Très bel article.
Se considérer soi-même (individu, clan, nation, ethnie, etc.) comme « élu de Dieu » est tout simplement s’approprier un Dieu qui lui, ne dit rien.
Dieu, c’est l’infini. Si on est protégé par cet infini, on se croit une puissance infinie, considérant l’autre comme fini. Considéré comme un contre-homme ou une contre-nation.
C’est effectivement le départ pour un conflit certain.
Pour ma part, je considère que les droits de l’homme, appliqués à tout homme, à tout être humain, avec peut-être des défauts, représente la base : chaque être humain a droit à vivre dignement.
L’occident avait un temps accepté ce précepte, mais pour un faire une arme contre le système d’en face. Celui-ci effondré, un nouveau suprématisme est apparu, qui était déjà là, faisant de l’élite ploutocratique le centre absolu de tout.
Les peuples n’ont plus qu’à se soumettre à ce centre, et le nouveau Dieu est la Monnaie.
C’est donc un retour en arrière.
Mais je reste persuadé que le progrès reste en nous, car le sentiment d’injustice des peuples contre les puissants les rends plus puissants que ceux-ci.
C’est ce sentiment d’injustice qui crée le progrès, mais combattu par ceux qui bénéficient de cette même injustice.
Nous sommes à un moment sombre de l’histoire, mais la puissance des puissants est, à mon avis, en train de s’épuiser en se montrant telle qu’elle est.
Par contre, ce basculement est est de l’ordre de temps longs, sauf précipitation de l’histoire