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Si tu veux vaincre ton ennemi, élève ses enfants !
L’influence directe de la musique sur le corps et sur l’âme, indirecte sur l’esprit, est indéniable. Ses composantes : son, rythme, mélodie, harmonie ne sont pas neutres. Non seulement la musique nous met en communication avec des plans de réalités physico-psychiques intérieurs ou extérieurs à nous-mêmes, mais encore est-elle de nature à modifier plus ou moins profondément et durablement notre propre rapport au monde. Nous sommes modifiés, mais inversement nous modifions notre environnement. A telle musique correspondra telle individualité, telle société, telle vision de l’univers, selon une loi d’interaction inévitable et rigoureuse. Si la musique est le support d’une réalité extérieure au sujet qui, de cette manière, se manifeste à lui, elle est tout autant le support médiatisant le sujet vers cette réalité. Comme toute forme d’art, comprise dans son acception traditionnelle, donc normale, la musique est d’abord porteuse de sens, secondairement de plaisir, elle est expression du divin tout autant que moyen pour s’élever à lui.
Mais il convient d’ajouter que ce qui est possible selon une voie bénéfique, peut également être opéré selon une voie maléfique conduisant au monde subtil inférieur, lequel est précisément celui que vise et atteint la musique Rock.
Avec le Rock’n’ Roll, nous avons affaire à une entreprise véritablement démoniaque jouant un rôle de support quasi contre-iniatique, ayant engagé un processus d’ouverture en direction de forces infra-humaines, ce que ne soupçonnent guère ceux qui s’y adonnent, ni non plus ceux qui n’y ont vu qu’une « mode » parmi d’autres, aveugles aux ravages provoqués dans la texture psycho-mentale des êtres.
Par cette ouverture sur le sous-monde grouillant de l’infra-conscient, le Rock permet l’intrusion dans notre monde, par ailleurs dépourvu de toute contrepartie authentiquement spirituelle, d’influences négatives, sinistres, liées au sexe, à la violence gratuite, à la drogue, aux pulsions les plus basses ; provoquant chez les êtres et par voie de conséquence dans nos sociétés, de graves effets pathologiques aux niveaux physiologique, psychologique et social.
Il est frappant que l’humanité exerce de plus en plus son action exploitatrice dans les lieux « souterrains » qui sont symboliquement le domaine des influences maléfiques. L’extraction des minerais, du pétrole, des nodules sous-marins, mais aussi l’exhumation de sites archéologiques, les fouilles paléontologiques, toutes ces choses enfouies par le temps mais que l’homme moderne s’acharne à ramener au jour, contribuent, elles aussi, à l’infiltration des forces négatives.
L’infection sonore entre dans ce plan subversif et ce qui est digne également de remarque c’est le rapport existant entre les lieux « souterrains » ou de morphologie souterraine et ceux où se regroupent de préférence les fidèles du pseudo-culte Rock : caves, carrières, discothèques.
Admis, comme principe, la propension naturelle de tout être sain à rechercher les conditions lui permettant de recouvrer à terme son unité perdue, son harmonie d’homme véritable, d’être enfin pacifié dans sa structure psycho-mentale, le Rock apparaît alors comme générateur de dysharmonie, de chaos et de dépersonnalisation, favorisant chez des êtres déjà psychologiquement fragiles, dénués de toute assise morale et de structure intellectuelle, une dépendance irrémédiable à l’égard de leurs « Vasanas » (latences subliminales, souvenirs subconscients, basses pulsions).
Ce qui nous apparaît ici comme l’évidence même, c’est que la musique Rock, plus que toute autre musique moderne, a une origine sinistre et constitue un redoutable support pour les influences subversives à l’œuvre dans le monde moderne. Ce qu’a en vue ce mode de subversion, c’est la dissolution de tout ce qui subsiste encore de religion, et de cultures traditionnelles.
Dans une telle ambiance et devant une société en si complète décomposition, dépourvue de sens, de raison d’être et d’avenir, la jeunesse, toutes catégories sociales confondues, de surcroit sans racines, inconsciente mais décidée à vivre l’instant présent avec le maximum d’intensité et de jouissance, ne pouvait, dans le refus de toute autorité religieuse et sociale devenues parfaitement incrédibles, que servir de magma informe d’où allait naître, entre autres, la subversion musicale, redoutable machine pour abrutir et déréaliser les êtres.
