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Étirév

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  • Étirév 17 septembre 13:50

    La naissance du premier enfant est un fait qui, pour la Mère surtout, dut avoir une importance capitale. Quel étonnement n’éprouva-t-elle pas en voyant sortir d’elle-même quelque chose qui était une réduction de la forme humaine !
    Nous voudrions assigner une date à ce fait si important, mais il ne faut pas oublier que notre humanité, la dernière, avait été précédée par d’autres humanités sur lesquelles nous ne savons rien, car dans une période géologique il y a des premiers et des derniers et, quand les derniers apparaissent, les premiers sont déjà loin dans leur évolution, et ils assistent à l’animalisation de ceux qui les suivent.
    Les premiers témoins de l’enfantement d’une femme durent éprouver un étonnement mêlé d’épouvante en face d’un fait si inattendu dans la vie de l’humanité. Ils ignorèrent d’abord complètement la cause qui l’avait produit, et du reste ne s’en préoccupèrent pas ; ce n’est que dans la période que l’on peut appeler moderne, c’est-à-dire historique, que cette cause a été connue.
    Les rapprochements s’étaient accomplis dans la plus grande promiscuité, tous étant frères et sœurs, puisque tous étaient issus de la même Mère-Nature et du même Père-Soleil. Ces rapprochements n’avaient pas eu de résultat immédiat, les hommes ne pouvaient pas se figurer qu’il pût y avoir dans leurs jeux sexuels le germe d’une conséquence aussi éloignée et aussi inattendue ; longtemps ils ignorèrent la loi de la génération, c’est-à-dire le rapport qui existe entre la cause et l’effet.
    Les premières naissances, qui devaient beaucoup occuper les femmes, ont laissé, dans les sciences antiques, l’empreinte de la sollicitude qui les entourait. Partout nous retrouvons l’enfant entouré de soins incessants par les Fées, les Marraines, les Anges gardiens, etc.
    En Egypte, sept divinités belles et sages veillaient sur le nouveau-né et présidaient à ses destinées. On les représentait sur les maisons (quand il y en eut), dans les habitations, sur les monuments.
    Elles étaient les Génies tutélaires.
    Ces préoccupations nouvelles dans la vie des femmes durent amener de grands changements dans les relations des deux adolescents primitifs.
    Chez la femme, ce fut l’éveil de l’amour maternel qui succéda à l’étonnement, à la curiosité des premiers moments, amour fait d’intérêt pour ce petit être qui surgissait d’une façon si imprévue et de la tendresse qui résultait, surtout, du contact intime de cette vie qui cherche l’abri maternel, la chaleur et le lait de la Mère.
    Ce sentiment grandissait et devenait bientôt cette affection profonde qui domine toute la vie de la Mère et lui inspire un dévouement sans borne.
    Quant à l’homme, il eut sans doute aussi un mouvement de curiosité, même d’intérêt et d’affection pour ce petit être que sa sœur naturelle venait de mettre au monde, mais cela ne l’empêcha pas de suivre les impulsions de sa nature, qui étaient autres, et, en voyant se prolonger cette préoccupation nouvelle de la Femme qui lui créait un amour dont il n’était pas l’objet, un commencement de jalousie naquit et ce fut le germe de discordes futures.
    Les forces agissantes de la Maternité ont créé une humanité droite, docile, disciplinée.... d’abord, jusqu’au débordement des passions de l’homme. Mais, pendant cette époque primitive, quel Paradis était la Terre !... Nulle révolte ! nul mensonge ! nulle rébellion !
    Dans tous les hommes, à moins qu’ils ne soient des monstres, le souvenir maternel a laissé dans l’âme une impression profonde faite de respect et de tendresse sacrée.
    Si tous les enfants étaient élevés dans la Vérité, il n’y aurait pas d’homme méchant.



  • Étirév 13 septembre 09:33

    « Remarquable historien des idées politiques, Philippe Nemo remonte aux sources de l’impôt. Il explique pourquoi on trouvera toujours pour considérer que prendre aux « riches » est nécessaire, juste et utile au bien commun. »

    Remarque d’un énième historien qui croit que l’histoire commence avec le règne de l’homme.

    Le riche c’est comme la guerre : cela n’a pas toujours existé.

