@pemile
Moi : « ...l’entropie du système « Planète Terre », [est]difficilement mesurable, en tant que système « ouvert » sur le reste de l’univers, de toute façon.
Pour l’entropie il ne peut pas y avoir de « jour du dépassement », puisque la vie et l’existence même de la Planète en font un système « ouvert » et donc « hors équilibre » par nature et par définition (Cf. Ilya Prigogine). »
Vous : « Mais là il s’agit de l’entropie locale, sur terre, système ouvert recevant un flux constant d’énergie du soleil ? »
Donc, voilà un point sur lequel on dit exactement la même chose, et donc il vous suffit de retirer votre point d’interrogation pour avoir votre réponse ! Dans un système « ouvert » il y a le jour de sa naissance, sa durée de « vie », même pour un astre ou une planète, et le jour de sa mort, point barre.
Et durant toute sa vie, longue ou courte, et de sa naissance à sa mort, il contribue à l’augmentation de l’entropie, comme tous les autres systèmes « ouverts » de l’univers. Sans jamais aucun « jour du dépassement » particulier, vu que « système ouvert » = « hors équilibre ». Bref, on tourne déjà en rond sur ce point, en espérant néanmoins le rendre utile à d’autres lecteurs de passage, qui auraient « oublié » les bases élémentaires de la physique sous l’effet de l’agit-prop systémique pseudo-« écolo ».
Par ailleurs, faire un bilan du renouvellement de la biomasse, sans rapport direct avec l’entropie, donc, peut être utile, à condition d’utiliser des critères d’évaluation scientifique, ce qui ne semble pas être le cas, actuellement.
Enfin, faire un bilan « émission-absorption » du dioxyde de carbone, cela peut être un autre travail utile, si également fait scientifiquement, mais « fusionner » en quelque sorte ces deux critères en un seul « indice du jour du dépassement » ne fait donc aucun sens réellement scientifique, en l’état. C’est juste une démarche d’agit-prop systémique comme on peut assez facilement le comprendre en se penchant quelques minutes sur la question et pour une fois simplement en lisant attentivement la notice Wikipédia jusqu’au bas de la page.
Creuser un tant soit peu la question ne fait que confirmer qu’il s’agit donc d’une vaste opération d’enfumage idéologique, une parmi les mieux réussies de ces dernières décennies, effectivement !
Quand l’être humain commencera à s’assumer lui-même en tant que structure dissipative d’énergie, les choses le concernant pourront alors commencer à changer sérieusement dans un sens réellement écolo : utiliser son libre arbitre pour utiliser intelligemment celles de ses ressources qui sont par nature limitées sur la planète, et « retarder » ainsi d’autant le jour de sa propre fin inéluctable en tant qu’espèce, sans pour autant prétendre à des miracles, ni « paradisiaques » à aucun sens du terme, ni « renouvelables » dans un monde qui ne l’est pas, par définition.
Le « renouvellement » de la biomasse, comme le renouvellement de nos cellules, n’étant qu’un moment particulier de l’augmentation de l’entropie générale. La seule « différence » étant dans l’échelle du temps. Point barre.
Utiliser notre libre arbitre pour prolonger autant que faire se peut la synchronisation des deux, vu l’interdépendance pour nous, les humains, c’est ce qu’on peut faire de mieux pour retarder l’échéance de notre fin en tant qu’espèce, et ça peut donc varier de beaucoup, vu nos moyens d’autodestruction potentielle, actuellement.
Luniterre