@Rincevent
Orwell n’a rien inventé... on sait cela depuis l’antiquité... Et Tocqueville écrivait en son temps « nous avions 1 despote et nous aurons dorénavant 30 millions de despotes » (il y avait en son temps 30 millions de Français).
Notre modernité a fini par confondre la fin (le bien public) et le moyen (la démocratie ou autre)... la démocratie n’est pas une fin en soi... elle peut même être le lit de la démagogie, du césarisme, du soviétisme, du nazisme, de l’islamisme, et autres doctrines totalitaires démocratiques...
Les politiciens sont naturellement encouragés aux fausses promesses et à la démagogie pour flatter les électeurs et obtenir leur suffrage. Evidemment, une fois parvenu au pouvoir, il n’y a « pas d’argent magique » et c’est l’inexorable désillusion. Sur quoi apparaissent de nouveaux candidats, de nouveaux démagogues, qui promettent « la vraie révolution » à ceux qui les écoutent. Avec la même impasse au bout.
La démocratie peut permettre de contrer des abus aristocratiques ou monarchiques... mais rien de plus... il n’y a pas de recette miracle. Le souverain populaire est trop souvent comme ce qu’on appelait autrefois un « mauvais roi » : sensible à la flatterie, aux sophismes, à la corruption, aux passions, etc. L’électeur n’est pas moins un homme faillible que le roi.