@Sandro Ferretti Merci pour ce retour. Les goûts, les genres et les couleurs, comme on dit… Info du jour, sinon : deux ans après son « Priscilla » (pas top, voire soporifique), biopic adapté des mémoires (non abyssales !) de Priscilla Presley, Sofia Coppola, auteure du « Lost in Translation » (avec Scarlett), qui vous semble cher, semble-t-il, au vu de votre clin d’œil, revient, à la prochaine Mostra de Venise (82e édition, président du jury : Alexander Payne, du 27 août au 6 septembre prochain), via « Marc by Sofia » - titre tendance ! On dirait déjà le nom d’une collection capsule vendue en exclu au Bon Marché ! -, avec un documentaire, légèrement hors sol, consacré à son ami de longue date, le créateur Marc Jacobs. 97 minutes de « non-fiction » par la cinéaste américaine de 54 ans, aimant les ambiances ouatées, voire bullaires, dans l’univers du documentaire et de la mode. Bon, avouons-le : possiblement à la pointe du snobisme. On a connu projet plus emballant — ça fait « film Instagram » ou « TikTok ». Voire toc ? En même temps, il arrive que les documentaires qui sortent (de plus en plus, à vrai dire — tant mieux) au ciné recèlent de bonnes surprises. Comme par exemple les deux volets récents de Nicolas Philibert, dans le cadre d’une trilogie annoncée, consacrés au monde psychiatrique, évoluant entre réalités dures et moments de grâce, apaisements et tensions — à mille lieues, donc, des sunlights bien léchés des plateaux de mode : « Sur l’Adamant » (2023) et « Averroès et Rosa Parks » (2024). Affaire à suivre (ou pas), donc, pour le dernier-né de Sofia, selon la formule consacrée. Et qui sait, dans la ouate, parfois, se cache une aiguille. 