Bonsoir @Luniterre,
Votre commentaire contient des erreurs d’interprétation qui nécessitent d’être clarifiées pour ne pas induire en erreur les lecteurs.
Vous affirmez que la Cour n’a retenu qu’un seul fait diffamatoire (le détournement de mineur) et qu’elle a accordé l’excuse de bonne foi. Or, c’est une simplification dangereuse qui omet le cœur du problème. La Cour a en réalité considéré que les propos tenus étaient indissociables : la rumeur de la transition de genre et l’accusation de détournement de mineur ne faisaient qu’un dans la désinformation propagée. C’est bien l’ensemble de ces propos qui a été jugé comme une attaque diffamatoire.
L’excuse de bonne foi, dans le cadre de l’affaire de diffamation jugée en première instance, n’était pas applicable à la rumeur transphobe elle-même. Les accusatrices n’avaient aucune « base factuelle » pour étayer cette allégation grotesque. La Cour a par contre accordé une relaxe en appel sur la base d’un vice de procédure. C’est ce point essentiel que votre commentaire omet et c’est ce qui est à la base du pourvoi en cassation de Brigitte Macron.
Dire qu’il n’y a pas eu de « propos transphobes » dans ce dossier est faux. La rumeur selon laquelle Brigitte Macron serait un homme qui aurait changé de genre et dissimulé sa véritable identité est, par essence, une allégation transphobe. Même si la justice n’a pas retenu le terme de transphobie dans son jugement, le caractère transphobe de la rumeur est avéré.
Le fait que la Cour ait accordé une « large liberté d’expression » à des non-journalistes pour diffuser de telles accusations, est l’un des points les plus choquants de cette affaire et a, de ce fait, donné un dangereux feu vert à la désinformation. C’est précisément l’un des points faibles de la décision de justice en appel.
Enfin, il est important de noter que M. Arnaud Dimeglio n’est pas partie prenante de cette affaire. Son analyse, bien que présentée avec ses titres, est une interprétation personnelle du jugement et non une conclusion du tribunal.
L’affaire est loin d’être terminée, et votre commentaire, en cherchant à donner du crédit à des théories du complot, est une illustration parfaite des mécanismes de la désinformation que mon article dénonce.