@Christophe
Votre article sur l’économie thermodynamique est très
intéressant, mais semble-t-il pas vraiment exempt de dérive idéologique. En
effet, comment pouvez vous concilier de parler dans un même article d’« énergies
renouvelables » et du second principe, qui nous parle d’entropie ?
« Jusqu’au début du
XIXe siècle, les sociétés ont exclusivement eu recours aux énergies
renouvelables : force animale, bois, eau, vent. »
Alors qu’il n’y a, par définition, aucune forme d’énergie
qui puisse échapper, par son utilisation, à l’augmentation de l’entropie
globale du système planète.
Par son utilisation humaine ou non, d’ailleurs, car le
bois, par exemple, finit inexorablement par se dégrader et perdre ses qualités,
même s’il n’entre pas dans un cycle d’utilisation économique humaine.
Tout est une question de relativité dans la durée des
processus, mais parler d’ « énergie renouvelable », d’un point
de vue thermodynamique, me semble vraiment être un biais idéologique, fondé sur
une illusion, et non sur la science, mais vous nous donnerez peut-être une
explication plus appropriée.
Il me semble que du point de vue de la thermodynamique
il y a donc des processus plus « économes » que d’autre en termes de
production d’entropie et que l’on peut donc choisir de les privilégier dans nos
processus économiques humains, histoire d’économiser nos ressources dans la
durée, mais parler d’« énergie renouvelable », et en général de « recyclable »
en entretenant l’illusion qu’il y aurait une sorte de « bilan équilibré »
possible des ressources, c’est créer une distorsion idéologique d’avec la
réalité qui est plutôt de l’ordre du religieux que de celui de la science.
Alors qu’il faut assumer, que ce soit à titre
individuel ou collectif, en tant qu’espèce, que notre passage dans cette
réalité entropique est nécessairement provisoire. Simplement, on peut la faire
durer avec une variabilité plus ou moins grande selon notre rapport au réel,
précisément.
Ce qui n’est déjà pas si mal… Et toujours mieux que de
s’entretuer au nom d’une idéologie ou d’une religion « prometteuse »
qui ne fait que nous précipiter plus vite vers notre fin, en réalité et en fin
de compte.
Les illusions et les croyances sont parmi les
processus les plus « efficaces » en termes de production d’entropie. Gaza
en ruines en est malheureusement une tragiquement significative illustration, concurrencée,
même si encore d’assez loin par l’Ukraine, le Nord-Kivu, le Soudan, le Yemen, etc…
Du strict point de vue de la physique, en termes de rapport entre travail, énergie
et entropie, il n’y a aucune différence entre l’homme et la machine, et cela
vaut aussi pour un monde de plus en plus gouverné par l’IA.
La seule « différence » possible n’est pas d’ordre
physique, mais morale et philosophique : l’être humain peut éventuellement
utiliser son libre-arbitre pour faire évoluer le cours de son emprise sur les
ressources naturelles dont il dispose et donc allonger relativement la durée de
son existence sur Terre en tant qu’espèce, plutôt que de la raccourcir en les
dégradant rapidement, mais de toutes façons sans retour au regard de la seconde
loi de thermodynamique.
Le concept d’« éternité », qu’il soit d’ordre
matériel ou religieux, est une illusion dévastatrice et contreproductive en
termes de survie réelle pour l’humanité.
Luniterre
https://cieldefrance.eklablog.com/2025/03/l-entropie-et-la-vie-une-dialectique-elements-d-etude-utiles-au-debat.html
https://cieldefrance.eklablog.com/2025/03/ilya-prigogine-et-il-y-a-le-temps.et-le-bon-cote-de-l-entropie
https://cieldefrance.eklablog.com/2025/07/un-diamant-trouve-sur-la-plage-chronique-economique-estivale.html
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