Excellent article à
mon sens, une véritable somme sur un sujet majeur, balayant largement les
enjeux et les propagandes mortifères.
Je n’ai qu’un
regret, c’est que la conclusion esquissée par l’auteur, conforme
à sa démonstration, semble laisser les rênes entre les mains des
sphères dirigeantes, égrenant le rôle des hommes politiques, des
hommes de guerre. Rappelant le rôle des institutions,
« chancelleries », gouvernements, empereurs, corps
diplomatiques.
Et soulignant leur peu de lucidité, leur
ignorance parfois.
Or il semble évident
aujourd’hui – et l’article de démontre efficacement – que
ces mêmes sphères amnésiques se préparent à reproduire les mêmes
erreurs dramatiques que tant de fois par le passé.
Il semble évident également que les « ressorts
démocratiques » sont totalement fictifs et inopérants, tout
processus démocratique cessant dès qu’approche la guerre, sujet
trop sérieux pour le confier aux opinions populaires.
Il me semble alors qu’un
seul espoir subsiste, et que c’est aujourd’hui dans ce sens que
l’on doit agir pour la paix :
La marche à la
guerre NECESSITE une adhésion minimum des populations, fut-ce une
simple résignation. Par conséquent, le SEUL ESPOIR réside dans la
mobilisation des peuples européens contre cette marche à la guerre
qui leur est présentée comme inéluctable.
Cette mobilisation
pourrait commencer sous la forme – bien timide – de pétitions.
Bien timide certes et velléitaire, cependant on a pu mesurer
récemment l’impact déstabilisant de la pétition contre la Loi
Duplomb.
Mais elle pourrait
aussi – ELLE DEVRAIT – prendre la forme de manifestations
monstrueuses.
L’ampleur du risque dénoncé par l’auteur
justifierait largement un tel mouvement, la quasi totalité des
populations étant concernées… mis à part les heureux candidats à
une émigration vers la planète Mars.
Bien entendu, une telle levée d’oppositions peut être étayée par l’argumentaire de l’auteur. Mais un pas supplémentaire reste à franchir.
Cette idée ne doit
pas être considérée comme naïve et rêveuse.
Après tout, il faut
se souvenir que le coup d’arrêt de la guerre étasunienne au
Vietnam fut bel et bien porté par l’opinion publique, et les
mouvements surent alors réunir devant le Capitole des catégories improbables de citoyens,
allant d’artistes célèbres aux anciens combattants eux-mêmes en
passant par beaucoup d’autres sensibilités.
On n’oubliera pas
non plus que plus près de nous, la fougue Guerrière de Jose Maria
Aznar, impatient « d’envoyer des mecs » en Irak — ennemi juré de l’Espagne — , fut
stoppée par un vaste mouvement populaire, le premier cas peut-être
d’une guerre évitée par des actions parties des mouvements
sociaux...