@Eric F
votre jugement exclusivement ’’à charge’’ me parait excessif,
Parce que vous n’avez pas vraiment fouillé et fouiné comme moi...
J’ai toujours admis la positivité des cathédrales, de la musique sacrée, de la vie monastique, et l’éducation aussi...
Cela ne fait pas basculer la balance globale du bon côté, l’éducation était encadrée dans un paradigme bien défini et malheur à celui qui remettait en question le paradigme en question..
Et l’élan de foi des cathédrales s’accompagnait de superstitions à base de miracles, reliques, génuflexions outrancières, refus de l’étude du corps pour les progrès médicaux, le corps étant tabou, etc...
Je gage que si le néoplatonisme n’avait pas été vaincu par cette secte naissante les progrès scientifiques auraient commencé bien plus tôt, la rationalité aurait pris son envol avant, bien avant... il y aurait eu moins de sectarisme aussi, les différentes écoles philosophiques antiques se supportant assez bien..
À ce propos rappelons l’épisode de la philosophe Hypatie, néoplatonicienne et mathématicienne de renom, assassinée et démembrée sur ordre de Cyrille d’Alexandrie l’évêque du coin, ce qui devrait faire fermer son clapet à la Bébête du Gévaudan qui nous bassine que le christianisme respectait bien mieux les femmes et surtout les femmes cultivées.. La meilleure preuve que c’était faux est cet épisode là qui signe le début d’une intolérance (et misogynie) de plusieurs siècles..
En bref, le christianisme n’a pas été moteur de progrès mais bien l’inverse, cela a été un frein.