@Giuseppe di Bella di Santa Sofia
Les Zones de Résidence aux frontières polono-russes
Une région qui allait devenir une ligne de Front idéologique
entre impérialisme et communisme... comme aujourd’hui entre
monde unipolaire et monde multipolaire. L’histoire se répète !
A propos des « pogroms », le mot a pris le sens d’émeutes
contre les Juifs, pouvant aller jusqu’aux massacres. "Les
sanglants pogroms de Russie, échelonnés de 1880 à 1905"
(Weill Julien, Le Judaïsme, 1931, p.55). Et le mot « pogrom » est
devenu par métonymie synonyme de l’oppression des Juifs dans l’Europe
orientale.
Or il se trouve que dans son étymologie, le mot n’a aucune
connotation raciste, contrairement au sens commun actuel
véhiculé par le mouvement sionisme depuis la fin du XIX°,
l’associant à de l’antisémitisme.
Empr. au russe pogrom « id. », dér. de gromit’
« détruire » et du préf. po- indiquant une notion
d’achèvement. https://www.cnrtl.fr/etymologie/pogrom
Tout massacre d’une population, d’un village, pourrait être
qualifié de pogrom.
Le logique voudrait que
l’on se questionne pour savoir quels purent avoir été les
événements déclencheurs de ces pogroms dans cette Russie
encore tsariste, vers 1880. Un fait remarquable est l’assassinat du
Tsar Alexandre II de Russie le 13 mars 1881 à
Saint-Pétersbourg. Attentat à la bombe commis par un
mouvement Narodnaïa
Volia (« Volonté du Peuple »), un parti
anti-tsariste, branche armée /aile terroriste du Narodniki
un mouvement socialiste agraire actif de 1860 à la fin du
XIXe siècle fondé selon les marxistes par des populistes
russes.
Les aspirations au socialisme faisaient leur chemin dans
cette Russie impériale... dans l’espoir que cela
précipiterait une révolution.
Il en ressort que les Juifs d’Europe orientale n’était pas
particulièrement visés par une répression spécifique
raciste, que l’ennemi politique était les aspirations
révolutionnaires... qui aboutiront à la révolution
bolchévique en 1917...
Ces pogroms ont tué des Juifs des deux côtés de ce front idéologique.