NB : Depuis plus de soixante-dix ans, une puissante révolution a pris forme sans parti politique, sans discours électoraux, et même sans manifeste idéologique pour énoncer les buts et objectifs des nouveaux révolutionnaires.
Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, une profonde révolution sociale, économique, morale et culturelle a choisi de proclamer son radicalisme par la musique, les Chansons et les stars du Rock and Roll.
Au départ, tout cela n’a pas été pris au sérieux, car tous s’imaginaient que c’était une mode de plus qui finirait bien par passer comme l’avaient déjà fait le Charleston, le Boogie-Woogie et le Twist. Toutefois, le phénomène socio-culturel du Rock and Roll, apparu au début des années 50, allait déferler sur le monde tel une vague de fond mêlée de boue, de scories, de sang et de sacrifices humains.
Soixante-dix ans plus tard, la musique Rock a évolué jusqu’à devenir la plus puissante révolution des corps, des esprits et des cœurs jamais sortie des entrailles de l’Enfer.
Pervertissez la jeunesse (les adultes de demain), vous vaincrez la nation !
« Il n’est pas mystère que le milieu universitaire a toujours développé une misogynie plus ou moins discrète, mais tenace. », pas si discrète en réalité !
Pour commencer, rappelons ceci :
Ce sont toujours des femmes qui ont fondé des Universités. Au. XIIIème siècle, une reine, Jeanne de France, fonda le Collège de Navarre.
- L’Université d’Oxford fut fondée par la reine Philippe de Hainaut en 1324.
- Le Collège de France fut fondé par Marguerite de Valois.
- La bru de Philippe le Bel, Jeanne, femme de Philippe le Long, fonda le Collège de Bourgogne.
Au XIIIème siècle, l’instruction devint officielle grâce à une reine, Jeanne de France, qui fonda le Collège de Navarre, d’où sortirent d’Ailly, Gerson et Bossuet.
Malgré le système des hommes qui consiste à ne pas glorifier les femmes, des historiens ont accordé à cette reine quelques éloges. « Elle était d’une beauté remarquable et d’une grande éloquence, dit Mézeray, elle eut surtout le don de tenir tout le monde enchaîné par les yeux, par les oreilles et par le cœur. »
Mais il arriva alors ce qui arrivait toujours. L’instruction, fondée par une femme, passa aux mains des hommes.
L’idée était lancée, les hommes allaient suivre l’exemple des femmes et fonder aussi des Collèges et des Facultés. Non pas qu’il n’y en eût avant cette époque, mais on les affermit en les annexant à l’autorité, et en leur donnant un caractère masculin.
Vers 1213, on fonda à Paris trois Facultés embryonnaires : celle de Théologie, celle de Décret (c’est-à-dire de Droit), celle des Arts qui comprenait la médecine, et qui fut installée rue du Fouarre, aux environs de la place Maubert.
En 1207, l’évêque Eudes parle d’une « communauté d’étudiants » qui, l’année suivante, prit le titre ambitieux d’« Université ». Cela rappelle les Paulinistes se donnant le titre de « Catholiques » (universels) alors qu’ils n’étaient qu’une poignée de révoltés.
Mais l’ambition réussit toujours, En 1208, Innocent III parle de ce groupe d’étudiants en l’appelant « l’Université ».
Ce n’est qu’en 1253 que Robert de Sorbon (1201-1274), chapelain de saint Louis, fonda le Collège qu’on appela la « Sorbonne ».
Le premier usage que les hommes firent de ce nouveau droit qu’ils se donnaient d’enseigner la médecine, fut d’interdire aux femmes l’exercice d’une profession qui avait été spécialement réservée à leur sexe jusque-là. Ils veulent faire de la médecine un privilège et partent en guerre contre tous ceux qui s’occupent à un titre quelconque de la santé du corps.
La science avait été libre jusque-là, elle était sanctionnée par l’opinion publique, qui se méfiait de la nouvelle organisation qu’on voulait lui substituer.
Mais la Faculté entendait rester maîtresse de la médecine comme le prêtre était resté maître de la religion, et elle entreprit contre la science une lutte violente et tenace qui fut le pendant de celle que soutenait l’Église contre la pensée libre.
