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Étirév

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  • Étirév 19 juillet 12:32

    Quelques mots sur Nietzsche pour cerner le personnage et sa pensée.

    Il naquit à Lützen en 1844, d’une ancienne famille de noblesse polonaise. Il étudia à Bonn, puis à Leipzig, et devint professeur de philologie à l’Université de Bale.

    En 1878 sa santé le contraignit à abandonner sa chaire, alors il se mit à écrire ; cela dura jusqu’en 1889. Il ne dormait plus.

    A Turin, en janvier 1889, il subit une terrible crise de folie. Retiré dans son village et soigné par sa mère, il se plaignait en répétant sur un ton monotone : Mutter, ich bin dumm, (Mère, je suis bête). On dirait qu’il avait conscience de sa bestiale dégénérescence.

    En somme c’était une grande intelligence, qui fut grandement pervertie.

    Les hommes comme Nietzsche ne laissent, dans le monde, qu’une impression : « C’est un misogyne !... » Leur science est néant, leur œuvre on l’oublie, leur haine seule reste.

    La science de Nietzsche n’est, du reste, pas à lui ; sa haine seule lui appartient. Il est philologue, il étudie les textes antiques et nous les traduit. C’est un plagiaire des idées lointaines, celles que personne ne réclame, c’est pour cela qu’il est quelquefois étonnant, il nous rend des idées féminines qu’il attribue à l’homme supérieur, le suprahumain.

    Il nous rend la femme antique et l’appelle : le Maître, pendant qu’il avilit la femme moderne et la veut esclave. Donc, sa pensée n’y est pas, il prend des mots dans l’œuvre antique qu’il ne sait pas débrouiller du malentendu sexuel. C’est la bête qui s’affuble de la robe blanche de la Prêtresse.

    Ses idées sur les femmes :

    « Se méprendre sur ce problème fondamental de l’homme et de la femme ; nier leur antagonisme foncier et la nécessité de leur désaccord éternel, parler peut-être de droits égaux, d’éducation égale, de prétentions et de devoirs égaux, c’est le signe typique d’une platitude et d’une trivialité cérébrale sans remède. L’homme qui possède une vraie profondeur d’esprit, une réelle noblesse d’aspiration, ne peut considérer la femme qu’au point de vue «  oriental », comme une possession, une propriété à clore et à enfermer, comme une chose prédestinée à servir. Ainsi fît, avec son instinct supérieur l’Asie, et ainsi firent, à sa suite, les Grecs, ses disciples, et ses héritiers.  »

    (Mais il ne nous dit pas que c’est alors que l’Asie et les Grecs tombèrent dans la décadence et l’oubli.)

    « Que la femme soit en voie de rétrogradation, que, depuis la Révolution française, l’influence morale de l’européenne ait diminué, dans la proportion des droits qu’elle a acquis ; cela peut servir à prouver que le mouvement d’émancipation qui consiste principalement à lui reconnaître le « droit au travail » n’est pas si fort en sa faveur qu’on l’imagine.  »

    Ses idées sur les hommes :

    Nous allons voir, maintenant, ce qu’il pense des hommes.

    Là il est surprenant :

    « L’homme est quelque chose qui doit être vaincu.  »

    « Ce qu’il y a de grand, dans l’homme, c’est qu’il est, non un but, mais une transition ; ce qu’on peut aimer en lui c’est qu’il est un passage, un coucher d’astre. »

    « Vous voudriez, si possible, et il n’y a pas de possible, supprimer la souffrance ; et nous ? Nous la voudrions précisément plus grande et pire qu’elle n’a jamais été ! La discipline de la souffrance, de la grande souffrance, ne savez- vous donc pas que c’est elle qui jusqu’ici, a créé toutes les prééminences de l’homme ! »

    (En effet, combien l’homme a dû souffrir moralement, pour vaincre la femme et supporter sa victoire, qui lui a valu la haine de celle dont il veut l’amour)

    Ceux qui vivent ce sont ceux qui luttent



  • Étirév 18 juillet 14:31

    L’auteur écrit : « La prise de décision basée sur la Raison n’est plus nécessaire puisqu’il s’agit de suivre ses penchants naturels. Les masses populaires ne doivent pas s’élever : l’heure est à la seule satisfaction réciproque. Le plan com est donc simple : noyer les individus de biens ou de plaisirs dérisoires, d’informations vraies, fausses ou biaisées, pour éviter qu’ils ne comprennent que le pouvoir est ailleurs. »

    Cela n’est pas nouveau.

