidon ou Neptune, et on créé le baptême par l’eau, par opposition à la purification spirituelle par le Feu : en Grèce, on a le déluge d’Ogygès, celui de Deucalion et de Pyrrha ; en Scythie, celui d’un autre Deucalion ; chez les Hindous, celui de Satyavrata ; chez les Mexicains, celui de Coxcox ; chez les habitants de la Floride et les Apaches, celui de Massou ; les Frisons appartiennent à la race « de la chute de l’homme » ou « Déluge de Lao », que quelques symbolistes font remonter à 12.000 ans environ avant le submergement de l’Atlantide ; le déluge des Brahmanes fut appelé Dinapralaya. La légende du déluge universel a inspiré Raphaël qui nous a montré les hommes dans l’eau cherchant à y entraîner les femmes. Donc, à son époque, on savait encore ce que signifie le symbolisme.
En Egypte, le serpent, symbole du mal et des ténèbres, c’est Apophis, l’adversaire de la grande Déesse Séti (Apophis, en grec, ou Apofis, en égyptien, est une inversion du mot « Sophia », la Sagesse en grec) ; une fois son culte supprimé et ses images détruites, quand on parlera encore de Séti, ce sera pour la ridiculiser sous le nom de Soutekh, personnalité féminine honnie, avilie, ou sous celui de Sekhet à tête de lionne que surmonte le disque du soleil, son ancien emblème qu’on n’a pas encore supprimé, mais on y ajoute le serpent, et alors on l’appellera Set, d’où Satan, et sous ce nom elle va représenter l’homme perverti. Et la grande Isis, après avoir représenté le soleil, représentera la lune qu’on lui mettra entre des cornes de vache et, comme Séti, portera sur son front le serpent d’or, l’Uræus, qui avait servi à représenter l’homme pervers.
Nous trouvons aussi Typhon chez les Égyptiens (anagramme du « Python » des Grecs, menaçant Léto), qui personnifie les fléaux de la Nature et les maux du corps et de l’âme. Les hommes-serpents sont nombreux en Egypte. On les appelle les 72 conjurés de Typhon.
La Déesse solaire Pasht (Bastet, Bast), à figure de chat, animal aimé par la Femme et tenu en grande vénération dans la ville de Bubaste, veille en écrasant sous sa patte le serpent des ténèbres, l’homme méchant, son éternel ennemi ; cette représentation anticipait la Vierge écrasant la tête du serpent sous son talon.
En Syrie, c’est Nahash. C’est celui-là qui est le héros de la légende d’Adam et Eve.
Chez les Perses, le méchant est représenté par le serpent Ophinéus.
Dans les tablettes chaldéennes, on mentionne le vaisseau d’Ea, Déesse de la mer, qui serre le cou du serpent à sept têtes. Dans les Védas, Indra (appelé aussi Shakra) lui tient la tête basse sous les flots écumants.
Les Druides représentaient le serpent (l’homme méchant) par Hu.
Thoth était représentée par la tête d’Ibis, et cet oiseau lui était consacré.
L’Ibis était un oiseau sacré parce que sa spécialité était de faire la chasse au serpent qui personnifie l’esprit du mal, le mensonge, la fausseté et la ruse.
D’autres oiseaux sont symboliquement représentés comme ennemis et destructeurs des reptiles : dans l’ancien Mexique, le « royaume du Grand Serpent » est vaincu par l’apparition de l’Aigle, Oiseau solaire des Aztèques ; dans la tradition indienne, l’oiseau mythique Garuda, « roi des oiseaux » et « véhicule » de Vishnou, combat contre le Nâga ; Krishna, incarnation de Vishnou, danse sur les sept têtes du Nâga. Les Dravidiens de l’Inde avaient une tradition semblable.
L’oiseau et son ennemi symbolisent l’opposition entre le Ciel et la Terre, entre l’ange représentant les états supérieurs et le démon assimilé aux états inférieurs, entre le monde céleste et le monde infernal.
Remarquons néanmoins qu’il existe des exceptions où, sous un aspect bénéfique, le serpent s’unit à l’oiseau, telles que le Quetzalcóatl (serpent « ailé » ou « précieux jumeau ») des anciennes traditions américaines appelé également « Etoile du matin » et « teotecpatl » qui signifie « Pierre divine » (voir l’ouvrage de Edward King, vicomte Kingsborough, Les antiquités du Mexique, vol. VI, p. 100) ou, plus simplement, le serpent « Nâginî », non pas celui des aventures d’Harry Potter, mais celui de la mythologie védique et hindoue, ou encore « Uachet » appelé la « dame de la flamme » en Egypte. Ajoutons encore qu’en cyclologie nous trouvons le « Feu-Serpent », ce qui est le sens du mot sanscrit « Koundalini », un des noms du « Serpent Astral » (principe vital du Monde) ; « Koundalini » est le terme qui sert également à désigner le principe qui, dans l’homme, correspond à ce qu’est le « Serpent Astral » dans le monde.
Un 25ème degré des Mystères fut créé par des chevaliers qui, étant en Palestine lors des Croisades, avaient trouvé des Israélites captifs des Musulmans et les avaient délivrés. Ceux-ci, en reconnaissance leur firent connaître la tradition du « Serpent d’airain », qui s’était perpétuée en Judée. La révélation de cette tradition qui leur fut faite est l’origine de la fondation de l’Ordre des Templiers.
Au Louvre, on peut voir Minerve assise et menacée dans sa sagesse et dans sa dignité par des serpents qui s’élèvent autour d’elle.
Enfin, il y a peu, une expression était également explicite quant à son application concrète qui allait s’avérer extrêmement néfaste pour l’Humanité, telle « le serpent monétaire », ce dispositif économique « venimeux », finalisant, avec la mise en place de la « dette », le traité de Maastricht puis celui de Lisbonne, le monde « orwellien » dans lequel nous sommes aujourd’hui, l’U.E., devenue cette « abomination de la désolation » avec l’aide du Dollar.
Faisons remarquer que le sigle du Dollar n’est pas un « D » mais un « S » comme... « Serpent » ou « Snake », dans sa version US ; ce « S » est barré de deux traits verticaux : n’y aurait-il pas là une allusion à peine voilée aux colonnes du fameux Temple de « S », celui du veau d’or, et à ses non moins fameux « marchands » ?
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