Du reste, la papauté encouragea la fondation des Universités, ce qui prouve bien qu’ils agissaient dans le même esprit. Les Facultés devaient avoir comme premier règlement :
L’interdiction des femmes ;
La défense faite aux hommes qui enseignaient de se marier. Ainsi, on était sûr de proscrire de cet enseignement l’Esprit féminin ; et l’homme, dès lors, put se livrer sans contrôle gênant à un enseignement incohérent et bizarre, issu de l’ancienne science des mages, et qui était aussi loin de la Vérité que la théologie (Pendant 150 ans, en France, il fut interdit aux médecins de se marier, cette règle fut abrogée en 1452, quand on réforma l’Université).
Il y eut des femmes médecins et professeurs de médecine jusqu’à la Révolution française ; c’est à Napoléon qu’on doit la masculinisation définitive de l’enseignement universitaire.
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À propos d’« Éthique »
Sous le régime gynécocratique, on appelait « Ethos » les peuples qui vivaient suivant les lois de la Morale. Les Druides étaient appelés « Ethi-opiens » parce qu’ils prêchaient la morale (« ethos », mœurs, « ops », terre ; Ethiopie, « terre des hommes purs »). Précisons que les Druides, que l’on voit à côté des Déesses ou des Druidesses, ne faisaient rien sans prendre leurs avis. Pline énumère 45 peuples qui, dans des pays très éloignés les uns des autres, portaient ce nom, ce qui prouve qu’une seule morale régnait sur la Terre, celle qui était donnée dans les grands Livres sacrés des temps primitifs.
Une chose qui prouve que la grande préoccupation de ce temps était la vie morale, c’est que le plus ancien document trouvé par les archéologues, celui qu’on appelle le Papyrus « Prisse » (4.673 ans avant notre ère), ne s’occupe que de cela, c’est une leçon de morale donnée par une Mère à ses fils.
En Abyssinie, en Colchide, en Mauritanie, dans les îles de la Méditerranée, on trouve des peuples appelés « Ethiopiens » et vivant sous la loi morale ; « Ethos » a fait « Ethique ».
Dans l’Iliade, il est parlé des « vertueux Ethiopiens », et, dans l’Odyssée, on mentionne les « fêtes religieuses éthiopiennes ».
Les Grecs, au lieu de « Ethos » (morale), supposèrent pour racine « Aithos » qui signifie « noirceur », et sur cette étymologie fictive ils transformèrent tous les Ethiopiens en noirs.
La « Mer Noire » fut appelée ainsi parce que le peuple qui vivait sur ses bords était féministe.
On s’est étonné qu’une Force plus forte que la force ait fait prévaloir son influence : n’y a-t-il pas là précisément une preuve de la noblesse, de l’élévation intellectuelle de ces civilisations primitives où le sexe le plus vigoureux consentit à régler sa vie d’après un autre mobile que celui qui lui assurait une prépondérance facile, mobile dont il a tant de peine à s’affranchir aujourd’hui ?
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« Il est stérile de vouloir « démontrer » Dieu »
la science des orgueilleux, toujours fatiguée de recherches « stériles », conclu à la négation.
Les mythes disent à tous que les Dieux existent, mais ils ne disent leur nature et leur vertu qu’à ceux qui sont capables de les connaître.
Dans la première éclosion de la pensée humaine, l’homme jeta autour de lui un regard, étonné d’abord, puis interrogatif. Tout ce qui l’entourait était mystère ; il voyait partout des effets produits par des causes inconnues ; il apercevait planant par-dessus toute la nature, une force immense, une puissance qui semblait tout diriger, sa vie comme le reste.
Les observations qu’il fit autour de lui pendant ces premiers jours de son histoire, durent être empreintes d’une grande précision, car lorsqu’il eut l’idée de définir, d’expliquer, de représenter cette puissance inconnue, il lui donna des attributs qui sont bien réellement ceux de la « Force » qui régit le monde cosmique et le monde organisé. Il avait donc tout aperçu, tout deviné ; à défaut de science il avait l’intuition. Dans toutes les mythologies de l’antiquité, ces derniers vestiges des conceptions primitives, nous voyons la Force personnifiée dans toutes ses manifestations ; chacune d’elles reçoit mille noms : on les appelle des Dieux. Les Dieux sont les principes qui gouvernent le monde.
Or, quelle que soit la corruption apportée plus tard à l’idée que représente le mot « Dieu », on n’a jamais pu en changer la signification primitive. Dieu est toujours resté « un principe qui gouverne le monde ».
