@C’est Nabum
Bonjour,
« Un spécialiste de la communication, un être dans le vent et fervent défenseur d’une langue qui ne se referme pas sur elle-même, se réjouit de l’apport de tous ces termes anglophones »
Heu, il n’y a pas que l’anglais, il y a aussi un peu d’au delà de la Méditerranée dans certaines zones géographiques. Bref, je ne peut qu’être foncièrement d’accord avec vous à propos de ce phénomène.
Notre langue s’enrichie d’après ces « spécialistes » alors qu’en fait à mon sens, elle s’appauvrie en même temps par le non emploi de mots existant désignant la même chose, vraisemblablement dû à une sorte « d’effet de mode » et une déficience (organisée) de vocabulaire générationnelle.
Il y a déjà eu un article à ce sujet sur ce forum, ou j’avais écrit que le nombre de mots en Français nécessaire à une communication verbale se réduisait comme une peau de chagrin.
« La monté spectaculaire de la violence est du reste la preuve que quand les mots finissent par manquer, le passage à l’acte s’impose »
Il me semble, hier quand deux néandertaliens se croisait dans nos douces campagnes, ils se tapaient dessus à coups de massues car ne se comprenant pas, aujourd’hui l’objet est remplacé par le couteau...
« Parcourez une ville, regardez attentivement toutes les enseignes »
Oui, mais ceci n’est que la face immergée de l’iceberg, parcourez les « réseaux sociaux », discipline que je m’inflige parfois afin de découvrir comment vivent une partie de mes semblables, histoire de ne pas être « ignare » et il y a de quoi être inquiet, pour qui ne je sais pas, mais en tout cas, il m’est arrivé plusieurs fois de ne rien comprendre des échanges.
L’anglais est une langue merveilleuse en soit, l’ayant pratiqué dans le monde de l’informatique, ainsi que pour certains contrats, elle l’avantage d’être d’une simplicité assez stupéfiante aussi. Si dans le monde informatique, elle me parait logique au vu des langages de conceptions dans les contrats elle l’est un peu plus par une sorte de « binarité » plus simple pour l’avoir pratiqué, mettant à bas les questionnements ou interprétations possibles tels que « Qu’est ce que cela sous-entend ? », « Oui mais si ? ». Un peu à l’image de nos Lois et Textes. Aujourd’hui force est de constater que le « Globish » concept assez récent prend le pas.
Bref, j’oserai dire que l’anglais c’est noir ou blanc (malgré de très grandes astuces et qu’elle possède plus de mots), la langue Française pareille, mais avec cinquante nuances de gris en plus.... Il est vrai aussi qu’en plus du vocabulaire, les temps de conjugaison sont à mon sens un peu trop nombreux.
Cet aparté terminé, je suis comme vous (je pense) assez scandalisé par les élucubrations de ces « spécialistes » qui lorsqu’ils s’expriment, le font dans un Français parfait et assez lettré.
Apanage des « élites » ?
N’est il pas ridicule, dans certaines « Pub » qu’un mot anglais soit employé et qu’en minuscule en bas de la dite « pub » apparaisse la traduction....
A mon avis, sous le couvert d’un « enrichissement » linguistique se dissimule une sorte de déconstruction de l’existant ou un pseudo asservissement pour quelle raison ? Je ne sais pas.
La langue est un vecteur incroyable de propagation d’idées et autres, nous pouvons le constater de part le monde, lorsque des Nations parlent une langue qui n’a jamais été la leur.
Notre Pays est-il plus frappé que d’autres en Europe ? D’un coté vu la déliquescence de ce dernier, cela tient du possible ou probable.
Actuellement la langue la plus parlée dans le monde est l’anglais, bientôt détrônée par le Mandarin, talonné par l’Indi.. Le Français descendant doucement dans le tableau, mais ce n’est pas pour cela qu’il faut l’abandonner, mais de là à « l’angliciser » comme actuellement est assez nocif je vous l’accorde.