Vous avez raisons de souligner deux points qui sont la
transparence et la création monétaire (même si elle relève d’une autre
problématique). Mais au-delà des lois, il y a aussi des décisions à prendre
dans la vie de tous les jours. En ce sens un organe de communication commun est
nécessaire comme discuté dans un de vos commentaires de votre premier article.
Les technologies actuelles permettent cette transparences (principe distribué
de la blockchain qui permet par exemple de décentraliser les informations pour
éviter toute manipulation). Les labos d’IA travaillent aussi pour limiter sur les
bruits informationnels liés à de nombreuses propositions, c’est en cours.
Ensuite une démocratie se défini aussi par le fait de
pouvoir communiquer entre gouvernants et gouvernés, on en revient au principe
de cet organe de communication.
Ensuite nos sociétés sont plus complexes que la Grèce
antique, il y a de nombreux groupes sociaux aux vues différentes, et on est
très anonymisés. On en revient aux décisions de la vie de tous les jours qui
dépassent le simple stade des lois pour faciliter la communication entre ces groupes antagonistes. Il y a par exemple des ventes qui sont
décidés sans avis du peuple et nuisent à l’intérêt général (je pense notamment
à Alsthom à l’époque, d’autres exemples existent). On a affaire à des guerres
économiques qui nécessitent que l’ensemble de la population soit au courant de
ce qui se passe pour pouvoir prendre des décisions adaptées.
De là découle les médias qui propagent des informations
et peuvent influencer le peuple, les idées d’une société. De là nécessite une
éducation et des structures adéquats pour permettre le débat démocratique et la
discussion nécessaire. C’est un ensemble des plus complexes qui nécessite aussi
des solutions simples pour ne pas alourdir cette complexité. Mais aussi un principe
communicatif (organe de communication et communication de masse) qui permette
de rassembler plutôt que de diviser.
Donc oui pour la transparence, mais bien d’autres
problématiques rentrent aussi en ligne de compte. Les pouvoirs en place ne sont
pas non plus à négliger, au contraire, c’est gouvernants et gouvernés qui
doivent déterminer d’un avantage commun. Et actuellement les gouvernants mêlent
politiques et pouvoirs économiques (finance, technologie, industrie, énergie,
défense, etc). Et ces pouvoirs économiques peuvent aussi avoir des visions
différentes. Tout cela nécessite donc des discussions sur les décisions à
prendre. On en revient au fait que les lois ne font pas tout, mais ce sont bien
souvent les décisions qui seront prises (même au sein d’un cadre de légalité) qui
vont faire la différence entre une démocratie ou une minorité qui dirige de
fait une majorité à son insu. On en revient donc à un principe de
communication.
Mais aussi à des spécialistes (notamment le milieu
scientifique) qui permettent de comprendre des enjeux et les exposer en toute objectivité
pour casser la subjectivité qui nous environne. Pour permettre la décision
adaptée.
Donc vous avez raisons sur le point 4 en ce qui concerne
une vision adaptative et temps réel en quelque sorte. Mais pas juste au niveau
des lois, pour toute décision prise. Mais on en revient à ce principe
communicatif qui se doit d’être commun à tous, et notamment à ceux que les
décisions prises concernent, les groupes sociaux et/ou pouvoirs concernés. Ça
réduit déjà la complexité.
Par une communication adaptée et la transparence on peut déjà
réduire fortement les problématiques que vous soulevez sur le référendum (oui
ou non sans choix de question), les lobbies, le principe électif (par tirage au
sort ou non), etc. Et principe électif qui est lui-même des plus critiquables
par ce qu’il engendre (visions à court terme, démagogie pour se faire réélire, etc).