    Quelques mots sur l’origine de l’impôt et son lien avec… la Chevalerie.
    Rappelons rapidement les bases de l’ancien régime : Le régime social actuel est un dérivé lointain et une altération monstrueuse de l’ancien régime gynécocratique, qui donnait à la Femme, la direction spirituelle et morale de la Société.
    Une Déesse-Mère régnait sur une petite tribu, qui, agrandie, devint une province, à laquelle souvent elle donnait son nom.
    La Déesse Arduina donna son nom aux Ardennes.
    C’est pour cela que les Nations (lieux où l’on est né) sont toujours représentées par une figure de femme.
    La Déesse-Mère était la Providence (de providere, celle qui pourvoit) de ceux qui étaient groupés autour d’elle. Elle les instruisait, elle les pacifiait ; car c’est elle qui rendait la Justice.
    Les hommes n’entreprenaient rien sans la consulter. Ils étaient ses fidèles et dévoués serviteurs. Ils étaient Féals, mot qui vient de Faée (fée) et a fait féodal (qui appartient à un fief).
    Le Fief (domaine noble) donnait à la Dame des droits féodaux auxquels les Seigneurs participaient, sous condition de foi et hommage.
    Les Seigneurs étaient rangés sous sa loi, qu’ils ne discutaient pas.
    Ils étaient des hommes-liges, ce qui voulait dire légaux. On les disait légals et féals, c’est-à-dire loyaux et fidèles.
    Les Déesses-Mères, en organisant le travail, divisèrent le sol et le délimitèrent pour les travaux agricoles. Elles donnèrent aux hommes la part de terre qu’ils avaient à cultiver. De là vint le mot tenancier, qu’on retrouve dans le vieux mot latin tenere (tenir ; celui qui a).
    Mais le tenancier devait donner une part de ses produits à la Mère, à l’organisatrice, dont le rôle moral, maternel, éducateur, n’était pas producteur des biens matériels nécessaires à la vie. Il fallait donc que l’homme travaillât pour elle et pour les enfants de la collectivité.
    Cette redevance (origine des impôts) fut d’abord le cinquième du produit du travail, de là le mot quinta (en espagnol, domaine), five en anglais (qui devint fief).
    Le mot domaine vient de Domina (la Dame).
    L’homme faisait cinq parts du produit de sa terre, en gardant quatre et donnant la cinquième à sa Maîtresse.
    Le travail que représentent ces quatre parts a eu des appellations restées dans les langues. Ainsi, arbé, dans les langues celtiques, veut dire quatre. De là s’est formé arbeit qui, en celtique, signifie travailler (en allemand arbeiten).
    Arabe est le nom donné à ceux qui étaient soumis à cette redevance.
    Arabe ne serait pas un nom de peuple, mais un nom générique désignant celui qui travaille la terre. Arare veut dire labourer.
    Les Bretons étaient quelquefois appelés arbi (hébreu, heber, arabe), ceux qui travaillent.
    Chez les Celtes, où Vyer signifie quatre, la grange dans laquelle se gardaient ces quatre parts fut appelée Vyer heim (vyer, quatre, heim, demeure), d’où nous avons fait ferme.
    Le souvenir du cinquième lot payé à la Maîtresse laisse également des traces dans le mot five, qui signifie cinq et dont on fait fief.
    Une ferme s’appela quinta chez les Ibères. Le grec pente, cinq, forma le latin penaere, payer l’impôt.
    Et, si nous poussons plus loin, nous trouvons que, dans la langue géorgienne, cinq se dit chuth, qui n’est que le schot celtique, tribut. En Corée, cinq se dit tasel, désignant par son nom même la taxe imposée au tenancier.
    La personne à qui était payé l’impôt s’appelait Fron (Frau, Dame). La terre de son obédience prit le nom de Fron-terre, dont nous avons fait frontière. L’homme tenancier se fixa sur le sol où il errait auparavant sans s’y intéresser. A partir de ce moment, il contracta des habitudes de permanence, et cela eut un retentissement sur sa vie morale ; ses affections passagères devinrent plus durables quand il demeura dans un même lieu. Mais ce fut aussi le commencement de l’idée de propriété foncière, qui devait avoir un si triste avenir à cause de l’exagération que l’homme met dans tout ce qu’il fait, et à cause aussi de ce manque de jugement qui l’empêche d’apercevoir les causes naturelles des choses, surtout du Droit des Femmes, ce privilège donné à l’autre sexe et dont il ne comprend pas le motif. C’est ainsi qu’avec le temps les hommes commencèrent à trouver bien lourde leur sujétion. Ils travaillaient sur un sol dont ils n’héritaient pas (la fille seule héritait). On vit alors des hommes, plus audacieux que les autres, s’attacher à la Maîtresse et prétendre partager avec elle la redevance des tenanciers.
    Alors le cinquième donné fut divisé, et chacune de ses deux moitiés devint un dixième (la Dîme).
    C’est ainsi que Joseph, à la cour de Pharaon, régla la taxe du peuple (Genèse, XLI, 24).
    Cailleux dit : « Le cinquième se dédoubla dans la suite, par la séparation des pouvoirs (civil et religieux), ce qui produisit la Dîme. »
    La Chevalerie, la Table Ronde et le Graal