    Il est des gens naïfs qui croient que l’histoire est le récit exact des faits du passé. Ils semblent ignorer que le monde est, depuis longtemps, régi par le mensonge et que le désordre de la société actuelle en est la conséquence.

    De plus, rappelons en quelques mots les « bienfaits » de la démocratie :

    La démocratie avilit en abaissant les bons, c’est une tyrannie qui s’exerce par un mouvement de traction morale, de bas en haut ; elle fait descendre, elle empêche les meilleurs de s’élever, elle abat les têtes qui dépassent le niveau des médiocres, empêchant ainsi l’éclosion des types supérieurs, elle supprime le respect et rend les petits insolents. Toute élévation du type humain demande un régime aristocratique.

    Et pour finir, rappelons également que « Panem et circenses » (du pain et des jeux) n’est pas nouveau non plus.

    Le peuple romain dégénéré tout comme les peuples actuels en voie de l’être ne demandait que ces deux choses.

    Cela permettait à l’Empire de Rome et aujourd’hui à notre gouvernance dit du « monde moderne » de faire oublier à la plèbe les misères auxquelles on la soumet.

    Livres de Femmes…

    PS : la différence entre Jésus et Emmanuel Macron c’est que l’un est vrai.



  • Étirév 18 juillet 12:44

    L’antique gynécocratie est le fonds du monde, ce roc des sociétés. Ecoutez Bachofen ; il vous dira :

    « L’humanité doit à la Femme sa primitive élévation, ses premiers progrès, son existence réglée et surtout sa première éducation religieuse et morale, elle doit à la Femme les jouissances d’un ordre supérieur. Toute la première civilisation est son œuvre propre. C’est à elle qu’on doit la première connaissance des forces naturelles. Vue ainsi, la gynécocratie est la période éducative de l’humanité en même temps que la réalisation des lois de la Nature, qui s’appliquent aussi bien au bien de l’individu qu’à celui de l’espèce ».

    Faits et temps oubliés



  • Étirév 18 juillet 11:34

    ORGUEIL

    Plus l’homme progresse dans l’évolution descendante, plus il affirme qu’il s’élève, plus il veut dissimuler sa misère morale en se plaçant au-dessus des autres. Il ne s’avoue pas à lui-même qu’il est en déchéance et toute sa vie révèle une crainte inavouée de laisser supposer aux autres cet amoindrissement moral. C’est une tâche qu’il cache soigneusement quoiqu’elle se révèle, malgré lui, de mille manières.

    Rien ne le blesse, rien ne l’offense autant que d’être mis à la place qu’il mérite réellement.

    Les religions opposaient à l’orgueil l’humilité, sentiment qui est une bassesse chez celui qui se met au-dessous de son niveau moral, mais qui est une vertu chez celui qui se fait humble pour se mettre à sa vraie place.

    « Nous devons avoir une très haute idée de notre nature et une très basse idée de nous-mêmes. » (Yung).

    Il est à remarquer que ce sont les hommes qui sont, plus que les autres, diminués dans leurs facultés primitives qui tâchent de se placer le plus haut dans l’estime du public, pour dissimuler ainsi, par l’affirmation d’une valeur qu’ils ne possèdent pas, leur misère morale. Du reste, ils se font une supériorité factice, basées sur des choses étrangères à leur nature, comme la fortune, les titres, les honneurs, certaines connaissances acquises.

