@Giuseppe di Bella di Santa Sofia
« intimité » russo-ukrainienne sent la
propagande à plein nez,
Elle sent surtout votre ignorance des réalités ukrainiennes,
incapable que vous êtes de dire à laquelle des deux cultures et histoires,
l’Ukrainienne ou la Russe, se rattache Gogol. C’est toute l’ambiguïté de ce
conflit.
La 1ère puissance militaire mondiale, toujours
dans l’affrontement, la guerre, les changements de régime, la soif de domination,
l’essaimage de bases militaires nucléarisées a identifié cette ambiguïté en
Ukraine, ce point faible de son « premier ennemi stratégique de court
terme – Lloyd Austin » (la Chine étant celui de long terme) et a créé les
conditions de cette guerre, action élaborée sur une durée de plus de deux
décennies, en y investissant des sommes considérables.
L’UE, dans le rôle de l’épouse soumise, attendait de
récupérer son cadeau ukrainien offert par les USA. Mais pas de chance, le
couple s’est mis à battre de l’aile, et l’UE se retrouve le bec dans l’eau, ou
plutôt propulsée en première ligne par son époux maltraitant, désarmée.
Un parmi mes proches, aujourd’hui disparu, issu de ces
régions lors de la dernière guerre, a vu venir le coup dès la fin des années
90. Il y aura un jour des torrents de sang en Ukraine m’avait-il dit à
l’époque.
Maintenant, la question est de savoir qui est le plus motivé
pour se battre et mourir pour l’Est de l’Ukraine et la Mer d’Azov, car c’est ça
qui va finalement décider des conditions de la fin de ce conflit.
Notre mainstream ment effrontément à ce sujet, quand on sait
les centaines de milliers d’Ukrainiens fuyant le pays pour échapper à la guerre,
et les désertions massives. Du côté russe, ce n’est pas clair, on n’a pas les
éléments pour juger de l’ardeur patriotique, au-delà de la forte incitation
financière pour aller combattre.
Les Ukrainiens de l’Ouest et du centre ne sont probablement
que peu motivés à garder leurs compatriotes de l’Est qu’ils détestent. Ils veulent
les territoires et envoyer leurs habitants en Russie.
Les Russes sont confrontés à l’Occident collectif, aux nations
riches du G7, aux USA qui sont à l’origine de cette guerre, à l’OTAN qui
intègre l’UE, une problématique différente de dimension mondiale compte tenu
des enjeux globaux, symboliques et politiques.
Enjeu territorial d’un côté, de statut de grande puissance animateur
du club des émergents de l’autre. Deux enjeux motivants pour les combattants
sur le terrain, mais très différents.
La solution raisonnable et équilibré de ce conflit résidait
dans une fédération/confédération très décentralisée. Les USA n’ont pas voulu
de cette solution, et leurs obligés Hollande/Merkel ont agi en conséquence.
Mais ce sont les USA, les maîtres, qui en récoltent les bénéfices, et leurs
vassaux européens (et surtout ukrainiens) qui en payent les frais.
Il reste à espérer que l’UE ne paiera pas encore plus cher
sa vassalisation, son inexistence géopolitique. Le risque est là.