Existe-t-il donc réellement un principe tout-puissant, qui soit à la fois l’origine et la cause de tous les phénomènes de la Nature, un principe qui donne et entretient la vie, un régulateur permanent qui soit si nécessaire et si évident que l’homme primitif, malgré son ignorance, le découvrit spontanément dans la Nature ?
L’idée de Dieu dans la philosophie
Science, Religion et Philosophie sont des mots qui prétendent tous les trois avoir la même signification ; tous trois veulent être l’expression de la vérité.
Cependant une grande différence existe entre eux.
La science affirme ; la Religion impose ; la philosophie cherche.
Or, comme il n’y a qu’une vérité et qu’elle ne peut être que dans la science, qui affirme, pourquoi la chercher dans la philosophie ? Pourquoi les religions de l’antiquité qui imposaient ce que la science affirmait n’ont-elles pas suffi aux hommes ? Pourquoi ont-ils institué cette nouvelle méthode de recherche : la philosophie.
Il faudrait, pour répondre à cette question, faire toute l’histoire de l’esprit humain, montrer comment l’homme, doué dans son enfance phylogénique d’un esprit droit et d’une raison juste qui lui permettaient de comprendre les lois de la Nature perdit peu à peu ces facultés primitives ; il faudrait montrer, comment en s’enfonçant dans son évolution sexuelle, son esprit se troubla, comment il cessa, insensiblement, de comprendre le monde qui l’entourait, comment il perdit la science.
Pendant que cette évolution décroissante de ses facultés s’accomplissait, son esprit inquiet de cette dégénérescence cherchait à retrouver les connaissances primitives de ses aïeux. Cette science perdue existait en germe dans son esprit, c’était un lot de l’héritage ancestral, mais elle y était voilée. Il travailla à lui rendre une forme, un corps, à la formuler.
Semblable à celui qui s’éveille après un rêve qui l’a vivement impressionné et qui fait des efforts de mémoire pour en ressaisir le fil qui lui échappe, ainsi, l’homme chercha à retrouver les vérités premières, mais sa raison perdait de jour en jour sa droiture primitive, et, comme c’est en elle, seulement, qu’il cherchait la cause des choses, il s’enfonçait de plus en plus dans les profondeurs d’une obscurité qui devait, pendant tant de siècles, tenir la place de la science.
La philosophie n’a jamais été que l’expression de cette défaillance de l’esprit de l’homme, elle répond à un besoin qui s’est imposé en l’absence de la science, mais qui disparaît en face de la certitude, en face des faits démontrés.
La philosophie a une autre faiblesse. C’est d’être exclusivement spéculative. Elle n’aspire à connaitre la vérité que pour le bonheur de la posséder, elle ne la traduit pas, dans le domaine des faits, en lois religieuses ou sociales pour guider l’humanité dans les nations. Or, la mission de la science est, au contraire, de rechercher la vérité pour l’appliquer à la vie matérielle et morale de l’homme, pour en tirer des règles de conduite. Elle est aussi active que la philosophie est passive.
Examinons les formes principales que l’esprit inquiet des hommes a données à la spéculation philosophique depuis le jour où il a perdu la connaissance positive de la vérité.
Examinons, d’abord, la valeur de la doctrine rationaliste, puisque tous les systèmes philosophiques reposent, directement ou indirectement, sur la raison de l’homme. Suite...
NB : Il y a Dieu(x) et Dieu(x)
Quels étaient donc ces premiers instructeurs de l’humanité qui expliquèrent à l’homme la Nature et ses mystères, la vie et ses lois ?
La tradition de tous les pays fait remonter cette première science à une « race divine ». Puis, quand vint la religion moderne qui résuma tous les Dieux en un seul, on déclara que « la Révélation vient de Dieu ». Mais ceux qui parlaient ainsi s’appuyaient sur une tradition altérée ; si nous remontons à sa source, nous ne trouvons pas un Dieu, mais des Dieux, et si nous cherchons quel était le secret de leur nature divine, nous devons remonter plus haut encore, et dans ce passé lointain, nous ne trouvons plus des Dieux, mais des Déesses, et forcément nous constatons que c’est cette primitive Divinité, la Déesse, la puissance supérieure (intellectuelle), qui a instruit les hommes. Nous comprenons alors que la source de toute vérité, c’est l’Esprit féminin.