  • Étirév 8 septembre 16:48
    L’auteur écrit : « Le goût des femmes n’a pas changé, elles veulent... Des hommes virils  »
    Personnellement je pense que c’est un pur fantasme masculin, bien qu’il existera toujours quelques faibles femmes (d’esprit) et coquettes qui suivront les hommes dans leur vie de plaisir.
    Cela dit, lorsque l’on site un mot qui semble avoir une importance principale dans un texte, il faut toujours faire l’effort d’en savoir l’étymologie exacte, voire en connaître le sens véritable par une étude philologique préalable.
    Le mot viril sert actuellement à indiquer tout ce qui est masculin. Il exprime entre autres une idée de force ; mais de force génératrice. Par extension, nous voyons qu’on employa le mot viril pour qualifier tout ce qui appartient à l’homme, supposant que tout, dans l’homme, est viril c’est-à-dire que tout est fort. S’il s’agit de la puissance musculaire le mot n’est pas déplacé, l’homme est fort, donc il est viril. Mais il arriva que l’homme, ignorant ou méconnaissant les lois physiologiques qui le régissent, s’avisa d’étendre ce terme à tous ses organes, même à son cerveau, ignorant que c’est parce que l’organe génital est fort, que le cerveau ne l’est pas ; c’est-à-dire que c’est parce que la force est dans le membre générateur qu’elle n’est pas dans l’organe intellectuel, donc un cerveau viril signifie un cerveau faible, puisque, plus l’homme est mâle, plus son intelligence décroit.
    Cependant les hommes disent, en parlant d’un esprit fort : c’est un esprit viril, deux mots qui se contredisent. Si l’homme est viril, c’est-à-dire mâle, son esprit est faible, si son esprit est fort, c’est qu’il est peu viril.
    La contradiction va plus loin, et là, cela devient même drôle, tant c’est appliqué à contre-sens. Nous avons entendu un homme dire à une femme qui venait de faire une belle conférence sur la science : Vous avez un esprit viril. Or, si cette femme avait eu un esprit viril, elle n’aurait pu faire que ce que font les hommes, et c’est justement parce que la femme n’a pas l’esprit viril, c’est-à-dire masculin, que, sur le domaine des sciences abstraites elle va plus loin que l’homme, elle fait mieux que lui, parce qu’elle voit la Nature telle qu’elle est. Dire à une femme : vous avez l’esprit viril, c’est l’offenser, c’est la diminuer, c’est méconnaître toutes les qualités de l’esprit qu’elle possède et que l’homme ne possède pas. Pour la flatter, il faut lui dire : vous avez l’esprit féminin. L’homme qui dit à une femme : vous avez l’esprit viril, ne flatte pas la femme, il flatte l’homme.
    Nous savons bien que le mot viril ne signifie pas seulement force, il signifie aussi vertu, La vertu masculine, c’est-à-dire le contraire de la force génératrice, la continence.
    Mais cette signification du mot s’est altérée et on a confondu «  vir » avec « vis », force. Le mot vertu du latin virtus dérive du mot « vir » (homme), et forme le mot virilité qui indique le courage moral de l’homme. La base de la vertu, était pour l’homme, la résistance à son instinct ; il faisait acte de courage moral s’il résistait à l’entraînement sexuel ; pour cela il lui fallait mettre en jeu la volonté. De là, courage, volonté, vertu, étaient considérés comme des actions viriles, morales, parce que c’est chez l’homme seulement que les impulsions de l’instinct ont les fatales conséquences que nous avons énumérées plutôt. Mais le mot vertu qui dérive de viril a été démasculinisé, malgré son étymologie, et appliqué à la continence de la femme, non plus à celle de l’homme.
    Lien
    Cordialement.