    Les différentes manifestations que le mot orgueil résume sont : la fierté hautaine, le mépris des autres, l’estime exagérée de soi-même, la vanité, l’amour de la louange imméritée, c’est-à-dire de la flatterie, et, enfin, la manie de la justification ; l’orgueilleux cherche toujours à justifier les fautes commises, au lieu de les avouer.

    Ces caractères de déchéance morale ne peuvent être dissimulés. L’orgueil a toujours été considéré comme le stigmate de la chute qui se montre avec le plus d’évidence, il se révèle, du reste, par l’attitude de la tête et du thorax ; l’homme dont les facultés intellectuelles sont amoindries porte la tête inclinée en arrière. On dirait (et cela est) que le poids de l’encéphale augmente dans la région occipitale et diminue dans la région frontale.

    Ce caractère permet de classer les hommes en deux catégories : ceux qui portent la tête inclinée en avant et ceux qui portent la tête inclinée en arrière. Les premiers sont des « intellectuels », ils pensent, ils mettent l’intelligence au-dessus de la force, les seconds sont des impulsifs, ils agissent et ils sentent, mais ils ne pensent pas, et mettent l’action dominatrice au-dessus de l’intelligence.

    Cette façon de se considérer comme étant ce qu’il n’est pas donne à l’homme l’attitude d’un acteur jouant continuellement un rôle.

    J.-J. Rousseau exprime cette idée dans les lignes suivantes : « L’homme du monde est, tout entier, dans son masque. N’étant presque jamais en lui-même, il y est toujours étranger et mal à l’aise, quand il est forcé d’y rentrer. Ce qu’il est n’est rien, ce qu’il paraît est tout pour lui. »

    La manie de la priorité règne sur la terre depuis longtemps, elle s’est manifestée de mille manières. D’abord par « l’orgueil terrestre », qui a fait croire à l’homme que son petit monde était tout dans l’univers, puis par « l’orgueil humain » qui lui a fait croire qu’il était le premier parmi les êtres créés. Cependant si, sortant du genre humain, nous mettions en présence un spécimen de chaque espèce animale, nous les verrions tous croire et déclarer leur espèce la meilleure.

    Après l’orgueil humain vient l’orgueil de race qui fait faire aux hommes des distinctions suivant leur couleur et leur origine et les persuade tous qu’ils sont les premiers dans le genre humain. Après l’orgueil de race, l’orgueil national qui persuade à chaque peuple que le pays où il a vu le jour possède une supériorité quelconque sur les autres nations. Après « l’orgueil national », l’orgueil de clocher qui, dans une même nation, fait encore supposer aux hommes que, parmi ceux qui la composent il existe des différences et que leur province, leur commune, leur village valent mieux que les autres.

    Tous les moralistes ont dit à l’homme : Abaisse, réprime, étouffe en toi l’orgueil.

    Le Talmud dit : « Si un homme est orgueilleux, cela prouve qu’il a de nombreux défauts.  »

    « L’orgueil est le signe ordinaire de la pauvreté de l’esprit. »

    Cordialement.



  • Étirév 17 juillet 10:08

    On ne change pas une nation en changeant sa politique. On la change en réformant ses mœurs, et pour réformer les mœurs il faut changer les idées.
    Pour cela il faut deux choses :
    1° Faire la lumière sur l’ancien fonds de traditions qui sert de base à la vie morale et sociale, c’est-à-dire faire l’histoire réelle des religions.
    2° Etudier les lois de la Nature, créer une science impartiale, dégagée des idées préconçues que les préjugés religieux et sociaux ont ancrées dans l’esprit des hommes et qui influencent les savants eux-mêmes, puisqu’ils mettent les préjugés religieux et sociaux, c’est-à-dire la fausse morale, au-dessus de la recherche de la vérité. Ils partent de la même erreur que les prêtres, une erreur lointaine qu’ils considèrent comme inattaquable.
    Renan avait raison quand il disait : « La prochaine révolution ne sera pas politique, elle sera religieuse et morale  ».

    Cordialement.

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