Précisons que le terme « Déesse » est le nom générique de toutes les femmes supérieures et qui n’indiquait alors que les qualités morales inhérentes au sexe féminin. Pas de surnaturel ; partout les mêmes principes, c’est-à-dire les mêmes commencements, avaient pour base la nature même, encore inviolée.
Il convient, également, à propos du terme « Dieu », de préciser qu’il ne faut pas faire la confusion entre sa signification en tant que puissance cosmique qui organise l’Univers (Macrocosme), c’est-à-dire la radiation des astres incandescents qui a été appelée « Elohim » chez les hébreux, « Brahm » chez les hindous ou « Ptah » chez les égyptiens, et celle représentant la Déesse-Mère, l’organisatrice de la vie sociale, c’est-à-dire la femme qui est la créatrice de l’enfant (Microcosme), et donc la Divinité terrestre qui crée l’humanité, et qui la crée mâle et femelle car la mère enfante les deux sexes, les dirige et les instruit. Elle seule est Créatrice ; les « Elohim » organisent, mais ne créent pas, ce sont des puissances physiques, des forces. Chez les égyptiens, « Ptah », cette puissance cosmique, ce rayonnement solaire a été personnifié par la Femme-Déesse, que l’on comparait au Soleil parce qu’elle possédait en Elle l’esprit qui éclaire.
Notons que le mot « Dieu », d’abord écrit « Diev » vient du mot sanscrit « Devâ » ou « Diva » ou « Devi » (de « Div », briller ou rayonner) qui signifiait la « Femme lumière », la « Femme Esprit » ; de là « Dyaus », « Zevos », et « Zeus » (le V et l’U se confondent) ; on retrouve la même racine dans le « Div » du Zend (langue des anciens iraniens), le « Dew » du Slave, le « Divos » latin et tant d’autres dérivés, sans oublier la « Dive » (Bouteille) de Rabelais.
C’est au moyen âge seulement que le V de « Diev » fut remplacé par un U et que l’on écrivit « Dieu ». Aussi, en Russie, on appelle encore la jeune fille « Diéva ».
Les premières femmes régnantes, les « Dévas », les « Fatas », les « Génies », les « Almées », les « Izeds », les « Archanges », etc., représentent d’abord l’Esprit universel. L’art antique leur a toujours donné des figures féminines. C’est pourquoi l’idée de maternité sera liée à l’idée de Divinité. Plus tard, suivant l’évolution de l’idée divine, après une période intermédiaire entre le régime maternel et le régime paternel, alors que la Grèce eut accouplé Hermès et Aphrodite pour en faire un Dieu-couple, « l’Hermaphrodite » ou « l’Andro-gyne », c’est-à-dire le partage des facultés, l’égalité des sexes, il ne sera plus laissé place qu’à un Dieu unique, anthropomorphe, mâle, inutile, inconnu et incognoscible, relégué hors du monde, sur le trône de sa déserte immensité, et dont l’existence ne semble servir que de ferment de discorde entre les hommes.
Symboliquement, la puissance religieuse masculine eut trois degrés :
Le Poséidonisme, l’homme ténèbre qui éteint les lumières, noie l’Esprit ; c’est le Tellurisme. De là, elle monte dans le ciel, mais y occupe la seconde place : c’est la phase lunaire. Enfin, l’ambition de l’homme grandissant avec son orgueil, il prend la première place, il devient un Dieu solaire. Alors, dans la confusion qui règne, le soleil devient la Terre.
C’est pour cela que le nom de l’astre radieux « Sol » devient le nom du terrain sur lequel nous marchons.
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LA LANGUE MATERNELLE LANGUE SACRÉE
Parmi les objections des partisans de la Révélation masculine se trouve celle qu’ils tirent de l’origine du langage.
Les théologiens, suivant la tradition, mettent toutes les perfections au commencement (qui fut le régime féminin), tandis qu’ils ne voient maintenant, et avec juste raison, que décadence et corruption. Ils soutiennent que l’homme primitif était en possession d’une langue parfaite qui lui avait été enseignée par Dieu lui-même. Et pour soutenir cette assertion, ils affirment qu’il eût été impossible à l’homme d’arriver à trouver le langage par ses propres forces et sans une intervention divine.
Nous admettons tout cela, mais nous affirmons que ce n’est pas un Dieu surnaturel qui a appris à l’homme à parler, c’est une Divinité naturelle, la Déesse-Mère, c’est-à-dire la Femme, plus avancée que l’homme dans l’évolution psychique et mentale, ce que tout le monde peut constater chez nos adolescents. Déjà la petite fille parle plus tôt que le petit garçon, mais, à l’âge de la maternité, c’est bien elle qui enseigne à ses enfants la première langue.
