Avant que la Palestine historique [Map of Ottoman Syria in 1851] ne devienne Israël en 1947, il y
eut depuis la Campagne d’Égypte de Napoléon (1798-1802) suscitée par Talleyrand, et au début du
XIX° siècle un projet colonial de dominer la région (ce qui est tout à
fait dans la suite du colonialisme des impérialismes européens de
l’époque qui jetteront leur dévolu (civilisateur ?) sur tous les continents), en
affaiblissant l’empire ottoman avec quelques guerres, en faisant aboutir
en 1869 le projet du Canal de Suez, la Nouvelle Route des Indes qui
allait transformer la région en une zone géostratégique de première
importance qu’il fallait balkaniser pour empêcher que ne se reforme une
unité entre Arabes, ce que réaliseront les Accords Sykes-Picot en 1916,
puis la Conférence de San Rémo en 1920 qui donnera Mandat à la France et
à l’Angleterre en partitionnant la Grande Syrie.
Le projet nationaliste sioniste aura servi à réaliser une colonie
de peuplement dont l’idée anglaise remonte à la première moitié du XIX°
siècle :
« A land without a people for a people without a land » ...
"and the Jews ...will probably return in yet greater numbers, and
become once more the husbandmen of Judaea and
Galilee." Lord Shaftesbury’s « Memorandum to Protestant Monarchs of Europe for the restoration of the Jews to Palestine », published in the Colonial Times, in 1841 lien
Sauf à faire un anachronisme ni l’antisémitisme [mot « inventé » en 1879 par un journaliste politique allemand Wilhem Marr.(1819-1904)], ni l’idéologie nationaliste du sionisme accouchée des Congrès de Bâlesous le houlette de Théodore Herzl], n’ont été le père putatif de l’entité coloniale dénommée Israël, ce qui explique le soutien indéfectible de l’occident à ce « dominion » pour des raisons géostratégiques, économiques et hégémoniques.