  • Étirév 7 septembre 11:41

    « L’Homme disparaîtra-t-il à son tour comme tant d’autres espèces ? »

    Rappelons pour cela les Âges de l’humanité d’après les Védas et décryptons-les.

    Les Hindous partagent la durée du monde en quatre âges (Yougas)  :

    1. Le Krita-Youga, qui a été de 3.200.000 ans. La vie de l’homme alors était de 100.000 ans, et sa stature de vingt-et-une coudées (10 mètres 50 centimètres), la hauteur de l’arbre qui fut son état primitif. Cette mesure est restée celle de son canal intestinal (voir l’article du blog sur Nos véritables origines).

    2. Le Trêta-Youga, qui a été de 2.400.000 ans, et les hommes vivaient 10.000 ans.

    C’est la première enfance que la Kabbale appelle « l’homme de terre », l’homme-enfant couché sur la terre.

    3. Le Dwâpara-Youga, qui a duré 1.600.000 ans, et la vie humaine y fut réduite à 1.000 ans.

    (La seconde enfance et l’adolescence).

    4. Le Kali-Youga, c’est l’âge actuel, l’âge de ténèbres et de souillures qui doit subsister 432.000 ans, et la vie humaine y est bornée à 100 ans.

    La durée de ces âges nous semble considérablement exagérée.

    A côté de l’interprétation géologique et paléontologique des âges de la terre, une interprétation morale a été donnée des quatre âges védiques.

    Krita-Youga, « Age de l’action accomplie », c’est-à-dire la période où tout ce qui doit être pratiqué l’était pleinement…

    Trêta-Youga, « Age des trois feux sacrés ». C’est la période où commencent les sacrifices. La justice perd un pied. Les hommes offrent leur culte à des formes visibles (les femmes Déesses) ; Vishnou devient rouge, éveil de l’amour…

    Dwâpara-Youga, âge qui suit les deux précédents. La justice perd un second pied, c’est-à-dire ne subsiste plus qu’à moitié. Vishnou passe au brun (moralement, c’est-à-dire devient impure dans l’esprit des hommes)…

    Kali-Youga, « Age de discorde », c’est la période actuelle, où il ne reste plus qu’un pied à la justice. Les prescriptions des Védas ne sont plus observées, les bonnes œuvres et les sacrifices sont négligés, et Vishnou est devenu noir (coupable et condamné, c’est-à-dire calomnié)…

    Ces quatre époques forment un grand âge. Mille de ces réunions font un jour de Brahma.

    A la fin du règne de Brahma arrive une dissolution de l’univers, lorsque les trois mondes (les trois parties du Monde, l’Asie, l’Afrique, l’Europe), la terre et les régions de l’espace sont consumés par le feu.

    Nous expliquons à l’article Cosmogonie du blog cette fin bien réelle des planètes.

    La dégénérescence de l’humanité est constatée par les Védas dans les versets suivants :