Ceux qui ne comprennent plus les origines et qui nient l’action maternelle dans la formation des sociétés primitives, ont expliqué l’origine du langage par une évolution lente, faite de tâtonnements.
Cette opinion a rencontré beaucoup d’adversaires, notamment de Humboldt, qui refuse d’admettre la marche informe et mécanique des langues.
Mais si le Dieu surnaturel des Théologiens avait été le révélateur du langage, il n’existerait qu’une seule langue comme il n’existe qu’un seul Dieu. Si les langues sont multiples, c’est parce que les Mères furent multiples et partout remplirent le même rôle éducateur, mais avec des différences de races, donc de prononciation, puis de langues.
Ces langues primitives sont partout la langue sacrée ; quoiqu’elles ne soient plus, nulle part, la langue vulgaire, elles sont cependant conservées comme langues-mères, langues-racines des idiomes que les hommes ont greffés sur ces formes primitives.
La langue est intimement liée à la pensée. La parole ne se conçoit pas sans le secours de la pensée préexistante, tandis qu’au contraire, la pensée se conçoit existant avant la parole. M. de Bonald disait : « Il faut penser sa parole, avant de parler sa pensée ».
Si Platon a dit que la pensée est le discours que l’esprit se tient à lui-même, cela vient de l’habitude que nous acquérons en naissant de parler notre pensée, habitude devenue tellement forte en nous que nous ne pouvons pas concevoir la pensée imparlée et, dès qu’une pensée se forme dans notre cerveau, elle se présente tout de suite à notre entendement sous la forme de mots. Si intérieurement nous parlons notre pensée, c’est tout simplement parce que nous avons appris à parler en même temps qu’à penser.
Lorsque Descartes voulut faire table rase dans son entendement, la première phrase qu’il aurait dû dire, pour reconstruire l’édifice de ses croyances, au lieu d’être son fameux : « Je pense, donc je suis », aurait dû être : « Je parle, donc je pense », car cette phrase qu’il prononçait mentalement, il la prenait dans sa connaissance qu’il avait du langage dont il avait oublié de se défaire comme de ses autres connaissances.
À toutes fins utiles, rappelons que, en réalité, le hasard n’existe pas. Ce que les hommes appellent le hasard est simplement leur ignorance des causes (le mot « hasard » provient de l’arabe « az-zahr » qui signifie « chance, dé »).
NB : LE « TÉLÉPHONE ARABE » ?
Nous avons tendance à nous étonner des prouesses du téléphone, nous laissant imaginer que nos ancêtres ne communiquaient pas entre eux, ou mal. Quel progrès incontestable, disons-nous ! N’est-ce pas ? Pourtant, à y regarder de plus près, cela n’est pas du tout évident. Car ce que l’on n’imagine pas c’est que cette capacité, sinon ce moyen spécifique, de communication a toujours existé entre les hommes, et que notre pouvoir de communication en réalité n’a fait que s’obscurcir et se matérialiser au cours des âges. Ainsi nous appelons « progrès » ce qui n’est qu’amplification des moyens (matériels) nécessaires à compenser la dégradation de notre situation ontologique. Autrefois, la simple venue dans la ville d’un étranger, le simple retour du fils prodigue ou du mari d’un long périple, se répandait comme une traînée de poudre, avant même qu’il y soit rendu. De nos jours, nous appelons ce phénomène communément (et souvent de manière péjorative) le « téléphone arabe », parce que nous rattachons ce moyen moderne à une civilisation encore susceptible d’accéder en son Cœur, à cette autre dimension, qui en vérité consiste en une plus grande simultanéité, due à sa plus grande proximité du Principe divin. Cependant, la tentation exercée sur les musulmans par la science et les prouesses technologiques d’un « Occident mentalitaire » s’exerce même là où l’on s’y attendrait le moins. Tout se passe comme si la société Islamique s’était engagée sur la voie qui progressivement la mènera à une situation comparable à celle qui caractérisa hier la société chrétienne lorsque la « chrétienté » abjura de fait sa propre tradition pour le « plat de lentilles » de l’humanisme, de l’individualisme, entraînant un changement radical dans ses préoccupations et ses finalités.
Faits et temps oubliés
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