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Commentaire de SPQR-audacieux complotiste-Monde de menteurs

sur François Bayrou, le boomer qui s'ignore


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| Emmanuel Macron a réuni à l’Élysée les chefs du “socle commun” :
Bayrou, Philippe, Attal et Retailleau.
Il leur a rappelé leur « devoir » et les a exhortés à travailler avec les socialistes, LIOT et d’autres forces.

https://regisdecastelnau.substack.com/p/la-trahison-adn-du-parti-socialiste

En France, le concept de clivage gauche/droite ne raconte plus grand-chose sur la réalité des forces politiques qui composent la bouillie dont le Parlement issu des législatives de 2022 puis de 2024 donnes une excellente image. Par rapport à ce que l’on entendait historiquement par gauche et droite, comment peut-on oser prétendre par exemple que Yannick Jadot candidat « vert » à l’élection présidentielle et de « gauche ». Toutes ses positions nationales sont celles du capitalisme oligarchique, quand celles du plan international sont alignées au millimètre sur les plus extrêmes des néoconservateurs impérialistes américains. Et que dire du parti socialiste, fourier de l’installation de l’emprise du pire néolibéralisme sur notre pays ?

Force est cependant de constater que ce clivage à la vie dure. C’est celui qui a permis l’escroquerie des législatives de 2024 avec l’invention d’un « Nouveau Front Populaire » présenté comme un barrage au retour des heures sombres. Et a permis à Macron d’éviter l’abîme, et forcé la droite à la surenchère en débordant le rassemblement national sur sa droite, mais surtout au Parti Socialiste requinqué par le choix absurde de Mélenchon, de trahir dans la demi-heure. C’était prévisible, ledit Mélenchon ancien ministre socialiste connaît son histoire et qui sont ses (anciens ?) camarades.

Cette imposture de faire du PS un parti de gauche et une tragédie pour le mouvement ouvrier français, une des causes qu’il a amenées à la déchéance qu’il connaît aujourd’hui. Un petit tour par l’histoire de cette organisation s’impose pour mesurer à quel point la trahison des intérêts des couches populaires et le ralliement systématique à la bourgeoisie et aux intérêts dominants font partie de son ADN politique.

Il ne sera pas question ici d’une approche scientifique ou objective, mais plutôt d’une description de la façon dont le Parti socialiste a utilisé le concept de « parti de gauche  » depuis maintenant un siècle. En tentant d’identifier un certain nombre de constantes et notamment les contradictions systématiques entre le discours revendiquant une appartenance à la partie gauche du spectre politique, pour systématiquement lui tourner le dos une fois parvenu au pouvoir politique.

Congrès de Tours : les raisons d’une scission

Le parti socialiste dont il sera question est celui né de la scission du congrès de Tours en décembre 1920, qui gardera le nom de SFIO (Section Française de l’Internationale Ouvrière) jusqu’en 1972 où il prendra le nom de « Parti socialiste » au congrès d’Épinay.

La SFIO sera créée en 1905 sous l’impulsion de Jean Jaurès par la fusion de cinq partis du mouvement ouvrier. Ce sera surtout un parti d’élus qui choisira le 2 août 1914 au lendemain de l’assassinat de Jaurès, la voie de « l’Union sacrée » en rentrant au gouvernement et en votant les crédits de guerre. Très minoritaire au départ, l’opposition à cette stratégie ne cessera de grandir durant le conflit, de 20 majoritaire après l’armistice. C’est dans ces conditions que va se dérouler en décembre 1920 le fameux congrès de Tours qui va voir une majorité écrasante se prononcer pour l’adhésion à la troisième internationale créée par les bolcheviques après la révolution d’Octobre. On présente toujours ce congrès comme une adhésion au modèle bolchevique pour le passage socialisme, ce n’est pas la réalité. C’est bien l’affrontement entre deux lignes politiques nationales qui s’y est déroulé, les tenants de la IIIe internationale voulaient d’abord et avant tout prendre le pouvoir sur l’organisation au détriment de ceux qui étaient considérés comme complices de la catastrophe avec la stratégie « d’Union sacrée ». De façon significative, le parti ne deviendra « communiste » qu’en 1924 et les dirigeants à l’origine de l’adhésion finirent par être tous épurés pendant les années 20 qui vient la mise en œuvre de la «  bolchevisation » menée en parallèle de la mainmise de Staline sur le parti soviétique et l’internationale communiste. Léon Blum fut le minoritaire qui acta la scission et la création du nouveau parti socialiste. Qui termina son admirable discours par les phrases suivantes  : « Nous sommes convaincus, jusqu’au fond de nous-mêmes, que, pendant que vous irez courir l’aventure, il faut que quelqu’un reste garder la vieille maison. Nous sommes convaincus qu’en ce moment, il y a une question plus pressante que de savoir si le socialisme sera uni ou ne le sera pas. C’est la question de savoir si le socialisme sera, ou s’il ne sera pas. » Cent ans plus tard, le parti socialiste ayant rejoint le parti communiste dans l’effondrement, force est de constater le double échec. D’aucuns diront qu’il trouve sa source dans le fait que le PCF était « plus à l’est qu’à gauche », et que le PS quant à lui a toujours évité d’être réellement de gauche.

Prendre le pouvoir ou l’exercer ?

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