    Perse et Hindous



  • Étirév 30 août 18:41

    Des Celtes aux Gaulois.
    Commençons par préciser que l’histoire du pays sur lequel nous vivons et qui s’appelle actuellement la France, la Belgique, et la Grande-Bretagne, a eu quatre périodes très distinctes les unes des autres :
    1° La première époque fut la période celtique ou pré-celtique ; l’âge divin (féminin).
    2° La seconde fut la période gauloise, que les historiens appellent l’âge du fer. C’est le millénaire qui précéda notre ère ; l’âge héroïque (masculin).
    3° La période gallo-romaine.
    4° La période franque.
    Notre pays a accompli, à travers ces périodes diverses, tout le cycle de l’évolution humaine.
    Voyons maintenant l’origine du mot « gaulois ».
    Plusieurs étymologies ont été données. Voici celle qui est proposée par Fabre d’Olivet.
    Le vieux mot français ost signifie un peuple, une multitude armée ; il s’écrit ask, osk ou esk. Le mot armée en dérive.
    Le mot wander, réuni au radical esk, signifie un peuple errant ou égaré. Il vient du primitif wand, tourbillon. De cette dernière racine se sont formés le saxon, l’anglais, l’allemand wind, le français vent et le latin ventus. Du radical Osk (un peuple) dérive notre terminaison moderne ois. On disait autrefois Gôl-osk ou Ghol-land-isk pour Gaulois ou Hollandais (Ghol, bas ; land, pays ; osk, peuple). Et cela voulait dire peuples des terres basses. Pôl-land-ost est devenu Polonais, peuples des hautes terres.
    Gaule est formé de Gallia, corruption de Wallia.
    Les Grecs et les Romains n’ont pas la lettre W dans leur écriture, ce sont eux qui ont changé les mots celtiques en remplaçant les noms commençant par W par des noms commençant par un g ou par un v simple. C’est ainsi que Wallia, Wallon sont devenus Gallia. Wallia dérive de Wallien, Wal-land ou Wel-land. Les Allemands disent Welsch-Land, Walsch-Land ; tout cela signifie bon pays, pays heureux.
    Wal-halla signifie paradis.
    Les Scandinaves ont toujours donné à la France le nom de Wal-land.
    Les Romains désignent les Celtes par le nom de Galli, ceux d’Occident comme ceux d’Asie Mineure.
    Gallus, d’après W. Stokes, signifierait « étranger ».
    Les Gaulois sont appelés Galathoi par les Grecs. On a cherché la racine du mot galathoi dans gala (lait), alors qu’il fallait la chercher dans gala (galanterie) ; la terminaison thoi l’indique, c’était le culte du divin.
    C’est pour imiter l’oiseau phénix qui est un emblème féminin et aussi la colombe de Vénus que les Gaulois prendront pour emblème un coq (gallus), qui est un symbole masculin. Ils vont pratiquer le système du renversement, qui consiste à mettre au masculin ce que les Celtes avaient mis au féminin. Mais le coq sera mal vu, ses partisans seront appelés des coquins.
    C’est ainsi que, à ceux qui leur montraient que l’ancienne Wallia était le pays heureux, ils opposaient la Gaule comme étant le bon pays, le pays heureux.
    Gallia apparaît pour la première fois dans les Origines de Caton, vers l’année 168 avant notre ère.
    La Province fut appelée « Gallia Bracata ». Le nom de Celtes, qu’il faut prononcer Keltes, était une appellation qui désignait la supériorité. Il resta pour désigner les réguliers du régime primitif. Mais ceux qui s’étaient révoltés contre la loi morale étaient désignés sous le nom de Scythes, qui signifiait, au contraire, les impurs, les réprouvés. Cependant, les Scythes étaient des descendants des Kymris. Donc les Celtes et les Scythes n’étaient au début qu’un même peuple boréen, désigné différemment pour les louer par les uns, pour les réprouver par les autres.
    Il n’est donc pas étonnant que l’on ait fait confusion entre Celtes et Gaulois ; ce n’est pas une différence de race qui les sépare, c’est surtout une différence de vie morale.
    « Les historiens latins, dit M. Rougon, donnent à ces hommes les noms de Gaulois ou de Celtes d’une manière indifférente. Les Grecs paraissent préférer les mots de Celtes et de Galates, les Latins celui de Gaulois. Les anciens, surtout à l’époque où les Gaulois étaient bien connus, les distinguent très soigneusement des Germains également blonds ; d’où il faut conclure que les Celtes ou Gaulois étaient une race blonde particulière et les Germains une autre, mais toutes deux aryennes d’origine. Plus tard, il fut question d’une Gaule Belgique et d’une autre Celtique ; ceci a fait penser qu’il y avait deux races gauloises, une gaélique et une kymrique. On a même été jusqu’à soutenir que les Gaëls étaient bruns et les Kymris blonds.  »
    Les Grecs et les Romains, qui ont toujours confondu les Celtes et les Gaulois, parce que les uns et les autres venaient du Nord, désignent les Gaulois de la mer du Nord par le mot Cimmériens.

    Les Grecs faisaient sur eux et sur leur pays mille récits contradictoires et tantôt les redoutaient comme les fils de la nuit et les protégés des dieux infernaux (les Déesses pour les misogynes), tantôt les célébraient comme ayant propagé jusqu’en Grèce le culte du Dieu de la lumière et de la poésie (Hemœra), que les masculinistes confondront avec Apollon. Les Grecs ne distinguaient pas entre les Celtes et les Gaulois.
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